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Dans «l'inachevé du monde», à ce rang singulier où nous laisse la mort de ceux qui nous précèdent en elle, dans une lucidité étrangère à la complaisance autant qu'à l'amertume mais qui, au contraire, «devant ce rien où s'achève le vivre» et où «il [ne] reste [que] l'os et la nuit», trouve à aimer encore, à aimer mieux peut-être, Paul Farellier nous offre une parole d'une grande intensité et d'une rare délicatesse, celle de ceux qui ont su maintenir vive en eux l'attention au plus ténu et au plus silencieux. (...)
Si vous avez l'air de grands cochons devant l'aube ; si vous brûlez au graal affolé du soleil ; si encore vous rêvez à la poésie comme à la force des écluses ou si vous êtes toujours en pourparlers avec la parole... si vous vous sentez éternel parce que vous répétez la disparition, c'est que vous acceptez d'être du petit nombre de ceux qui ne sont pas élus, car vous vous détenez vous-même.
«Souriez, vous êtes vus», prévient l'auteur. Sardonique et savoureuse, la poésie de D-L Colaux est comme le shampoing (...)
Ce livre est né avant tout d'une rencontre du temps qui passe et qui malmène, des mouvements qui nous agitent, de l'amitié, de la douceur et du vin, de l'amour, de la famille et de cette joie enfin, qui nous reste... pour finir ou pour commencer.
Emeric de MONTEYNARD est né en 1956. S'il vit et travaille à Paris, c'est face à la mer, en Normandie, qu'il se ressource, qu'il assemble ses mots, un par un, à haute voix, pour que ceux-ci sonnent ce qu'ils disent, pour aller au coeur des choses «avec un ton e (...)
On retrouve dans Offertoire rouge l'écriture baroque de Pierre Tréfois, où la plus haute fantaisie se combine à l'extrême gravité, la tendresse aux sarcasmes. Celui qui aime conjuguer «être, revenir et s'effacer à l'impératif ironique» ou «conserver avec les coelacanthes sur le Credo quia absurdum des fossiles» est un des grands poètes de ce temps, une voix qui se projette dans le risque du futur sur la base aérienne de Marc-Antoine Charpentier, de Jérôme Bosch, de Scève ou de Schnittke. Prose et vers broui (...)