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Attirée au premier abord par les illustrations claires, poétiques et toutes en finesse de ce manga, je n'ai pas été déçue par le scénario.
Des enfants recueillis par une noble, Dame Sabu, vivent paisiblement dans la Maison du Lotus. Jusqu'au jour où un adolescent les rejoins, et veut ramener la tête d'un des orphelins à son patron. C'est lorsque la maison est assaillie par des hommes armés que l'on découvre que les pensionnaires savent aussi se battre. Ils vont devoir s'enfuir. Pour aller où ? Quel est ce secret que leur a caché Dame Sabu et qui est l'enfant que venait chercher cet inconnu ?
Des paysages idylliques, des personnages attachants et un suspens haletant, même après le second tome, le mot qui résume le mieux ce manga est «inattendu». Retrouvez le troisième tome dès la rentrée.
Mélanie Leblanc : Mille femmes blanches
- Jim Fergus
- Pocket, Paris, France
- 09/07/2010
Jim Fergus s'est inspiré pour ce roman de faits réels : Little Wolf chef de la tribu cheyenne propose, en 1874, au président américain Grant, l'échange de mille chevaux contre mille femmes blanches. Ceci dans le seul but de favoriser l'intégration des indiens dans la société américaine. Mais, ce fut un tel scandale à l'époque que cet échange n'eut jamais lieu. L'auteur part de cette histoire pour envoyer May Dodd, l'héroïne de ce roman, ainsi que 999 autres femmes, presque toutes sorties d'asiles ou de pénitenciers, dans les grands espaces américains. May nous fait part de sa nouvelle vie à travers son journal, et nous entraine au coeur de cette société indienne qui vacille et décline peu à peu.
Un roman passionnant sur l'intégration, à l'heure où les coutumes communautaires sont mises à l'épreuve. Hormis les clichés sur May Dodd, l'héroïne «parfaite», Mille femmes blanches est un dépaysement total, une réflexion sur la lente agonie des tribus indiennes, une expérience humaine, et en arrière plan, une cruauté bouleversante de réalisme sur les aspects politiques de l'époque.
Abandonnés, Kokoro et Yume (sa petite soeur aveugle) sont envoyés dans un établissement spécialisé lugubre sur une île. Celui-ci compte 4 professeurs (aux personnalités opposées : du pervers voyeur à la douce et jeune femme «trop» gentille) pour seulement 4 élèves. Au fil des pages, les enfants nous font frémir avec leurs histoires. Les morts et disparitions s'enchainent et une seule obligation pour les pensionnaires «ne pas faire confiance aux adultes».
La couverture est aguichante et mystérieuse. Le dessin est agréable et l'histoire se dévoile au fur et à mesure, jamais trop, mais juste assez pour nous tenir en haleine et éveiller notre curiosité jusqu'au bout. Entre thriller, horreur et fantaisie, les 3 tomes de l'Ile de Hozuki sont à découvrir au plus vite.