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Les coups de cœur de Danielle Deloche de la librairie DELOCHE à MONTAUBAN, France


Ce roman d'aventures et d'espionnage se présente comme le 5ème tome des mémoires d'un personnage étonnant et, avouons-le, séduisant.
Feivel est né en 1890 dans la seule famille juive d'un village polonais. Autant dire qu'il prend vite l'habitude de lutter contre l'adversité. Heureusement, il est courageux, intelligent, cultivé et de robuste constitution. A 15 ans, il sauve une gamine de sa classe d'un viol collectif puis abat un officier qui tenait des propos antisémites. Obligé de fuir, il est embauché comme videur dans un bordel, début d'une relation fructueuse avec le syndicat du crime. Très vite, il en grimpe les échelons et se retrouve à la tête d'un gang de trafiquant de drogues à Hambourg, Marseille puis la Chine où ses affaires prospèrent.
Mais en 1941, angoissé par le sort de sa famille, prisonnière du ghetto de Varsovie, il décide de rentrer au pays. C'est ici que commencent véritablement les Carnets du Ghetto.
Intrépide et généreux, accompagné de deux de ses fidèles lieutenants, Walter, l'ancien boxeur Juif Allemand et Meiling, la ravissante et impitoyable Chinoise, il se jette délibérément dans la gueule du loup. Grâce à son argent, à ses relations mafieuses, à son habileté, il va se sortir de mille situations périlleuses, dans ce lieu maudit en plein coeur de la folie humaine. Il va aussi rencontrer l'amour avec la jeune Maria.
Cette histoire, bourrée de détails véridiques est d'un rythme haletant, endiablé. Les aventures s'enchainent au point que l'on ne peut lâcher le livre.
L'auteur, Philippe Smolarski, historien et archéologue est un éminent spécialiste de l'art asiatique. Espérons qu'entre deux expositions des Trésors de Taijin, il nous livrera la suite des mémoires de Feivel le Chinois.


  • Le choix des libraires : 7 années de bonheur (2 choix) - Etgar Keret - Ed. de l'Olivier, Paris, France - 07/06/2014

J'ai passé des heures délicieuses en compagnie du dernier livre d'Etgar Keret, «7 années de bonheur», une sorte de journal intime, de collection d'anecdotes racontées avec malice et sensibilité. Ces 7 années, ce sont celles qui séparent la naissance de son fils de la mort de son père. Un bonheur précaire donc ; et côté précarité, Etgar Keret en connaît un bout. Il est issu de familles juives décimées par l'holocauste et il vit en Israël, un pays où à tout moment une bombe peut exploser dans votre cuisine : alors, pourquoi faire la vaisselle ? Il arrive souvent qu'au détour d'une mésaventure sans gravité surgisse le dérangeant, l'inattendu. C'est par l'humour et le paradoxe que Keret combat l'angoisse et la culpabilité.
Je pourrais vous citer l'une de ses nombreuses histoires avec les chauffeurs de taxi, par exemple celle où il en invite un chez lui pour satisfaire un besoin pressant et c'est juste le moment où sa femme sort de la salle de bain toute nue ?toute nue et furieuse.
Ou la fois où il est convoqué par la directrice d'école parce que son manipulateur de fils se fait gaver de sucreries par la cuisinière. «Au moins, tu partages avec les copains ? «lui demande-t-il le soir. «Non, rétorque le fils, c'est interdit de donner des sucreries aux enfants !» «Et toi, alors ?» «Oh moi, c'est pas pareil : je suis un chat !» Et d'imaginer tel homme politique pris la main dans le sac et se défendant en disant «Mais moi, je suis un chat, miau !» Ou celle de l'alerte sur le chemin de la plage : on se met dans un trou et on joue au sandwich, maman dessous, le petit au milieu, papa dessus arque-bouté pour ne pas écraser les siens. Vraiment, on s'amuse bien et on en redemande comme le petit Lev !


  • Le choix des libraires : Dieu me déteste (6 choix) - Hollis Seamon - La Belle colère, Paris - 07/06/2014

Dieu me déteste, DMD, c'est le nom que Richard Casey, gamin de 17 ans, a donné à sa maladie, avec l'humour et la rage qui le caractérisent.
Depuis 6 ans, on se bat contre son cancer à coup de chimio, rayons et ablations d'organes divers, mais maintenant c'est fini : dans l'unité de soins palliatifs, on ne fait pas dans l'acharnement thérapeutique. Celui qui s'y trouve, c'est qu'il n'en a plus pour longtemps.
Richard, pourtant, il est comme tous les ados, il rêve de faire la fête, de tomber amoureux, de vivre des aventures...
Et bien, malgré son état, il va lui en arriver de belles, entre le 30 octobre et le 8 novembre.
Pour commencer, son oncle, le farfelu de la famille, va l'aider à s'évader la nuit d'Halloween et le fait parader sur son fauteuil roulant, déguisé en prince, jusque dans les quartiers chauds. Bagarres et sexe au menu !
Mais la grande affaire, c'est son histoire avec la jolie fille de la chambre 302 qui ne veut pas mourir sans avoir fait l'amour. Que d'embûches pour nos Roméo et Juliette et notamment un père fou de douleur ! Richard et lui finiront par se réconcilier au cours d'une nuit de poker à l'enjeu surprenant...
Ce magnifique roman, vibrant de bravoure et de panache est l'oeuvre d'une maman qui a accompagné son fils dans les chambres d'hôpitaux. Il inaugure une nouveau Label, La Belle Colère, des romans sur l'adolescence destinés apparemment aux adultes, mais plus si affinités. Elle est coéditée par Anne Carrière et Monsieur Toussaint Louverture, un mariage étonnant et réussi entre deux éditeurs fort différents.


Quelle malédiction que de naître dans une famille de prolos du Nord de la France ! On quitte vite l'école pour l'usine et pour se marier parce que la fille est enceinte. On boit dru, on cause dru, on cogne dru - sur les copains, sa femme, ses enfants -, on maudit les bourgeois, les arabes, les pédés, on s'use prématurément et s'ensuit le chômage avec 700 € d'allocations pour 7 bouches à nourrir.
Et bien, il y a pire malédiction : naître «pédé» justement, dans ce milieu qui met au pinacle la virilité au point que même «les filles ont des couilles au cul», que toute marque de tendresse, tout signe de sensibilité est banni.
Voilà ce qui est arrivé au héros de ce livre, Eddy Bellegueule, qui dès la petite enfance fait des manières et préfère au foot les poupées de sa soeur. La honte de la famille ! Et un lot quotidien d'humiliations et de souffrances pour l'enfant puis l'adolescent qui tente sans succès de ressembler aux copains. Jusqu'à son évasion : une bourse pour continuer ses études comme pensionnaire dans la grande ville.
Eddy Bellegueule, c'est l'auteur lui-même qui pour en finir avec son passé se nomme maintenant Édouard Louis, étudiant de 21 ans à l'Ecole Nationale Supérieure, jeune prodige qui a déjà publié un livre sur Bourdieu l'an passé aux PUF.
On est sidéré par ce témoignage, par sa puissance et sa maturité. Il mêle émotion et intelligence, souvenirs et mise en perspective sociologique, sans ressentiment ni auto-compassion.

Le coup de poing de cette rentrée littéraire !


  • Le choix des libraires : Buvard (4 choix) - Julia Kerninon - Rouergue, Arles, France - 07/02/2014

Pour commencer, un avertissement : ce livre est une imposture ! Le sous-titre prétend qu'il s'agit de la biographie de Caroline N. Spacek, écrivain soi-disant célèbre et pourtant inconnue. Le narrateur est censé être un étudiant, or le livre est signé Julia Kerninon, ce qui n'est pas, vous en conviendrez, un prénom masculin.
Alors de quoi s'agit-il en fait ? D'un roman sur la création littéraire, des hasards qui y conduisent, des addictions et des souffrances qu'elle suscite. Ce qu'est la vie d'un écrivain, en somme.
Il raconte comment une gamine issue d'un milieu inculte et misérable, serveuse de bar va, grâce à une rencontre, devenir romancière talentueuse. Un poète de passage dans ce bistrot lui propose un emploi de secrétaire, il l'amène à Paris, l'oblige à apprendre le dictionnaire et en peu de temps, l'assistante dépasse le maître, trouve la formulation juste sur laquelle il bute. Jaloux, il la renvoie sur sa côte anglaise et son boulot de serveuse. Mais, elle a attrapé le virus... et quelques mois après son recueil de nouvelles reçoit les éloges de la critique, début d'une carrière à succès et d'une vie affective tourmentée. La passion des mots est dévorante et exclusive.
Lorsque Julian la rencontre, elle vit recluse dans son domaine, refusant tout contact avec la société. Pourtant, le timide et maladroit jeune homme va passer 9 semaines à ses côtés, à l'écouter raconter sa vie... avant, qu'à son tour, elle le rejette.
Dans le récit de ce huis clos entre deux personnes cabossées par la vie, récit étincelant de fluidité et de métaphores, les plus belles pages concernent la fièvre de la création littéraire.

Extrait (p 72) :
Je cherchais mon chemin dans la neige et le silence et je tapais avec une seule main parce que l'autre tenait la cigarette. J'avançais dans mes propres livres comme avec une lampe torche dans le noir, éclairant l'espace petit à petit, devinant lentement ce dans quoi je m'engageais. Chaque mot posé me donnait une idée plus précise du livre qui s'annonçait, un élément de réponse sur la destination vers laquelle, doucement, comme perdue, comme légèrement saoule dans l'eau noire et dense d'un fleuve la nuit, poissée dans mes vêtements, nageant, nageant sans cesse et en tenant la lampe entre mes dents, pour ne pas me noyer dans la liquidité des phrases.


  • Le choix des libraires : Aimer fatigue (2 choix) - Philippe Fusaro - Ed. de l'Olivier, Paris, France - 01/02/2014

Voici un épisode de la vie de Tennessee Williams ou plutôt de son avatar littéraire, Memphis. C'est ainsi que l'a baptisé Philippe Fusaro, qui a déjà publié 2 autres romans à la Fosse aux Ours, un ancien libraire, je le souligne au passage...
L'histoire se passe le temps d'un été et d'un automne à Tanger, autour d'un trio : le célèbre écrivain Memphis noie méthodiquement dans l'alcool et les barbituriques la douleur de la perte de son amour et de sa panne d'inspiration. Il se lit d'une amitié improbable avec un drôle de type, La Spia, espion à la petite semaine, amant d'une starlette de péplums, la jolie et ambitieuse Lulù. Ils se retrouvent à 2 ou à 3, le plus souvent la nuit, déambulant d'un bar à un autre, d'une piscine à la plage, d'une chambre d'hôtel à celle d'un palace, dans ce Tanger mythique, qui a inspiré Paul Bowles et la Beat Génération.
Ce roman d'atmosphère est truffé de clichés, autant d'hommages mélancoliques à la littérature et au cinéma des années 50 à 70 : Tanger, le luxe, la femme fatale, l'espion, l'écrivain solitaire et alcoolique. Pour autant, il s'agit d'une oeuvre originale, aux charmes subtils, qui nous entraîne sournoisement dans une superbe ivresse, où le rêve investit la réalité, où l'effroi du désespoir est combattu par une amitié ambiguë.
A lire la nuit, un verre de rhum-coco ou une coupe de champagne glacée à portée de main.


  • Le choix des libraires : Réparer les vivants (6 choix) - Maylis de Kerangal - Verticales-Phase deux, Paris, France - 01/02/2014

En 2010, Maylis de Kerangal, avait publié Naissance d'un pont aux mêmes éditions Verticales, qui avait reçu le Prix Médicis. Ce court mais dense roman, édité depuis en Folio, raconte l'épopée de la construction d'un pont et la vie d'hommes et de femmes qui agissent pour ou autour de cette oeuvre en cours de réalisation.
Une chanson de gestes sur des métiers, voilà qui est singulier !
Elle nous revient avec une autre aventure toute aussi originale, celle d'un coeur qui change de corps en moins de 24 heures. Le matin, il bat dans la poitrine d'un tout jeune homme, victime d'un accident de la route et le soir dans celle d'une femme de 50 ans qui n'osait plus y croire. Les héros du livre vont être à tour de rôle, le jeune homme, ses parents -confrontés à la décision urgente et terrible du don d'organes - et les divers personnels médicaux impliqués dans cette course contre la montre humaine et inhumaine à la fois.
Avec précision et bienveillance, passant du microscope à la longue vue, du registre scientifique à celui du poétique, de la méditation à l'accélération panique, Maylis de Kerangal fait battre... nos coeurs avec son Réparer les Vivants !


  • Le choix des libraires : Les évaporés (5 choix) - Thomas B. Reverdy - Flammarion, Paris, France - 21/09/2013

Au Japon, lorsque quelqu'un disparait, il est qualifié d' «évaporé», la famille déshonorée n'en parle pas, la police ne le recherche pas.

Un privé américain, poète et paumé est embauché par la belle japonaise dont il est toujours amoureux pour retrouver son père : un roman noir dans la pure tradition.

Mais c'est aussi un reportage sur le Japon d'aujourd'hui, celui de la crise économique, du tsunami, de Fukushima et sur le Japon ancestral avec ses codes moraux et sociaux et ses puissants yakuzas.

C'est surtout un vagabondage tendre, drôle et poétique dans l'apocalypse où l'on comprend que l'art de l'esquive représente un mode d'existence tout autant qu'un style d'écriture...


  • Le choix des libraires : La table des autres (1 choix) - Michaël Ondaatje - Ed. de l'Olivier, Paris, France - 01/12/2012

Nous sommes conviés à embarquer sur un paquebot avec un gamin de 11 ans qui va du Sri Lanka vers l'Angleterre inconnue pour rejoindre une mère presque inconnue aussi. Un roman d'initiation par excellence, pensez-vous au départ. Oui, mais pas seulement ! Nous explorons le bateau des soutes aux premières classes, commettons quelques espiègleries, et observons insatiablement les passagers et membres d'équipage, tentant de déchiffrer leurs secrets. Alors, le récit se démultiplie en mille histoires : certaines juste ébauchées conservent leur mystère, d'autres débutent avant le voyage ou se prolongent après. Et puis, il y a le passage du canal de Suez avec ses quais fourmillant d'activités étranges. Nous voyageons au rythme ondoyant du récit qui tantôt s'accélère, tantôt se ralentit, dans le sillage rêveur d'évocations allusives et parfois subtilement sensuelles. Tout pétille, vibre et scintille sur le paquebot d'Ondaatje, le magicien-conteur...


  • Le choix des libraires : Rendez-vous au 10 avril (1 choix) - Benoît Séverac - TME, Labège, France - 14/07/2012

La grande guerre est finit depuis 3 ans et les cours ont repris à l'Ecole vétérinaire de Toulouse lorsque l'on découvre le corps sans vie d'un enseignant. Suicide ? L'hypothèse en est rapidement écartée par l'inspecteur. Drôle de bonhomme que cet enquêteur qui boit et se drogue pour supporter ses cauchemars, mal vu par ses collègues et sa hiérarchie. Il fait des excès de zèle alors qu'on lui demande de clore le dossier. Et lui s'acharne à trouver une vérité bien dérangeante. Après tout, il aurait du mourir à la guerre. Alors...
Dans ce policier particulièrement noir, Benoît Séverac confirme de grands talents d'écrivain humaniste. Son précédent roman, «Les Chevelues» avait reçu le Prix littéraire de la ville de Toulouse et rencontré un vaste public.


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