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  • Le choix des libraires : La rafale des tambours (1 choix) - Carol Ann Lee - Quai Voltaire, Paris, France - 14/07/2012

1920, le corps du Soldat Inconnu est mis à terre à l'abbaye de Westminster à Londres. La guerre est terminée mais elle n'a pas livré tous ses secrets...

Passionnante saga romanesque, puissante réflexion sur les rouages de la guerre, témoignage historique saisissant, La Rafale des tambours constitue, à n'en pas douter, l'une des oeuvres les plus riches de cette rentrée littéraire. Carol Ann Lee entrecroise avec subtilité le destin de trois personnages, tous impliqués de près dans le terrible quotidien des tranchées : Alex Dyer, le narrateur, correspondant de guerre pour un journal londonien, Ted Eden, son meilleur ami, officier dans l'infanterie, et Clare, la jeune épouse de ce dernier, infirmière affectée dans un hôpital militaire. Les deux hommes sont liés par un sentiment quasi fraternel, jusqu'au jour où Alex et Clare succombent à l'attirance qu'ils éprouvent l'un envers l'autre. A l'horreur de la guerre s'ajoute dès lors le poids du secret, les affres de la trahison, et leur crise de conscience se fond peu à peu dans l'Histoire. Car derrière cette passion tumultueuse, aux allures de tragédie classique, se déroule inexorablement le fil d'un conflit dont l'insoutenable violence imprègne chaque page du roman. La lutte change de visage selon la voix narrative : combattre la censure, combattre les soldats adverses, combattre de désespoir des blessés, mais plus que tout combattre ses propres démons et vaincre sa culpabilité. Car au-delà de sa remarquable rigueur historique, une véritable dimension littéraire émane de ce roman, dont le style impeccable et la dramaturgie soignée, entraînent le lecteur vers un final éblouissant. Carol Ann Lee a su maîtriser son sujet de bout en bout sans jamais succomber aux sirènes du pathos pour nous livrer un premier roman d'une étonnante maturité.


Sur Islay, une île du sud-ouest de l'Ecosse où le whisky coule plus abondamment que le vin de messe, le prêtre catholique Ebenezer Krook passe une nuit avec Mary Guthrie, sa jeune paroisienne. Ce pourrait être le début d'un drame passionnel : il n'en est rien, car aussitôt réunis les deux personnages se séparent. Tandis que Krook, épaulé par un journaliste communiste rencontré fortuitement au comptoir entre deux whiskys, Krook quitte les ordres de manière tonitruante et s'installe à Edimbourg où il démarre sans enthousiasme une carrière de libraire. Mary, de son côté, se lance dans les études universitaires et décide de consacrer ses travaux à un certain Thomas Lockhart de Glenmarkie : écrivain extravagant, traducteur de Rabelais, mort des suites d'une hilarité compulsive en apprenant le retour du roi Charles II sur le trône d'Angleterre. Découragée par le manque d'informations à son sujet, Mary décide d'étoffer son mémoire en rencontrant directement les descendants de Lockhart. Accueillie avec réticence par ces derniers, elle est néanmoins autorisée par le maître des lieux à prendre ses quartiers dans la demeure familiale délabrée pour y mener librement ses recherches. Parmi les archives et les personnages fantasques qui peuplent ces murs, Mary ne tarde pas à découvrir l'existence d'un prodigieux meuble, dont les trente-deux tiroirs scellés par un mécanisme aux innombrables combinaisons sont censés receler le trésor de l'ancêtre facétieux : six diamants d'une valeur inestimable demeurés introuvables à sa mort.

Alors que Mary poursuit sa quête universitaire dans les entrailles du manoir des Glenmarkie, Krook s'immerge progressivement dans son nouvel univers littéraire. Les zones d'ombre de son passé s'entrelacent peu à peu dans les chapitres des grands écrivains, dévoilant page après page le souvenir mal cicatrisé d'un père disparu. Mais en suivant le fil de cette introspection récessive, Krook découvre que son destin est également lié à celui des Glenmarkie.

Quête de soi, recherche des origines, chasse au trésor, Les Maîtres de Glenmarkie entrecroise avec talent les genres et les registres dans une narration polyphonique qui s'avère captivante dès les premières pages. Les personnages somptueusement esquissés, la richesse d'une intrigue dont les multiples rebondissements se teintent parfois d'une coloration policière ou historique, immunisent littéralement le lecteur contre toute forme de déception. On y décèle de surcroît, en palimpseste, un vibrant hommage à la littérature anglo-saxonne dont l'auteur est féru. La silhouette de Dickens, le souffle de Stevenson, l'ombre d'Orwell et de tant d'autres encore, présents ou dissimulés entre les lignes, confèrent à ce roman une résonance littéraire d'une rare finesse. Mais au-delà de son sens inné de l'intertextualité et de sa grande fluidité stylistique, Jean-Pierre Ohl nous offre avant tout une oeuvre particulièrement aboutie, dont la trame narrative parfaitement tissée réjouira les lecteurs les plus avides de sensations romanesques. Avec l'humilité qui le caractérise, il nous invite, l'espace d'un livre, à nous remémorer que la littérature est avant toute chose une affaire de plaisir. En ce sens plus qu'en tout autre, il a parfaitement remporté son pari.


  • Le choix des libraires : Mon vieux et moi (1 choix) - Pierre Gagnon - Autrement, Paris, France - 09/10/2010

Dans la maison de santé où réside sa tante, notre narrateur, fraichement retraité, rencontre Léo, un vieillard paisible de quatre-vingt-dix-neuf ans auquel il se lie au fil des visites. Aussi, le jour où sa parente décède, notre homme décide, tant par désuétude que par amitié, de prendre en charge Léo à son propre domicile. Un bonheur paisible, ici, chez moi, avec celui que j'aimerai comme mon enfant sans avoir à l'éduquer. La voilà ma retraite. Entre les deux hommes se noue jour après jour une étonnante mais sincère complicité, une affection faite de petits rien, forgée au rythme des gestes du quotidien et des rares paroles teintées de pudeur échangées entre eux.

Les mois s'enchainent mais l'harmonie s'estompe.

Léo perd peu à peu ses facultés, le corps fatigue, l'esprit s'embourbe, et la tendresse vacille face à la lourdeur du fardeau...

La désir de partage se mue en accompagnement puis se heurte au malaise de l'impuissance face à un homme qui n'est plus que l'ombre de lui-même. Une crise de conscience s'enracine alors dans l'esprit du narrateur, qui perçoit de surcroit dans le flétrissement de son compagnon, le caractère inéluctable de son propre déclin. Entre tristesse et don de soi, la narration se resserre progressivement autour du crépuscule de ces deux existences.

La brièveté de ce roman n'a d'égale que la subtilité émotionnelle qu'il génère paisiblement, page après page. Avec une rare justesse de ton, oscillant entre humour tendre et cruauté lucide, Pierre Gagnon transcende le simple débat social pour nous livrer une magnifique fable sur l'humanité.


  • Le choix des libraires : Les jardins statuaires (1 choix) - Jacques Abeille - Attila, Le Rayol-Canadel, France - 24/09/2010

Au coeur du maelström éditorial de nos rentrées littéraires se dissimulent parfois d'authentiques chefs d'oeuvres. Tapis dans l'ombre des jacassements médiatiques, ils patientent avec noblesse à la recherche d'une âme soeur. Certains d'entre eux reviennent de loin, ils ont flirté avec l'oubli, fatigués d'espérer cette chimérique rencontre, ils ont failli capituler, ils se pensaient maudits.

Mais même les sortilèges les plus néfastes n'ont eu raison des Jardins statuaires. Manuscrits égarés, incidents de fabrications, incendie d'entrepôts, le somptueux roman de Jacques Abeille aura chèrement gagné sa place sur nos tables, afin de gouter, enfin, au succès qu'il mérite amplement. Rêverie poétique, quête initiatique, roman d'aventure, conte philosophique, ou encore récit de voyage, cette oeuvre magistrale échappe à toute classification, et ce pour le plus grand bonheur d'un lectorat avide de cette littérature de l'imaginaire, dont la force immersive nous transporte avec délectation.

Sur les traces d'un voyageur, le récit nous fait pénétrer dès les premières lignes au coeur d'une étrange et incertaine contrée. Aux pieds des routes larges et austères s'étendent de vastes domaines protégés par des murailles, derrière lesquelles les hommes vivent en communautés, se consacrant exclusivement à la culture des statues. Convié par l'un de ces étranges jardiniers à découvrir les secrets de leur subtil et fascinant travail, le regard de notre homme s'émerveille instantanément. De la germination fragile au déracinement final de ces imprévisibles sculptures, il s'immerge avec délectation dans cet univers où minéral et végétal s'entrelacent harmonieusement dans une même rêverie. Pénétré par sa découverte, le voyageur entame la rédaction d'un ouvrage consacré au savoir faire de ces artistes-botanistes, mais également à leurs nombreuses coutumes, leur complexe organisation sociale ainsi qu'aux nébuleuses légendes qui semblent émailler leur pays. Mais sa plume enthousiaste vacillera bientôt face à la découverte des versants sombres de leur civilisation ?

Récit magnétique aux multiples facettes, l'oeuvre de Jacques Abeille s'offre avant tout comme une expérience romanesque sans précédant, déjouant admirablement tous les artifices narratifs pour se créer une identité propre. Servi par une écriture somptueuse, dont l'élégance syntaxique n'est pas sans rappeler celle d'un Julien Gracq, Les jardins statuaires recèlent une incroyable puissance onirique dont l'ampleur pénétrante s'affirme dès les premières pages.

Une symphonie stylistique, un envoutement littéraire à découvrir de toute urgence.


  • Le choix des libraires : Contrebande (2 choix) - Enrique Serpa - Zulma, Honfleur, France - 17/12/2009

Il aura fallu patienter plus de 70 ans avant que ce classique de la littérature cubaine fasse l'objet d'une traduction française. Le résultat est à la hauteur de l'attente...

Dès les premières pages, Contrebande s'impose avant tout comme un magnifique roman d'atmosphère, émaillé de métaphores d'une somptueuse justesse, et servi par une prose naturaliste qui jongle avec les genres romanesques pour mieux s'en affranchir. Serpa transpose littéralement son lecteur dans le bas-fonds de La Havane, au coeur de cette misère cubaine des années trente, une île grisée par les vapeurs de rhum, les volutes des cigares et le parfum lourd des prostitués. Il esquisse avec subtilité cet univers opaque et sulfureux où l'aventure semble encore possible mais où chacun doit cependant lutter pour subsister au quotidien. Car si la fièvre révolutionnaire n'a pas encore embrasé l'île, le grondement populaire ne cesse de s'amplifier, en particulier chez les pêcheurs, qui doivent faire face à un effondrement progressif mais inexorable du cours du poisson.

La prohibition américaine offrant des perspectives plus lucratives, le narrateur décide d'utiliser l'une de ses goélettes pour acheminer illégalement une cargaison de rhum, périlleuse opération dont les préparatifs et l'accomplissement constitueront la toile de fond narrative. Mais notre armateur s'improvise contrebandier sans réellement en avoir l'étoffe : lâche, couard, hypocrite et mythomane, ce dernier vit dans l'ombre de Requin, son capitaine de bord - un baroudeur, pirate à ses heures, mais homme d'honneur avant tout - respecté et vénéré par la totalité de l'équipage. Entre les deux hommes se noue dès lors une relation de rivalité complexe, teinté de jalousie compulsive et d'indifférence condescendante, dont Serpa imprègne chaque page pour la plus grande jubilation du lecteur. Stylistiquement à mi-chemin entre Conrad et Stevenson Contrebande élabore un univers narratif magnétique qui vagabonde des comptoirs poisseux de La Havane aux étendues océanes, entre récit d'aventure aux accents initiatiques et roman socio-historique ; une très belle alchimie littéraire dont l ?intensité ne saurait laisser indifférent.


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