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Auteur : Greg Olear
Traducteur : François Happe
Date de saisie : 08/06/2011
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Gallmeister, Paris, France
Collection : Americana
Prix : 22.90 € / 150.21 F
ISBN : 9782351780404
GENCOD : 9782351780404
Sorti le : 03/03/2011
Au début de ce livre, je me suis demandé dans quoi j'avais mis les pieds. Et pourtant, j'ai insisté et c'est une bonne surprise. Voilà donc une sorte de roman multiple et foisonnant de références où l'on ne comprend tout qu'au dernier chapitre.
New York dans les années 90, Taylor Schmidt, magnifique jeune femme de 23 ans aux dents qui rayent le parquet, est à la recherche d'un emploi. De galères en agences de chasseurs de têtes, elle tombe sur Quid Pro Quo : "Des jobs pour lesquels vous seriez prêts à tuer". Commence alors un autre roman hallucinant jusqu'à la fin...
Je vous laisse apprécier le cynisme autour de la révolution anti-baby boomers (diatribes réjouissantes) et les multiples clins d'oeil à New York et aux années 1990.
Les trentenaires me comprendront,... enfin, je crois...
New-York, 1991
Todd Lander, jeune homme plutôt fauché et célibataire, va partager son petit appartement avec une jeune fille fraîchement débarquée du Missouri.
Taylor Schmidt est jeune, a "ce quelque chose en plus" que les autres n'ont pas, s'habille en rose, dévoile ses formes sans rougir... mais ne trouve pas de travail !
La mystérieuse agence Quid Pro Quo qui promet " des jobs pour lesquels vous seriez prêt à tuer", va-t-elle l'aider dans sa voie ?
Tout simplement génial, ou comme le présentent les éditions Gallmeister :
"Théorie du complot et culture pop se mélangent - dans ce roman politiquement incorrect - à l'humour noir décapant qui tient à la fois de la satire grinçante et du thriller paranoïaque. Véritable "page turner", Totally Killer est un premier roman brillant et palpitant."
A ne pas manquer donc !
Greg Olear est né en 1972 à Madison, dans le New Jersey. Il a effectué ses études à l'université de Georgetown, où il a suivi des cours de théâtre. Totally Killer est son premier roman. Il travaille actuellement à son second livre, intitulé Fathermucker.
New York, 1991. La belle et ambitieuse Taylor Schmidt, fraîchement diplômée d'une université du Missouri, débarque dans la Grosse Pomme à la recherche d'un job et du grand amour. Crise économique oblige, elle erre de bureau de placement en bureau de placement, jusqu'à ce qu'une mystérieuse agence lui propose "le job pour lequel on tuerait". Deux jours plus tard, Taylor se retrouve jeune éditrice d'une maison d'édition new-yorkaise et découvre avec effroi le prix à payer : elle va effectivement devoir assassiner quelqu'un.
Théorie du complot et culture pop se mélangent dans ce roman politiquement incorrect à l'humour noir décapant qui tient à la fois de la satire grinçante et du thriller paranoïaque. Totally Killer est le premier roman brillant et palpitant de toute une génération.
Un roman intelligent, surprenant et d'un humour féroce.
BRAD LISTI
Pour son premier roman, Greg Olear signe une fable déjantée à l'humour féroce, doublée d'une réflexion maligne sur les frustrations de la génération X. Truffé de clins d'oeil pop et littéraires - notamment à La firme de John Grisham -, Totally Killer sonne comme le requiem grinçant d'une jeunesse désabusée, prête à tout pour réussir, y compris à vendre son âme au diable.
Extrait du prologue
JE N'AI JAMAIS AIMÉ TAYLOR SCHMIDT. Malgré tout ce que vous avez pu entendre dire.
L'amour est quelque chose de plus pur que cet alliage brut de désir, de fascination et de pitié dont étaient faits mes sentiments à son égard. On ne peut pas transformer les métaux vils en or, tout brillants qu'ils puissent être.
Cela dit, à défaut de jamais la pardonner, je peux comprendre une telle confusion. Il faut dire quelle me faisait sacrement bander. Même encore aujourd'hui, et ça fait dix-huit ans quelle est morte.
Une fois dans votre existence, si vous avez de la chance, vous rencontrez la femme de votre vie. Taylor Schmidt était de ce genre-là. Chez cette nana, les phéromones suintaient de partout. Elle était le sexe incarné. Et pas seulement pour moi. Tous ceux qui la rencontraient avaient envie de coucher avec elle. Tous ceux et toutes celles, pas seulement les mecs.
Avec le temps, c'était devenu un fardeau pour elle, comme si son incroyable sex-appeal était une difformité grotesque - un groin, un bec-de-lièvre, une tache de vin sur la joue. Elle s'en plaignait tout le temps. Sa situation faisait penser à un de ces mythes grecs qui se terminent de façon ironique : la fille n'est pas terrible, elle aimerait bien être très belle, elle devient si attirante qu'il lui est impossible d'avoir une relation non sexuelle avec qui que ce soit. Les hommes désirent son corps. Les femmes désirent son corps ou bien détestent la rivale quelles voient en elle, ou les deux. Elle est coincée. C'est la reine Midas, et son or, c'est le sexe.
Je m'embrouille un peu dans mes métaphores métalliques, mais vous voyez ce que je veux dire. Les mecs ne pensaient qu'à la tringler, c'est ça le point essentiel, et la plupart du temps, elle satisfaisait leur envie. Elle cédait à leur désir. Passivement, mais imprudemment et sans retenue (et parfois même, paraît-il, pour de l'argent). Était-elle nympho ? Cela dépend de votre définition de ce mot. Ce que Freud considérerait comme de la nymphomanie et ce qu'un type bourré dans un bar appellerait nymphomanie sont deux choses très différentes. Moi, je pense que lui coller cette étiquette sur le dos n'est qu'une échappatoire. Les nymphos sont des filles faciles, non ? Et Taylor n'était pas une fille facile. Dans sa trop courte vie, elle a eu soixante-dix-huit amants - je le sais parce qu'elle tenait une liste détaillée de tous ses partenaires sexuels, comprenant des noms de toutes origines ethniques, tracés dans des encres de différentes couleurs, avec des petits coeurs mal formés à la place des points sur les i -, mais elle n'était pas une fille facile. Elle avait des critères. Elle se refusait à des tas d'hommes, tout le temps. Elle se refusait à moi tout le temps. Enfin, presque tout le temps. Elle se refusait à moi parce quelle m'aimait bien. En tout cas, c'est ce qu'elle me disait.
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