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Je voulais les débuts de la vie avec les mots le début des mots dans ma vie j'avais vingt ans je voulais écrire le plus beau des poèmes. Rimbaud avait déjà fait le boulot. Alors j'ai fracassé la vie. Je voulais le jus. Le jus divin. Celui qui donne des ailes aux mots. Jamais découragé. C'est trop beau les mots. C'est trop fou. Les années ont passé. J'ai vécu l'attente du génie. Jamais venu. Juste une fleur a poussé en moi. J'ai pris la fleur et voilà tout. Il y avait tellement de monde en moi, d'humain croi (...)
C'est beau une ville la nuit n'est pas à proprement parler un roman autobiographique ni une simple biographie d'acteur, mais bien plutôt l'écriture d'une errance et d'une quête. «Une balade, l'oeil et l'esprit grands ouverts au vif de la ville et au droit de la vie, une route de douleurs, de joies et finalement d'espérances.»
Ce livre est un fragment d'itinéraire de l'homme Bohringer avant même que les écrans renvoient cette image d'une «gueule» de cinéma et que celle-ci s'impose par la forte présence d'un (...)
Carnet du Sénégal
Virginie Broquet - texte de Richard Bohringer
Je marche nu sur la terre. De Saint-louis à Bamako, de Lomé à Ouaga. L'Afrique me prend dans ses bras. Je la sens, je la hume, la renifle, comme la vie.
LE LIVRE : «Je marche nu sur la terre. De Saint-Louis à Bamako, de Lomé à Ouaga. L'Afrique me prend dans ses bras. Je la sens, je la hume, la renifle, comme la vie, comme la mort. Il y aura sur la route des villages de chaque côté, un grand arbre dans l'air brûlant. C'est le soir, tout (...)
«L'ultime conviction du désir. Je finirai ce livre. Malgré tout. Les mots sont sacrés et sans innocence. Ils appellent le destin de ceux ou celles qui les tracent. La vie sera toujours comme un grand amour inachevé. Une douleur intense de la perdre comme l'odeur de la femme aimée. Mais toi, aime-la cette vie. Casse-lui la gueule. Bouleverse-toi d'elle. Elle te donnera des ailes. Et tu voleras comme le cormoran argenté. Je voulais mes enfants que vous le sachiez. La vie est mon histoire d'amour passion. J'ai (...)
«Je suis arrivé là devant l'hôpital posé à quai comme un cargo la nuit. Ses lumières immobiles sous la pluie. J'étais un tout petit homme venu chercher un peu de douceur au milieu de la douleur. Planté là sous le néon, dégoulinant de l'averse. Le vent frissonne sur les flaques.
Quelqu'un marche vite. Un taxi ferme sa lumière. J'y suis.
J'ai demandé au toubib, perdu au milieu des perfus, des chariots, des solitaires sans un son, et puis d'autres qui en ont marre.
On sait plus si c'est de la vie.
J'ai d (...)