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A propos de la librairie : PAGE ET PLUME


Ses coordonnées

Adresse:
4, place de La Motte
87000 LIMOGES
France

Téléphone : 05 55 34 45 54

Site Internet : http://www.pageetplume.fr



Les coups de cœur de ses libraires

Un presbytère à l'ambiance sombre, austère, feutrée. C'est là que vit le pasteur Brontë ainsi que Charlotte, Anne, Emily et Branwell. Le roman à mi-chemin entre la biographie et la fiction raconte l'enfance de ces soeurs, obligées de se cacher sous des pseudonymes masculins pour se faire publier, leurs envies de jeunes femmes, amoureuses, tourmentées, mélancoliques, à l'image de leurs héroïnes fantasmées. Et ce frère Branwell, qui se rêvait le poète le plus célèbre de la famille mais qui s'est plutôt illustré aux comptoirs des pubs du village ou dans les fumeries d'opium. Un roman très intéressant qui apporte un éclairage nouveau sur les rapports entre les soeur Brontë et leur père ainsi que leurs ambitions, leurs rêves, leurs passions... On plonge avec délice dans cette ambiance si particulière qui caractérisait déjà les romans des soeurs Brontë.


  • Aurélie Janssens : American music - Jane Mendelsohn - Calmann-Lévy, Paris, France - 27/01/2012

Honor, une jeune kiné, doit soigner Milo, un soldat rentrée d'Irak, blessé physiquement mais aussi moralement. Devenu un être sauvage et indomptable refusant tout acte d'humanité, c'est avec beaucoup de scepticisme et parfois même de violence que Milo aborde ces séances. Comment faire à nouveau confiance à un être humain ? Comment accepter que quelqu'un puisse lui vouloir du bien après l'horreur qu'il a vécu ? Et quelles sont ces histoires qui le hantent chaque fois qu'Honor pose ses mains sur son dos meurtri ?
Jane Mendelsohn nous offre un premier roman poignant, émouvant, magnifique où il suffit de se laisser porter par la petite musique intérieure qui l'anime pour ouvrir les portes de l'inconscient et découvrir d'autres histoires enfouies.


  • Aurélie Janssens : Scintillation - John Burnside - Métailié, Paris, France - 02/12/2011

J'aime particulièrement ce genre de roman à la frontière de plusieurs genres, inclassable, indéfinissable mais pas complètement obscur ou illisible non plus. Au contraire, "Scintillation" raconte une histoire, celle de l'Intraville, une ville où le paysage est dévasté, où la forêt est rongée par un mal étrange qui noircit les arbres et où une usine chimique désaffectée domine le tout. C'est dans cet environnement qu'évolue une bande de jeunes dont Leonard qui se rend bien compte que quelque chose cloche autour de lui. Les adultes sont apathiques et lorsque des enfants, leurs enfants, commencent à disparaître cela ne semble pas les tourmenter plus que cela. On est donc plongé dans un roman sombre mais poétique, une enquête dans un univers proche du fantastique et à la fois ancré dans le réel, assez étrange et indéfinissable. Je vous le conseille fortement si vous n'avez pas peur d'être déstabilisé.


  • Aurélie Janssens : La légende des fils - Laurent Seksik - Flammarion, Paris, France - 07/10/2011

Nous avons découvert Laurent Seksik l'an dernier avec l'excellente biographie romancée "Les dernier jours de Stefan Zweig". Il nous propose ici une fiction tout aussi émouvante. Scott est un jeune homme dont le père est revenu de la guerre brisé physiquement et moralement. Nous sommes aux États-Unis en 1962. Aux yeux de leur famille ces hommes sont des héros. Sauf pour Scott qui ne voit en son père qu'une brute épaisse seulement capable de mensonge et de haine. La relation qu'il entretient avec sa mère est en revanche douce voire fusionnelle. Un jour, sa mère décide de fuir la tyrannie de cet homme. Mais tout ne se passe pas comme prévu et Scott doit alors abandonner ses rêves d'enfant et s'immerger brutalement dans le monde des adultes. Un roman brillant et touchant malgré la dureté des évènements racontés. Une analyse subtile des liens entre un père et son fils, liens qu'il va falloir créer quand tout, au départ, les sépare. Magnifique !


  • Aurélie Janssens : Accabadora - Michela Murgia - Seuil, Paris, France - 03/09/2011

Attention chef d'oeuvre ! Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu une merveille pareille. Nous sommes en Sardaigne, la Sardaigne des traditions, des non-dits, des légendes. Maria est ce qu'on appelle là-bas une "fille d'âme", une fille issue d'une famille modeste et nombreuse, adoptée par une femme n'ayant pas pu avoir d'enfant. Cette femme c'est Bonaria, la couturière, veuve et stérile. L'enfance de Maria se passe sans souci dans cet univers féminin où elle apprend ses leçons et la couture auprès de Bonaria. Mais elle remarque que parfois Bonaria, sort le soir et ne rentre pas de la nuit. Que fait-elle lors de ces sorties ? Elle devient Accabadora, "la dernière mère", celle qui accompagne, parfois de manière spirituelle, parfois en agissant, les mourants. C'est le premier roman traduit en français de Michela Murgia et c'est une très grande réussite. L'écriture est à la fois sobre, fine, poétique, juste, toute en nuances. Lisez-le vous verrez, vous ne serrez pas déçus !


Eleven, qui veut donc dire onze, est un livre sur l'effet papillon. On croise onze personnes, onze portraits tous aussi attachants les uns que les autres. Onze personnes qui vont donc à un moment donné se croiser simplement, se rencontrer, partager un moment ensemble... Et le narrateur consacre à chaque fois un petit moment à ces personnes, à ces rencontres. Qu'est-ce qu'on a dit ou pas, fait ou pas et ce que ça a modifié dans la vie de l'autre. Il y a quand même un point d'ancrage dans ce récit puisque parmi ces onze il y a le personnage principal du livre Xavier, animateur radio la nuit, accompagné de son acolyte bégayeur, Murray. On découvre au fur et à mesure que le passé de Xavier est trouble et qu'il a fui : Quoi ? Qui ? En tout cas cela le poursuit et le perturbe. Cependant il se rend compte que ce n'est pas en réglant les problèmes des auditeurs insomniaques qu'il règlera les siens et à un moment donné il faut bien faire face. C'est le premier roman de Mark Watson. Un premier roman plein de promesses : on passe du rire aux larmes, il possède un regard lucide sur notre époque, un peu à la manière de Jonathan Coe. Bref, un bon roman divertissant et intéressant.


Pour ceux qui, comme moi, l'aurait raté en grand format : petit rattrapage. Fredrik vit seul sur son île de la Baltique depuis une dizaine d'années. Un évènement de son passé l'a poussé à s'isoler. Un jour il découvre une petite vieille en déambulateur venu lui rendre visite. Qui est elle ? Rien de moins qu'Harriet, la femme qu'il a aimé quarante ans plus tôt et qu'il a lâchement abandonné au bout d'un an. Harriet est atteinte d'une maladie incurable, il ne lui reste que peu de temps à vivre, elle lui demande de tenir une promesse qu'il lui a faite : lui montrer un lac forestier où Fredrik était allé enfant avec son père. Commence alors une aventure, road movie pour sexagénaires amochés par la vie, plein de remords, de tendresse, de mensonges et de révélations. D'une écriture à la fois simple et magnifique Henning Mankell nous raconte une belle histoire pleine de vie, de poésie, de réflexion, de rires ! La vie telle qu'elle est ou devrait être finalement. Un gros coup de coeur !


Je vais vous parler d'un livre qui nous concerne tous, un livre qui traite d'une maladie qui n'est pas rare, qui est même contagieuse et quasi-incurable : en voici les symptômes : vous êtes un lecteur compulsif, les livres vous obsèdent, vous tenez parfois des listes des livres que vous lisez et êtes toujours en quête d'un nouvel ouvrage à dévorer... selon Eric Poindron il ne fait aucun doute que vous êtes atteint de bibliopathonomadie ce qui signifie «de l'égarement à travers les livres». D'une simple passion pour la lecture elle peut devenir une vraie pathologie chez certaines personnes. Mais rassurez-vous dans la plupart des cas c'est bénin, et ce qui pourrait peut-être aussi vous rassurer c'est qu'une sorte de secte secrète, un cénacle troglodyte, a réuni depuis longtemps les plus grands «malades des livres». Ils avaient non seulement le don de lire énormément, avec beaucoup de curiosité mais ils avaient aussi ce goût des énigmes, et plus particulièrement des énigmes littéraires. Parmi les plus grands membres de cette secte on chuchote les noms de Nerval, Hugo, Petrus Borel, Borgès ou encore Charles Nodier. Ils avaient pour but d'éclaircir certains mystères qui entourent tantôt l'oeuvre d'un écrivain, tantôt sa vie. On peut évoquer par exemple le mystère qui entoure la mort de Voltaire et le transfert de ses cendres au Panthéon, est-ce que ce sont réellement les siennes ou celle d'un moine qui ont été transférées ? Adelbert Von Chamisso, l'auteur de Peter Schlemihl avait-il lui aussi vendu son âme au diable et perdu son ombre ? Qui se cache vraiment derrière Lovecraft : un auteur à l'imagination débordante ou un réel psychopathe ? Tant de questions, tant d'énigmes qu'essaient de résoudre les membres de ce cénacle, les détectives littéraires. Ils se rendent sur le terrain, interrogent, se nourrissent des légendes locales qui comportent toujours un part de vérité. Le livre d'Eric Poindron est par sa forme une énigme en elle-même. Nous ne sommes pas clairement dans un roman et pas encore dans un essai littéraire. Extrêmement bien documenté, il prend pour prétexte un personnage atteint de cette maladie, introduit dans ce cénacle pour nous en faire découvrir les coulisses. Toujours entouré de «peut-être», «on dit que», «il se peut» et beaucoup de point de suspension, le mystère est vraiment le mot qui entoure cette oeuvre. Un vrai petit bijou atypique que les bibliopathonomades ne manqueront pas de dévorer.


  • Aurélie Janssens : L'inoubliable - Eduardo Berti - Actes Sud, Arles, France - 05/05/2011

Ce livre est un recueil de douze nouvelles dans la grande tradition du réalisme magique (Borgès, Fuentes, Bioy Casarès...) ce genre de nouvelles où on ne sait pas si on est encore dans le réel, déjà dans le rêve ou l'imaginaire. On sent qu'il y a un truc qui cloche, que l'auteur nous mène en bateau, mais il faut être franc : qu'est-ce que c'est bon ! Les nouvelles sont très variées mais elles ont pour thème commun le mensonge ou plutôt la déformation de la vérité... Un homme offre des boucles d'oreilles en toc à sa femme pour leur premier anniversaire de mariage et est rongé de remord pendant quinze ans, la peur qu'elle découvre la vérité. Une dame achète une copie de tableau dans une vente aux enchères. En rentrant une pluie diluvienne efface la tableau. En rentrant chez elle on lui apprend qu'il y a eu méprise et que c'est l'original qu'on lui a donné. Un chef d'orchestre est atteint d'une maladie étrange, sorte d'amnésie qui lui fait oublier tous les morceaux qu'il a crée ou joué. Le jour il retrouve la mémoire c'est un autre chef qui devient atteint... Bref, elles sont toutes dans cette veine : bizarres, étranges, sans qu'on puisse dire vraiment en quoi elles le sont. Un régal !


Le précédent roman de Jonathan Coe "La Pluie avant qu'elle ne tombe" était une sorte de parenthèse dans son oeuvre, un roman plus axé sur les sentiments, sorte de magnifique mélo, assez dur mais tellement poignant. Ici nous retrouvons un Coe un peu plus joueur, sur un ton légèrement badin. Mr Sim est un looser fini, un perdant magistral, un homme qui n'a aucune chance : sa femme le quitte simplement lassée, il déprime. Son chef lui impose de prendre une décision à la fin de son arrêt maladie pour savoir s'il souhaite reprendre son poste ou non, son père est partie à l'autre bout du monde et sa mère est morte depuis longtemps. Voici le portrait d'un homme seul. Rien de bien joyeux au départ. Mais avant de le quitter sa femme lui avait réservé un billet d'avion pour aller voir son père en Australie afin, peut-être, de renouer des liens. Ce billet d'avion va déclencher une série de décisions qui vont changer la vie de Mr Sim : rencontre avec de parfaits inconnus qui vont lui apport er bien plus qu'il ne le pense, voyage dans le passé de son père aussi et donc de sa propre histoire, enfin voyage au bout de soi, aussi bien celui effectué en Australie que celui qu'il entreprendra à travers l'Angleterre, embauché momentanément comme représentant pour une société de brosses à dents, tombant amoureux de la voix d'Emma, nom qu'il a donné à son GPS. Les situations sont franchement drôles, à la limite du rocambolesque. On ne sait pas où Jonathan Coe veut emmener son personnage, et nous par la même occasion, mais on se laisse porter par la sympathie de ce Mr Sim franchement attachant. Tout cela sur fond de satire sociale. Un exemple simplement : Sim possède comme beaucoup de monde aujourd'hui un compte facebook et des "amis". Seulement en rentrant de ses trois semaines en Australie, aucun ne s'est rendu compte de son absence... il y a de quoi réfléchir sur la vraie valeur des rapports humains, non ? Et c'est là le génie de Jonathan Coe. A travers les tribulations d'un simple personnage, sorte d'anti-héros peu brillant, on a une satire vraiment originale et intelligente. Malgré tout ne vous trompez pas ce roman reste avant tout un très bon divertissement !


On l'avait attendu avec ferveur le dernier roman de John Irving. Et l'attente fut comblée. Ce roman est un véritable bijou, riche, dense, intense. Nous sommes au Nord des Etats-Unis : les forêts, la rivière, les bûcherons. Un univers âpre, hostile, très masculin. D'ailleurs l'histoire que nous raconte Irving est une histoire d'hommes. Plus particulièrement celle d'un homme : Danny. Jeune homme de onze ans au début du roman, fils de Dominic Baciagalupo, le cuisinier du campement dont le meilleur ami Ketchum est une sorte d'ours au coeur tendre, Irving nous invite à partager cette vie passionnante et palpitante. Sur un malentendu, Danny tue la maîtresse de son père qui n'est autre que la femme de "Cow-Boy" le "shérif" du coin. Ils doivent alors fuir tous les deux. Nous assistons alors à une fuite de 570 pages qui se déroule sur plusieurs années. Durant tout ce temps le père de Danny intègre à nouveau différents restaurants, fréquentent les femmes, et c'est au tour de Danny de connaître la douceur de ces mains féminines qui lui ont manquées depuis la mort de sa mère, enfant. Plusieurs conquêtes dont une lui donnera un enfant pour lui éviter d'être mobilisé pour le Vietnam, don de soi ou pure folie, nul ne le saura jamais. Danny devient donc un homme, un père, mais aussi un écrivain. Obligé de se cacher derrière un pseudo pour éviter d'être retrouvé par Cow-Boy. Ce roman est tellement riche qu'on ne saurait le définir : roman d'intrigue, d'amour, peinture social, fresque familiale, autant de grands mots qui peuvent effrayer mais Irving a ce don incomparable pour tout mélanger et nous faire goûter et adorer la plus délicieuse des histoires. Un vrai conteur passionnant, un très bon roman dont vous ne pourrez vous détacher.


  • Françoise Villemonteil : Terrienne - Jean-Claude Mourlevat - Gallimard-Jeunesse, Paris, France - 17/02/2011

Après le "Combat d'hiver" et "Le chagrin du roi mort", Jean-Claude Mourlevat nous offre cette fois un roman plus ancre dans la réalité que les précédents. Anne l'héroïne est capable de passer dans un monde parallèle, totalement vide de plaisir, de relations humaines, de sentiments, d'odeurs..., refugie dans la terreur absolue d'une menace venant de l'extérieur, "la terre". "Terrienne" est un roman inoubliable, bouleversant, nous rappelant que "notre monde" à nous avec toutes ses imperfections et ses failles peut être agréable avec ses saveurs, sa beauté... Bouleversant ! ! !


  • Aurélie Janssens : Paradis inhabité - Ana María Matute - Phébus, Paris, France - 15/02/2011

Adri est une petite fille un peu "à part". Comme tous les enfants, elle possède une imagination débordante, son univers, son paradis est peuplé de licornes, de gnomes et autres créatures magiques. Ce paradis n'est donc pas si inhabité que voudrait nous laisser penser le titre. En tout cas pas pour Adri. Ce serait plutôt la volonté des "Géants" (les adultes) qui l'entourent, qui, la voyant grandir, souhaiteraient qu'elle quitte cet univers et devienne une petite fille sage et "bien comme il faut". Mais Adri en a décidé autrement et commence à se révolter contre le monde des adultes.
Un jour elle rencontre Gavi, un jeune garçon qui semble lui aussi différent des enfants de son âge. Dès lors, une amitié insondable se noue entre eux. Ils aimeraient être "siamois" et s'enfuir à tout jamais là où les "Géants" ne pourraient les trouver. Cependant cette amitié n'est pas vue d'un bon ?il par la mère d'Adri et le temps poursuivant sa course inéluctable, ces deux Peter Pan devront bien affronter un jour la vie, la réalité, celle des adultes faite de rupture, de mensonge, d'apparences, une réalité qui ne laisse plus de place à l'imagination, seulement à la solitude.
Ana Marià Matute, qui a récemment reçu le prix Cervantès pour l'ensemble de son oeuvre, possède une écriture subtile et sait comme personne décrire la fragilité des émotions qui animent les enfants. Elle fait dire à Gavi cette phrase magnifique qui résume à merveille tout le livre : "Nous, les enfants, nous sommes de passage".
Un livre nostalgique et poignant qui parlera à nous tous, les enfants qui ont dû grandir.


Ah, le bureau des objets trouvés !
Voilà un titre qui m'a interpellée ! Ça ne vous a jamais fait fantasmer vous ce genre d'endroits : bureau des objets trouvés, archives, réserves et autres lieux qui pourraient receler tellement de trésors ? Oui, mais après le titre qu'est-ce qu'il y a dans ce livre ? La réponse est : un roman à la hauteur de ses promesses : une mine de trésors !
Henry Neff, jeune homme de vingt-quatre ans, se retrouve au bureau des objets trouvés d'une gare. Il a pourtant une famille bien placée qui pourrait lui ouvrir de nombreuses portes, mais Henry préfère une vie calme, sans ambition, sans véritable projet, envisageant même à un moment se mettre en "préretraite" ! Cependant, il réussi à faire de cette vie paisible une vie pleine de surprises, de rebondissements, de rencontres et de petites merveilles. Il faut dire qu'Henry est un homme plein d'imagination, créatif, curieux, parfois un peu candide, en tout cas émerveillé et étonné de tout ce qui l'entoure ! Il imagine à longueur de journée à qui peuvent appartenir les objets qui lui sont ramenés, comment ils ont pu être perdus. Et il met un point d'honneur à tenter de retrouver à tout prix les propriétaires de ces biens, l'amenant à faire des rencontres originales et notamment celle de Fédor Lagutin, chercheur en mathématique originaire de l'Oural invité en Allemagne pour participer à un séminaire. Cependant, si des personnes comme Henry sont ravies de rencontrer des étrangers, ce n'est pas le cas de tout le monde et Fédor va vite être confronté à des remarques ou des gestes hostiles voir haineux. Henry en constatant ces réactions prend conscience de la réalité de la nature humaine, ce qui le fera sortir de sa tranquillité cotonneuse.
Un roman riche et malgré la gravité de certains thèmes abordés, très léger et distrayant ! Vraiment original !


J'aimerai vous parler de ce court roman, court oui, mais intense ! Il raconte l'histoire d'Antoine, veilleur de nuit dans un foyer pour adolescents du côté de Limoges. Un soir il tombe sur une émission télévisée retraçant une enquête qui n'a pas aboutie concernant un tueur en série qui a pour caractéristique de "découper", ses victimes sont principalement de jeunes enfants. Et là, c'est le choc pour Antoine ! Il reconnaît dans le portrait robot du suspect celui qui des années auparavant l'aurait sauvé de la noyade, soigné et déposé à l'hôpital. Il ne comprend alors pas pourquoi cet homme, ce tueur, ce découpeur, ne l'a pas tué comme les autres enfants qu'il a rencontrés. Commence alors une "enquête" au plus profond de ses souvenirs pour ne laisser échapper aucun indice... C'est un polar noir à l'écriture incisive, coupante comme le découpeur et qui ne laisse pas indifférent... J'en suis encore retournée ! Alors allez-y, si vous n'avez pas peur de faire travailler votre cerveau, votre imagination et surtout si vous n'avez pas peur des nuits blanches !


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