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Bienvenue sur Lechoixdeslibraires.com. Lechoixdeslibraires.com vous permet de découvrir, de partager les coups de cœur des libraires. Vous y entendrez également les écrivains raconter leur amour des livres, et des librairies, au micro de Patricia Martin (productrice à France Inter). Vous lirez les « Lettres à mon libraire », rédigées par les auteurs à l’attention de leur libraire. Des comédiens vous proposeront de courtes lectures. Grâce à leur participation active, les éditeurs ont la possibilité de mettre en avant, dans la rubrique "l'espace des éditeurs", les livres de leur choix auprès des libraires de France et de tous les internautes. Nous proposons également un podcast.
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Thomas Thomson, nègre pour un écrivain populaire, est embauché par un avocat pour écrire l'histoire de son client, un gitan accusé du meurtre de ses maîtres. Un récit qui mènera le lecteur de Londres à l'étouffante jungle du Congo, et même au centre de la Terre.... Il n'est pourtant pas ici question d'exotisme : c'est à une réflexion sur l'irréductible étrangeté du rapport à autrui que nous convie Sanchez Piñol. Poursuivant la voie qu'il avait ouverte avec La Peau Froide, l'auteur dresse un portrait lucide de notre humanité, en perpétuelle balance entre l'amour le plus pur et la plus abjecte tyrannie.
L'internaute la connaît et l'utilise depuis quelques années déjà. Difficile, lors d'une recherche sur la toile, d'échapper au renvoi vers les pages de l'encyclopédie collaborative en ligne, dont le projet n'est rien moins que de s'ériger comme la référence ultime en terme de connaissance. Car là où les encyclopédies «papier» sont inévitablement limitées par leur volume et leur coût, Wikipédia a pour elle la puissance du nombre : rédacteurs bénévoles, diffusion mondiale instantanée, stockage virtuel, et - bien sûr - gratuité. Le principe est simple : des anonymes, compétents ou non, rédigent en ligne un ou des articles sur les sujets de leur choix, les textes pouvant par suite être modifiés, corrigés, et même vandalisés, par les autres usagers. On voit rapidement se profiler l'écueil d'un tel procédé, analysé par cinq étudiants de Sciences-Po sous l'égide de Pierre Assouline : comment prétendre fournir une connaissance fiable lorsque les auteurs des articles ne sont pas nécessairement des spécialistes reconnus comme tels, mais des internautes parmi lesquels le bon grain est difficilement séparable de l'ivraie ? Car le problème que pose Wikipédia n'est pas seulement économique - en mettant en crise la pérennité des encyclopédies traditionnelles, mais aussi épistémologique : quel avenir pour la connaissance, si celle-ci prend la forme d'un contenu, certes actualisable en un clic, mais ne pouvant réellement être ni validé, ni invalidé ? Cet essai, que l'on sent animé par l'enthousiasme de ses co-rédacteurs autant que par un souci d'objectivité, soulève quelques lièvres au pays des chevaux de Troie, et invite son lecteur à penser la transmission du savoir sous un jour nouveau.
On pensait avoir tout lu, tout vu, tout écouté, sur le leader du groupe de rock le plus emblématique des ces vingt dernières années. Oh, il restait bien quelques demo tapes et quelques extraits de carnets intimes, exhumés avec parcimonie aux dates anniversaire par l'épouse du défunt - mais ce n'est pas ce qui nous importe. Car ce que nous livre Christophe Paviot, qui a manifestement plus vécu que conceptualisé le rock, est un ouvrage empreint d'une telle hargne qu'il mérite sa place parmi les (bons) livres consacrés à Nirvana. Il ne s'agit pas ici d'un documentaire sur la vie du groupe et de son guitariste/chanteur, mais plutôt d'une fiction réaliste, narrée du point de vue de Kurt Cobain. Là où le vacarme de cette âme poétesse était subtilement renversé par la mise en scène contemplative d'un Gus Van Sant (on se souvient du silencieux Last Days, autre fiction - mais en images - sur feu Cobain), l'écriture de Paviot prend le lecteur à la gorge, le plonge dans la sueur des concerts, les relents de bière et les montées d'héroïne, et ça tâche... Le récit détourne la carrière du groupe ; en se basant sur ce postulat étrange, selon lequel le groupe n'a réussi à signer de contrat pour aucun de ses albums, l'auteur enfonce encore le destin de Cobain dans un espèce de drame subversif, une eschatologie sombre dont on ressort avec les mains tremblantes et l'envie de casser une Fender sur scène.
Merveilleuse surprise que cette nouvelle édition du tout premier roman de Toole. Il faut dire que l'héritage du maître, en dehors de la Conjuration des Imbéciles (qui lui valut le Pulitzer à titre posthume), tient à ce seul opus. Ecrites à l'âge de seize ans, ces pages laissent tout à la fois transpirer une acuité de vision, une douleur sourde, et une joie féroce à l'exercice de la plume.
La bible de néon, c'est cette enseigne suspendue au-dessus de l'église d'une petite ville, dans le Sud des Etats-Unis. David, enfant d'une famille modeste, y grandit, en bute au mépris d'une population dont le pas est réglé sur celui du pasteur, tyrannique et omnipotent. Le jeune garçon ne trouve de refuge qu'auprès de sa tante Mae, ancienne gloire de la danse qui va devenir sa nourrice, son amie et sa confidente. Une série de drames finira par pousser David à quitter la ville...
Evocation poétique de l'enfance, critique du fanatisme religieux, peinture sociale de l'Amérique des années 40, la Bible de Néon est un de ces livres indispensables dont le goût demeure, longtemps après la lecture.
Dans une Vancouver imaginaire, Herb, ancien hacker devenu cyberflic, est sur la trace d'Unica, un étrange groupe d'enfants qui châtie à sa façon les pédophiles du net. Hanté par la disparition de sa propre soeur, Herb va tenter de comprendre les mobiles de ces justiciers, quitte à pactiser lui-même avec les démons qu'il pourchasse, et commettre l'irréparable.
Ecrit au lance-flamme, ce court roman laisse peu de répit au lecteur. Il y a là le punch, la ténacité et la grâce d'un Philip K. Dick ou d'un William Gibson, couplés à une vision de l'avenir proche que n'eut pas reniée la réalisatrice Kathryn Bigelow : même désenchantement et décadence du réel, même emprise du virtuel, même dissolution de l'humain. Le propos est cru - mais jamais gratuitement : sont interrogés ici les pulsions primaires de l'homme, de même que leurs prolongements technologiques. Un roman qui ravira les amateurs de S.F. autant que les aficionados du polar noir.
Lucie Henebelle, partagée entre son travail de flic et son rôle de mère, cavale après un tueur en série qui refait surface mystérieusement. Entre les troubles de mémoire d'une coéquipière de fortune, les énigmes mathématiques d'un maniaque du crime, un club secret de jeunes génies, des victimes scalpées et le motif récurrent de la spirale d'un coquillage, elle va avoir fort à faire pour démêler réalité et souvenirs factices. On pense, pour la part prépondérante qu'occupe l'amnésie dans le livre, à l'excellent film Memento de Christopher Nolan. Un rapprochement qui n'est pas malvenu quand on sait que La Chambre des Morts, grand succès de Thilliez, fait l'objet d'une adaptation au cinéma.
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