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Paul Fournel, président de l'Oulipo a encore frappé. Dans un court texte non dénué d'humour et de sensibilité, Robert Dubois, vieil éditeur germanopratin fait face à une évolution majeure de son métier, la liseuse. Est-ce vraiment une mauvaise chose ? Lisez bien la dernière page, la contrainte oulipienne y est révélée !
Un écrivain raté est en charge par son "éditeur" d'en retrouver un autre, un certain Juan Perez auteur d'un remarquable manuscrit. Au cours de son enquête, il traversera des villes comme Miserias, Disgracias, Penurias, croisera la route de la prostituée du village... Une intrigue des plus fantaisistes pour un roman jubilatoire, bourré d'humour !
Un premier roman où l'auteur n'utilise pas la première personne, ça fait du bien !
Récit d'une journée type d'une prostituée alternant entre ses clients solitaires et sa petite vie étriquée. Des portraits sensibles et attachants non dépourvus d'un peu de tendresse au coeur de ces petites gens.
Après le désormais culte "Fuck America" et le grotesque "Le nazi et le barbier", la publication de son premier roman "Nuit" déconcertera certainement les aficionados d'Hilsenrath. Il dresse une magnifique fresque réaliste de la survie dans un ghetto ukrainien durant la seconde guerre mondiale.
Petit extrait :
"- Nous envions les morts... et pourtant, quand sonne l'heure, personne ne veut mourir. Pourquoi tenons-nous tant à la vie ?
- Parce que nous n'avons pas perdu tout espoir."
Sans foi, ni loi l'homme effectue un retour à l'état sauvage et nous lecteurs, un voyage dans l'effroi.
"Monsieur le président, c'est presque l'agonie, J'ose à peine vous dire mais nous sommes faillis.
Nous sommes à la rue,
Nous avons tout perdu..."
Comédie sous forme d'alexandrin autour de la crise financière mondiale. Un projet ambitieux, relevé avec brio par un économiste engagé, Frédéric Lordon. Cette farce sinistre et ironique convient tous les acteurs de la débâcle, du président de la république au gouverneur de la banque centrale. Un exercice de style jubilatoire qui dresse un portrait ravageur de l'économie. On a hâte de le voir sur les planches !
Jacqueline Razgonnikoff, historienne du théâtre a rassemblé dans cette anthologie de nombreux courts textes d'artistes, cinéastes, journalistes souhaitant comprendre cet art si particulier de la critique. Du XVIème siècle à nos jours, de Voltaire à Raymond Devos, nous tenterons de savoir pourquoi d'après Claude Debussy, «Les critiques ont le droit de juger en une heure l'effort, le labeur, la gestation de plusieurs années.» L'intérêt de ce livre réside également dans la qualité de l'objet, la première mise en bouche est bien sûr la couverture représentant une lithographie de Daumier «La ballade du critique influent». Le florilège de textes, fruit d'un long travail de documentation, est valorisé par une belle mise en page, on se délectera d'une sélection de citations d'auteurs à propos de la critique dans les dernières pages du recueil. Vous l'aurez compris, ceci n'est pas un livre de la pensée unique !
Une citation parmi tant d'autres, représentative de cette anthologie : «Critiquer, soit, mais dire pourquoi.» Mathieu Galey
Berlin, début des années 90, villes de toutes les possibles. Rafael Horzon participe activement à l'explosion culturelle de la capitale allemande en multipliant les projets sensationnels. A travers ses projets tous plus fous les uns que les autres, il attire la sympathie grâce à un sens aigu de l'autodérision.
"Je lui fis part de mon projet de devenir la figure intellectuelle la plus importante du XXIème siècle. Il parut drôlement impressionné."
Jubilatoire !
Le "petit Lobbi" quitte son Islande natale, sans rien connaître du monde qui l'entoure. Sa passion des roses et plus particulièrement de la rosa candida le conduira jusque dans un monastère d'un pays lointain. Peu importe qu'il ait une petite fille, que son frère soit autiste et que sa mère soit décédée : sa candeur et sa simplicité lui permettront de surmonter les épreuves de son périple. "Sa chère mère" aurait été particulièrement fière de son fils !
Sa rencontre au monastère avec un moine cinéphile, amateur de bon vin est particulièrement savoureuse. Cultiver des roses deviendra tendance grâce à ce roman !
Un véritable conteur que ce monsieur Brecht ! Dans son univers absurde et violent, on n'accepte aucune anomalie.
"Une femme trop grosse qui voulait perdre du poids se présenta chez son médecin et lui dit :
"Coupez-moi une jambe !"
Teintées d'humour noir, les saynètes dépeignent des personnages loufoques avec une touche d'ironie bienvenue.
Victime de son succès, encerclé de spectateurs, il aura bien du mal à sortir de la salle inauguralement vide.
Le titre est explicite. Max, petit comptable dans une société attend le retour d'Afghanistan de son frère Jerry. Vingt ans qu'ils ne se sont pas vus, objectif : enlever la fille du patron de Max. Des divergences de points de vue et des secrets de famille vont apparaître progressivement entre eux.
Un court thriller haletant, qui ne laisse pas une seconde de répit aux lecteurs. Le style vif et nerveux de Ravey convient particulièrement bien à l'action du récit.
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