Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Jours d'Alexandrie

Couverture du livre Jours d'Alexandrie

Auteur : Dimitris Stefanakis

Traducteur : Marie Roblin

Date de saisie : 29/04/2011

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Viviane Hamy, Paris, France

Collection : Domaine étranger

Prix : 24.00 € / 157.43 F

ISBN : 978-2-87858-336-6

GENCOD : 9782878583366

Sorti le : 10/02/2011

Roman, vrai roman tonitruant, coloré, enivrant de senteurs, de parfums envoutants, ces "Jours d'Alexandrie" est une véritable découverte et un superbe travail de traduction. Ce livre démarre à l'aube de la 1ère Guerre Mondiale pour se terminer dans les années soixante et nous emmène voyager dans de nombreux pays. Il est impossible de résumer ce beau pavé de près de 550 pages mais sincèrement partez à la découverte de roman "cinématographique" et découvrez ses personnages forts, excessifs. Le "Grec", très riche industriel, le "Libanais", manipulateur exceptionnel, et la "Française" libre, épanouie, se jouant des moeurs et des gens.
Emmenez ce livre en week-end ! ! !


La richesse de cet ouvrage tient à sa capacité d'offrir non seulement différents niveaux de lecture, mais aussi à traverser plusieurs champs romanesques. Roman social, il s'attache au mode de vie d'une classe privilégiée avec une ironie mordante. Mais aussi roman d'aventures, il marie toutes sortes de personnages, parmi les plus improbables, avec verve et talent : Industriel issu du ruisseau, demi-mondaine à la solde des Anglais, trafiquants d'oeuvres d'arts...Qu'il décrive une maison de rendez-vous des plus chics tenue par une française, une usine-temple de l'industrie du tabac ou encore une villa peuplée d'art antique, Stefanàkis nous entraîne dans un monde factice, mais incroyablement vivant ; à l'image de ce Libanais, sorte de passe-muraille qui traverse le temps en nouant toutes sortes d'intrigues avec une aisance déroutante. Au carrefour des cultures arabes, levantines et occidentales, Alexandrie figure tel le grand phare de l'héritage gréco-latin dans les tempêtes qui ont agité le 20ème siècle. La ville est à la fois un port d'attache et le microcosme où se jouent les grandes transformations du monde contemporain. Il est rare qu'un ouvrage procure un divertissement, dans le meilleur sens du terme, d'une telle qualité.


  • Les présentations des éditeurs : 27/07/2011

Symphonie historique, érotique, Jours d'Alexandrie nous immerge dans la première moitié du XXe siècle. Où qu'ils soient, ses multiples personnages gardent un lien viscéral avec Alexandrie, Babel des temps modernes.
Trois figures emblématiques en sont les chefs d'orchestre : Antonis Hàramis, le Grec issu des milieux pauvres d'Athènes, devenu l'industriel du tabac le plus riche d'Égypte, Elias Khoùri, le «Libanais» manipulateur et polyglotte, et Yvette Santon, sa complice, une femme libre d'origine française... Chronique de trois générations, chacune épouse une période de l'histoire mondiale, jusqu'à l'accession au pou voir de Nasser et les nationalisations qui s'ensuivent...

Dimitris Stefanàkis est né en Grèce en 1961. Ses traductions - Bellow, Updike ou Mérimée -, comme ses romans ont enthousiasmé les lecteurs. De Jours d'Alexandrie, il écrit :

«Au cours des premières décennies du xx siècle, alors qu'ils s'adonnaient aux plaisirs terrestres et spirituels, les Alexandrins ont réussi à ériger une cité occidentale au coeur de l'Orient, à mener une vie hors des "normes", ensemencée par tous les courants de l'avant-garde européenne.
J'ai tenté de mettre en exergue ce miracle d'un quotidien inscrit dans un univers multiracial harmonieux au cours d'une période qui commence à l'aube de la Première Guerre et se termine au début des années soixante. Alexandrie est ainsi le kaléidoscope où l'on observe la montée et la chute du fascisme et du nazisme, le déclin des empires navals, l'émergence du chauvinisme et certainement la genèse des problèmes qui secouent encore le Proche-Orient. On voyage de Constantinople à Marseille, en passant par Smyrne, Athènes, Paris, Berlin, Munich, car Alexandrie figure le tableau vivant du siècle dernier. Ce fut la patrie perdue d'esprits internationalistes de toutes origines, le parfum extatique de la Méditerranée.
J'ai souhaité transmettre une atmosphère pour que le lecteur perçoive quelques vignettes et, peut-être, l'âme d'un monde englouti depuis très longtemps.»



  • La revue de presse Alain Nicolas - L'Humanité du 28 avril 2011

La ville par laquelle la Grèce a donné il y a des millénaires une autre capitale au monde méditerranéen tient le premier rôle. Non que le roman soit un huis clos. On s'en échappe, pour Constantinople, Athènes, Munich ou Berlin. Mais son pouvoir d'attraction aimante tous les récits. Histoires de commerce et de guerre, de révoltes et de luttes, histoires de familles et de mort, vécues par le trio du commencement et les deux générations qui le suivent. Ils vivent ces époques où s'effondre leur monde, traversées par le tranchant d'une passion qui finit toujours par prendre sa place dans un paysage pour un temps apaisé. Stefanàkis dédie à cette ville phare un beau roman en forme de déclaration d'amour.


  • La revue de presse André Clavel - Lire, avril 2011

Avec ce roman, on a l'impression de se faufiler dans un poème du merveilleux Cavafy et de retrouver les parfums divinement exotiques que Lawrence Durrell distilla dans son célèbre Quatuor. Nous sommes en effet à Alexandrie, une métropole qui, à l'aube de la Première Guerre mondiale, ressemblait à un éden. Cosmopolite, multiraciale, la ville était à l'époque un modèle de tolérance et Dimitris Stefanàkis - né en 1961 - lui consacre un livre superbe : une saga urbaine doublée d'une chronique familiale et d'un tableau de toutes les diasporas qui convergèrent vers cette Cythère amarrée à la Méditerranée.


  • Les courts extraits de livres : 27/07/2011

- La guerre et le commerce sont les deux piliers de notre civilisation. Je me demande, parfois, combien d'entre nous seraient ici sans ces piliers, remarqua Elias Khoùri, pour dire quelque chose, tandis qu'ils attendaient le conseiller spécial du haut commissaire.
Cette réflexion sortit Antonis Hàramis de sa léthargie. Quelques minutes plus tôt, il se demandait comment Khoùri s'était débrouillé pour être présent lors d'une telle rencontre. Ni la guerre ni le commerce ne touchaient directement aux activités de cet homme énigmatique. Pourtant, en y réfléchissant, il se rendit compte qu'au cours des deux ou trois dernières années, aucune des grandes affaires conclues n'avait abouti sans la médiation du «Libanais», sobriquet dont on l'avait affublé. Presque tous les jours, aux alentours de Shérif-Pacha, on apercevait sa peau claire nimbant sa haute et mince silhouette qui vaquait d'une boutique à l'autre, élégamment vêtue de costumes et de chapeaux hors de prix, comme s'il humait le tourbillon du commerce incessant de la ville.
Il avait proposé la brasserie Daniele (où, d'après ses dires, on buvait de l'authentique bière allemande et non «de la pisse de chat») pour le rendez-vous entre le dignitaire britannique et Antonis, qui ne fréquentait plus ce genre d'endroit ; Hàramis laissa flotter son regard sur les lourdes boiseries, les vastes miroirs et les appliques volumineuses qui décoraient les murs. De sa place, il distinguait à peine les traits du maître d'hôtel qui, du fond de la salle, derrière un comptoir de bois, coordonnait le service. Il voyait uniquement son ventre proéminent rebondir quand il briquait le bar de sa serviette blanche, et il s'amusait de la façon dont, grâce à son accent italien chantant, il malaxait indifféremment quatre langues. Khoùri expliqua :
- Daniele constitue l'attraction du lieu. Il est Il protagonista, une espèce de comédien qui effectue sa performance quotidienne derrière son comptoir.
Effectivement, l'éclairage discret et le ciel de verre formé par les chopes de bière géantes suspendues à des crochets invisibles faisaient penser à une rampe.
- Pour qui ? interrogea Antonis.


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia