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Pierre Sermondade écrit tous les soirs, après le travail, dans un gros cahier à tranches rouges. Son histoire s'intitule Une jeunesse, c'est la sienne. Encouragé par un collègue, il décide d'écrire à Louis Ancelme, le grand écrivain, pour solliciter une entrevue. C'est alors l'attente, les jours comptés, guettant le facteur. Puis le grand bonheur de recevoir une lettre de celui qu'il admire. Son cahier sous le bras, Pierre Sermondade, tremblant et gonflé d'espoir, part à sa rencontre...
Eugène Dabit n'a (...)
Eugène Dabit, La Zone verte, première publication aux Éditions Gallimard, 1935.
Leguen, «peintre en lettres» au chômage, traîne au hasard dans la grande banlieue, «zone verte que Paris ronge lentement». Près de Pontoise, il loge à l'auberge du Mont-Rouge, où on l'embauche pour la repeindre. Les clients sont des camionneurs, des terrassiers qui travaillent à la construction de nouveaux lotissements. Leguen esquisse une idylle avec Marthe, la femme du propriétaire du Mont-Rouge, avant de repartir brusquem (...)
«Durant les quatre mois que je passerai à Menorca, je me suis proposé d'écrire "Étrangères". Il y a trois ans que je porte en moi l'idée de ce livre. Choisir toutes les figures d'étrangers et d'étrangères que j'ai rencontrées. Plus que jamais le sujet me semble "actuel". Tous ceux et celles, qui sont chassés de leur pays, ou ne peuvent y vivre. Les traqués. Et alors, comment construire sa vie ? Simplement : comment vivre ?
C'est donc là un des sujets. Mais le sujet principal étant l'amour. Oui, l'amour. Et (...)
" Je pense qu'un écrivain doit dégager le sens de toutes les rencontres et des documents que le hasard lui apporte." Ce recueil de nouvelles, publiées quelques mois avant la mort d'Eugène Dabit en 1936, est une série de portraits de gens simples tels qu'il les aime.
On y retrouve l'étonnante verve narrative de L'Hôtel du Nord, le livre qui fit son succès. Il ajoute aussi quelques pages très personnelles sur sa jeunesse en 14-18. Train de Vies est suivi de " Velázquez ", seconde partie de son essai consacré (...)
En 1929, alors qu'il s'apprêtait à donner L'Hôtel du Nord à Robert Denoël, roman qui devait lui apporter la notoriété et le premier Prix populiste, Dabit, sur les conseils de Roger Martin du Gard, a écrit plusieurs récits et nouvelles, parmi lesquels Yvonne, un long récit resté inédit.
C'est l'histoire d'une jeune fleuriste qui aime un peintre, dont elle devient le modèle. Comme il s'éloigne bientôt d'elle, elle veut devenir peintre à son tour.
Des histoires comme celle-là, il devait y en avoir beaucoup (...)