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L'herbier parfumé retranscrit l'histoire du parfum. Né des rites sacrés et des encens des temples, il évolue jusqu'a devenir cet élixir en flacons distribué dans le monde entier. D'anis à Ylang Ylang, les grands noms de la parfumerie contemporaine décrivent leur plante, essence fétiche et secrets des plus grands parfums. Des textes précis pour des senteurs précieuses.
Olaf Candau, ancien compétiteur de ski alpin et cordiste ne peut se passer de voyages et de montagnes. Pêcher le brochet en Suède avec Narcisse, 75 ans, est l'occasion (re)découvrir ce père "bon en montagne mais zéro en société". Une tente, un canoë et quelques échanges à méditer.
Photographe Véronique Durruty a parcouru tous les continents durant vingt ans. Ses photographies montrent des paysages et des hommes magnifiés par sa maitrise technique de la lumière et son approche de la couleur. Des articles de journalistes pour Courier International inscrivent dans l'actualité l'itinéraire de la voyageuse.
A travers de grands thèmes étudiés comme autant de pistes pour comprendre cet art, "la peinture d'aujourd'hui" présente avec fraicheur et précision les oeuvres d'artistes de 1970 à nos jours. Un excellent ouvrage pour comprendre le langage artistique contemporain.
Avec son dernier roman, Resplandy, Yves Bichet confirme l'intérêt qu'il avait déjà manifesté dans Le Porteur d'ombre pour ces héros du quotidien que nous sommes parfois. Ici Bertrand, professeur de dessin dans un collège du nord de Paris, voit sa vie bouleversée, le jour de la mort de son père, par la rencontre de l'énigmatique Resplandy, plus âgée que lui de dix ans, et qui, sitôt croisée dans une chambre d'hôtel, disparaît.
Ce roman, en même temps qu'il intrigue - la scène initiale où l'héroïne mélange les cendres de sa propre mère à celle du père de Bertrand constitue une véritable page d'anthologie - dévoile un aspect de la conscience masculine peu exploré : sa fragilité. Faiblesse de cet homme face aux aléas du destin : mort de son père, départ de son épouse. Faiblesse surtout vis-à-vis des femmes qui l'entourent, mystérieuses et magnifiques comme Agathe, sa compagne, et Benti l'amie algérienne. Ou encore horripilantes et touchantes comme sa mère. Ces figures féminines hautes en couleur, attachantes, soulignent en négatif l'égarement du héros et donnent un puissant relief à l'exploration de l'intime, de la sensation et du corps à laquelle se livre l'auteur, fidèle en ce sens à ses autres romans. Cette évocation tout en finesse de la chair donnent lieu à des pages étrangement pudiques en même temps que très sensuelles.
Bertrand va fouiller dans le passé de son père et y découvrir le lien qu'il entretint jadis avec des évènements méconnus de la guerre d'Algérie. La narration prend alors une autre ampleur, le rapport des personnages se complexifie, leur donnant une dimension non seulement historique mais politique, sans que pour autant passe au second plan le côté plus charnel et vertigineux du récit.
Yves Bichet confirme ici sa singularité et nous offre un livre fort.
La librairie Lucioles lui avait décerné en 2002 son PRIX LUCIOLES pour "La Femme Dieu".
Un inconnu débarque d'un train en provenance dont on ne sait où. Peu de bagages, pas de signe distinctif, on ne saurait le décrire physiquement. Il dit se prénommer Gabriel.
Au gré des rencontres, il se révèle avenant, attentif, disponible. Et surtout, il sait écouter, compatir, réconforter en quelques mots simples et justes. Il sait improviser un repas avec trois fois rien et devenir cet ami proche, discret, sur lequel on peut compter. Une sorte d'ange gardien.
Comme par un jeu de hasard, Gabriel pénètre dans les vies de Madeleine, la jeune réceptionniste au quotidien solitaire et gris d'ennui, de Rita et Marco, couple de marginaux sur le retour, sans oublier José, qui se retrouve seul derrière le zinc de son bistrot depuis que sa femme est dans le coma.
Les premières réactions d'incompréhension et de doutes passées, tout ce petit monde succombe à la force tranquille de Gabriel. Il devient le pilier - ou la béquille - d'un quotidien banal et tragique. Il panse les plaies et tisse des liens. La nourriture joue d'ailleurs un rôle important d'échange, de révélateur.
Pascal Garnier joue à la perfection de cette «microréalité», faite de «petites choses», de «petits évènements» de la vie de tous les jours.
Une grande force se dégage de ce style épuré, de ces dialogues ciselés. Si bien que, lorsque l'aura de Gabriel commence à se brouiller, un léger malaise s'insinue pour peu à peu envahir tout le récit. L'ange ne cacherait-il pas un visage démoniaque ? Une figure vampirique se nourrissant du malheur d'autrui ?
Mais comme toujours chez Pascal Garnier, le Bien et le Mal ne sont que les deux facettes d'une seule et même pièce qui tournoie sans cesse. La violence est celle d'un ange déchu à qui la solitude et la culpabilité ont coupé les ailes.
«Son père est danois, sa mère allemande. On est dans les années 1960, la haine envers l'Allemand n'a pas de limites. Plus le livre avance plus on découvre la vérité sur sa mère, et ça devient franchement insupportable car on découvre peu à peu qu'elle a participé à la Résistance allemande au nazisme. Au fil de la lecture, tout se retourne sans qu'on s'en rende compte. C'est un grand livre sur l'ironie sadique du destin.»
Vu sur le Le Nouvel Observateur du 23 août 2007
Michel Bazin vous recommande ce livre
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