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Valérie Broutin
Très attendu après "Le Coeur cousu" ce nouveau roman de C. Martinez ne m'a pas déçue. Elle y évoque, à la manière d'un récit médiéval, le destin tragique d'Esclarmonde qui fit le choix d'être emmurée dans une cellule plutôt que prisonnière d'un mariage sans amour.
C. Martinez ne tombe à aucun moment dans le mysticisme mais rend au contraire avec force la foi et les doutes de cette femme hors du commun.
Les personnages secondaires sont également très présents et finement analysés.
Le tout donne un roman rayonnant et puissant.
Pour évoquer les relations particulières que l'on entretient avec sa famille et en particulier avec ses grands parents, David Foenkinos fait une fois encore preuve de délicatesse ( !) mais aussi d'une certaine forme d'humour.
Je n'ai pu m'empêcher de voir l'auteur en filigrane derrière ce personnage d'écrivain débutant, amoureux transi et fils ou petit fils parfois maladroit mais tellement attendrissant.
A nouveau un vrai plaisir de lecture.
Quand Mila Vasquez, spécialiste des enlèvements, intègre l'équipe du criminologue Goran Gavila, elle ne se doute pas de ce qui l'attend.
Bien sûr elle sait que 5 petites filles ont déjà disparu et que l'on ne tardera pas à retrouver 5 petits bras gauches dans 5 petites tombes... mais ce qu'elle va découvrir par la suite est au delà de l'imaginable !
Un suspense incroyable : chaque fois que l'on pense toucher au but, l'enquête rebondit pour finir en apothéose dans une ambiance proche du "Silence des agneaux".
Je vous recommande vivement ce polar italien.
S'il n'en faut qu'un ce sera celui là ! "La Délicatesse" sera mon chouchou de la rentrée, et si mon instinct ne me trompe pas je lui promets un beau succès de lecteurs (qui est quand même le meilleur !) C'est un livre qui ne se résume pas, on le découvre vierge, on ne lit pas la 4ème de couverture, on savoure l'aventure (amoureuse...) au fil des pages.
C'est un roman raffiné, fin, subtil, délicieux, sensible en un mot : DELICAT.
Précipitez vous !
Après avoir terminé "D'autres vies que la mienne" d'Emmanuel Carrère, qui m'avait laissé en larmes, j'avais besoin d'un lecture "rafraîchissante".
J'ai trouvé ce que je cherchais dans "L'Amour est à la lettre A" de Paola Calvetti.
L'histoire de cette femme qui, à 50 ans ouvre une librairie consacrée uniquement aux romans d'amour, et qui dans le même temps retrouve son amour de jeunesse et entretient avec lui une correspondance "à l'ancienne" (pas de mails, mais de belles lettres où chacun se raconte), c'est exactement ce qu'il me fallait.
J'en entends déjà qui crieront au roman sentimental (avec tout ce que ça sous-entend) mais les références littéraires qui émaillent la lecture nous rappelle que l'amour à inspiré la plupart des écrivains à travers les siècles, alors payez vous une petite tranche de bonheur et ne boudez pas votre plaisir !
Ce livre est encore une fois la preuve, s'il en manquait une, que la littérature "de jeunesse" produit des petits bijoux à lire toutes générations confondues. Ni roman, ni biographie, il retrace la jeunesse de Bréatrix Potter, célèbre illustratrice anglaise du 19ème.
Ne vous laissez pas impressionner par l'épaisseur de l'ouvrage, il sera dévoré en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, tant le style est enlevé, l'humour constamment présent. Les illustrations de Philippe Dumas décuplent le plaisir.
Fermez les yeux et imaginez : vous vous installez confortablement, peut être devant la cheminée par un après-midi glacial et venteux, vous allez commencer un livre, un polar, en espérant qu'il vous tienne en haleine qu'il soit bien écrit, que les personnages deviennent des amis ou des ennemis à abattre, et là, bingo c'est le cas !
Vous venez sans doute de vous plonger dans "l'ombre de la chute" un roman écrit à deux mains par des australiens.
Le postulat de départ est simple : un malade enlève des enfants et exige en échange de leur libération que leur mère se suicide, délicieux non ?
Vous avez compris je vous le recommande vivement !
Elevés ensemble, deux "frères" vont pourtant voir leurs chemins rapidement bifurquer. Mosley prouve encore une fois qu'aux Etats-Unis, pour réussir, il vaut mieux être riche et blanc que noir et sans ressource, mais que pour être heureux il n'y a pas de recette.
Deux personnages très forts dominent ce roman. Eric à qui la vie sourit mais qui semble marqué par une malédiction et Tommy qui va de galère en galère sans jamais se départir de sa rage de vivre. Autour d'eux une galerie de portraits furtifs et pourtant omniprésents qui font vite partie de votre propre vie.
A ne surtout pas manquer !
Un véritable coup de coeur pour ce roman ou se mêlent philosophie et petit salé au lentilles.
Renée n'est pas celle qu'on croit, elle se conforme à l'image de la concierge vielle, laide et bête, mais elle lit Kant et écoute de la musique classique dans l'arrière cuisine.
Colombe, elle, a 12 ans et ne supporte pas ce monde de faux semblants dans lequel elle vit. Elle a donc décidé de se suicider le jour de ses 13 ans.
Merveilleuse galerie de portraits de ces habitants d'un riche hôtel particulier parisien.
Regard aiguisé, désabusé.
On rit énormément et malgré tout le roman se termine par une forte émotion qui vous laisse les larmes au bord des yeux.
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