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.. Le paradoxe du cerf-volant

Couverture du livre Le paradoxe du cerf-volant

Auteur : Philippe Georget

Date de saisie : 16/06/2011

Genre : Policiers

Editeur : Jigal, Marseille, France

Collection : Polar

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 9782914704755

GENCOD : 9782914704755

Sorti le : 15/02/2011

Pierre, 27 ans, est un boxeur qui semble arrivé à la fin de sa carrière. Il s'accroche, peine à chaque combat et son entraîneur de toujours, le vieil Émile continue de veiller sur lui. Aussi, lorsqu'il perd le combat (de trop ?) par KO, les doutes deviennent insistants et le mot retraite est prononcé. Pour la préparer et arrondir les fins de mois, il accepte sans grande motivation de jouer les gros bras pour Lazlo un prêteur sur gage croate que son ami Sergueï lui présente. Le lendemain de sa mission, Lazlo est découvert mort et les flics le soupçonnent, ses empreintes ayant été retrouvées sur l'arme du crime ! Pierre est littéralement immergé dans une affaire dangereuse à laquelle il ne comprend pas grand-chose, il se fait balader, s'aperçoit jour après jour qu'il ne peut faire confiance à personne («Décidemment, dans cette histoire, ils m'ont tous pris tour à tour pour le roi des truffes»), ni à la police française, ni à son ami Sergueï. L'origine de cette histoire prend racine dans l'ancien conflit de l'ex-Yougoslavie, les massacres n'ont pas été oubliés et l'histoire n'a pas encore été écrite ! Mais Pierre est un boxeur expérimenté et conserve son punch, sa ténacité, sa vivacité ! Il n'abdiquera pas tant qu'il ne sera pas tombé ou que l'arbitre aura signifié la fin du combat ! Un bon polar dense et tragique mené par un boxeur souvent tendre à la répartie et au direct efficaces.


A 27 ans, Pierre, qui vient de perdre un nouveau combat, sent bien que le monde de la boxe n'est pas plus pour lui. Difficile d'enchaîner travail (serveur dans un bar, il faut bien gagner sa vie), entraînements, hygiène de vie et combats de temps en temps. Mais à cet âge-là on se sent encore jeune et l'idée d'arrêter est difficilement envisageable - Sauf que - Segueï, qui «s'affirme toujours Yougoslave même si son pays natal a sombré depuis vingt ans» est le premier à lui en parler. Il lui propose même un «boulot» dans ses cordes, un complément financier en adéquation avec son physique, bien payé en liquide. Rien de bien compliqué en vérité : faire l'encaisseur pour Lazlo, usurier croate. On ne demande rien à Pierre, si ce n'est impressionner les gens de par sa masse. Pierre accepte, une fois, en ressort écoeuré, bien décidé à ne jamais recommencer, mais tout change pour lui lorsque Lazlo est assassiné et qu'il se retrouve le principal suspect...
«Il y a des moments difficiles dans une vie, et là, j'crois bien qu't'as les deux pieds dedans.»
Pour son second roman, Philippe Georget nous emmène dans le milieu de la boxe qu'il connaît parfaitement. Même si le thème n'est pas nouveau dans le roman noir, le traitement tout en finesse et précision donne toute la qualité de ce roman qui mêle action, réflexions sur «l'engagement» dans la boxe et personnages bien abîmés par la vie.


  • Les présentations des éditeurs : 10/03/2011

Dans une salle surchauffée de la banlieue parisienne, Pierre, 27 ans, boxeur en plein naufrage, vient ce soir de perdre le combat de trop. Critiqué, sonné, déprimé, les doutes l'assaillent et la retraite se profile, contrainte et forcée.

Afin de préparer sa reconversion il accepte de jouer les «gros bras» pour Lazlo, un prêteur sur gage croate réfugié à Paris... Que l'on retrouve bientôt sauvagement torturé et assassiné.

Soupçonné et accusé du meurtre par les flics, poursuivi par des tueurs serbes, traqué par d'anciens légionnaires au service d'un mystérieux commanditaire, Pierre plonge au coeur d'une histoire embrouillée à laquelle il ne comprend rien et qui semble prendre sa source dans les terribles massacres de civils des années 90 en ex-Yougoslavie.

Baladé par Sergueï, l'ami réfugié politique et chauffeur de taxi, mis sous pression par le commissaire Lefèvre qui cherche on ne sait quoi, troublé par Julie, la fliquette, perturbé par ses propres fantômes, Pierre se sent manipulé... Il perd pied, doute, picole et titube.

Mais épaulé par le vieil Émile - l'indéfectible entraîneur - Pierre va retrouver son souffle, ses réflexes, ses jambes et son punch destructeur pour livrer sous les projecteurs son ultime combat !

Avec avoir surfé sur tous les Prix Polars en 2010, son premier roman, L'été tous les chats s'ennuient est encore à ce jour Finaliste du Prix SNCF du Polar 2011, du Prix Plume de Glace 2011 et du Prix du Premier Roman Policier 2011, Philippe GEORGET nous offre aujourd'hui son nouveau roman, LE PARADOXE DU CERF-VOLANT. Et c'est une grande claque : l'aventure et ses ramifications historiques, le héros tendre et décalqué, les personnages, complexes et ambigus, le style - trop classe le style -, l'ambiance, poisseuse et combative, l'écriture, précise, vive, dense et nourrissante... Bref, tout... Ses personnages d'abord... et en tout premier lieu, le héros magnifique, Pierre, boxeur en perdition, beau comme une icône, une gueule, une âme riche et hantée par sa vie de galère, ses blessures, ses doutes, ses peurs et ses fantômes... Puis l'intrigue - qui s'emmêle avec l'Histoire - celle de la Yougoslavie, de la Serbie, de la Croatie. Avec son cortège de guerres, de peurs, de morts et de haines... Et là, dans un Paris des faubourgs, le XIXe arrondissement des Buttes-Chaumont, s'entrechoquent les malfrats ex-tortionnaires jusqu'au-boutistes, le fantôme d'un ex-général emblématique, Sergueï, l'ami et chauffeur de taxi, cabossé et énigmatique, Lazlo, prêteur sur gage à la gueule de tueur, une armée de bodyguards ex-légionnaires, quelques flics en eau trouble, Julie la fliquette pas très claire... Et ces carnets, ces foutus carnets que tous cherchent et s'arrachent avec férocité... Rajoutez à tout cela le TPI (Tribunal Pénal International) et l'entrée de la Croatie dans l'UE en toile de fond et vous voyez le tableau... Si ce roman est un OVNI, Phillippe Georget en est l'habile et téméraire pilote - tendance looping en piqué - L'intrigue est impeccable et la toile tissée, sans échappatoire... C'est beau, poignant, cruel, parfois drôle, toujours intense... C'est aussi triste à pleurer, grave et les interrogations posées là ne laisseront personne intact... Ah oui, j'oubliais, ça sent aussi la sueur, le cuir, le sang et le bruit des coups sur les corps ! Car c'est également un sublime roman sur la boxe. UNE SACRÉE CLAQUE, je vous le répète... !


  • Les courts extraits de livres : 10/03/2011

Round 1

- Tout va bien, fils, ne te fais pas de mouron.
La voix se veut rassurante mais je ne suis pas inquiet.
- T'as perdu conscience pendant quelques instants, c'est pas grave. Tu devrais récupérer rapidement.
J'ai les yeux fermés, je souris. Je me sens reposé. L'été chante et j'émerge lentement d'une sieste trop profonde. J'entends, au loin, les cigales engueuler les grillons.
- Ne bouge pas, prends ton temps. Respire tranquille.
Je ne suis pas pressé de me lever. Tout à l'heure, à la tombée du jour, j'emmènerai Laurette dans les collines. Nous irons respirer la lavande et la bruyère, la menthe poivrée et le genêt d'Espagne. C'est fou comme la tiédeur d'un soir peut réveiller les odeurs. Elle les soulève, les détache, les fait roter de bonheur. Les parfums, c'est comme le vin, il faut qu'ils soient chambrés pour exhaler leur âme.
- Tu m'as foutu la trouille, tu sais.
Je ne veux pas bouger. Peut-être je ne peux pas. Pas envie de savoir. Pas maintenant.
- J'avais bien compris que tu n'étais pas dans ton assiette aujourd'hui mais je pensais que tu pourrais t'en tirer quand même.
J'essaie d'inspirer une bonne bouffée d'air. Raté. Mon nez est aussi bouché que l'anus d'une bigote constipée. À défaut, j'avale un peu de salive. J'ai comme des grumeaux dans la bouche. C'est âpre et chaud.
Les grumeaux ont le goût du sang.
- Je ne sais pas ce qui t'a pris ce soir. Combattre comme ça, c'était du suicide.


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