Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.
Libraires, partagez vos découvertes.
Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.
Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
Adresse:
43, rue de Clichy
75009 PARIS
France
Téléphone : 01 48 74 05 66
Site Internet : http://www.librairieclimats.com
Tout commence comme un conte villageois : Zebi à 15 ans, son père règne en tyran sur sa famille, et elle vit dans la crainte de voir les marieuses entrer dans sa maison. Avec la complicité de sa mère, elle part à la campagne, rejoindre un groupe d'amies : les jeunes filles vont passer quelques jours à rire et chanter, insouciantes du monde qui les entoure.
Nous sommes en 1916, dans ce qui est alors le Turkestan (aujourd'hui en Ouzbékistan), province musulmane éloignée du grand empire russe. De son écriture légère et poétique, l'auteur nous mène d'une saynète villageoise à l'autre : les chants innocents des filles, le garçon qui ose, un tout petit peu, braver les interdits en regardant par-dessus le mur, ou encore le père, oisif et paresseux, tout entier dévoué à son maître soufi.
Puis le monde extérieur pénètre cet univers apparemment immuable. Tout d'abord, le Mingbochi, petit despote local, corrompu, installé par l'autorité coloniale veut prendre Zebi pour quatrième épouse. Son conseiller, Mir Yacoub, habile manipulateur, joue les uns contre les autres pour maintenir son pouvoir et ses richesses. La puissance russe, en la personne du gouverneur, vient imposer sa guerre, et le lointain bruit de fond du premier conflit mondial fait éclater les révoltes contre la conscription. Les «modernes» enfin, mouvements de jeunes intellectuels musulmans réformateurs, contemporains et proches des jeunes turcs, luttent autant contre le colonialisme russe que contre l'archaïsme de cette société féodale.
Tchulpân fit parti de ce mouvement rénovateur. Dans ce grand roman au style moderne et inventif, il croise et recroise de nombreux destins individuels tout en petites intrigues, amoureuses ou politiques, tissant ainsi une fresque sociale de son pays à la veille de la révolution bolchevique. Toujours proche de ses personnages et de son peuple, il y peint en détail leur vie quotidienne et leurs traditions sous un ciel lourd de menaces.
Une grande découverte littéraire, d'autant plus remarquable que la littérature d'Asie centrale nous reste inconnue à ce jour.
Le premier chapitre est éblouissant. Comme d'un long mouvement de caméra virtuose, Chevallier raconte la déclaration de guerre : tourbillonnant au dessus de l'Europe et de ses peuples en liesse, il pénètre ensuite dans les palais présidentiels, s'attarde sur une terrasse de bistro où se joue une scène de folie patriotique pour terminer sur un défilé militaire de province.
Puis se sont les longues années de guerre, les cadavres, les hommes détruits, blessés, l'incompréhension de l'arrière qui rend la permission insupportable, et surtout, la terreur, présente à chaque page, à chaque pas, dans chaque regard.
Et c'est la grande force de ce roman autobiographique : nous entraîner dans ces quatre longues années d'horreur par ce qui fut l'affreux quotidien de vingt millions d'hommes : la peur.
Années 30, dans la région dite du «Delta» du Mississipi, Edward Ray Cochran prend la route, se fait appeler Meteor Slim et se laisse pousser la moustache pour mieux tomber les "frangines", bourlinguant de grosses galères en cuites de trois jours.
Cette histoire mêlant personnages réels et fictifs est superbement illustrée par le noir et blanc de Frantz Duchazeau : les routes poussiéreuses du Tennessee, les chambres d'hôtel pouilleuses et les bars glauques où se croisent les silhouettes d ?ombres et de lumières des héros de l'histoire du blues. Tout y est parfait.
Un feuilleton télévisé en noir et blanc, «L'âge heureux», où les petits rats de l'opéra s'aventurent sur les toits du palais Garnier, est à l'origine de la vocation de Marie-Claude Pietragalla ! Aidée de Dominique Simonnet, elle raconte les années de travail incessant, la souffrance et la joie, les coups de canne et les coups de chance, Béjart, Noureev, les partenaires prestigieux...
Laissez vous emmener dans cet itinéraire exemplaire, dans cette formidable «déclaration d'amour à la danse.
Eloi Valat donne vie au Journal Officiel publié pendant la Commune. Ses personnages tout cabossés en grand à-plats de couleurs, c'est le peuple de Paris qui se dresse devant vous : bourgeois, soldats, petits métiers ou miséreux, femmes et enfants (tous les enfants quelque soit leur nationalité.) Un grand livre d'histoire ! !
François Prévot - 06/12/07
Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia