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.. Chateau de cartes

Couverture du livre Chateau de cartes

Auteur : La Tribut du verbe

Préface : Michel Kneubühler

Date de saisie : 25/03/2011

Genre : Poésie

Editeur : la Passe du vent, Genouilleux, France

Prix : 10.00 € / 65.60 F

ISBN : 9782845621725

GENCOD : 9782845621725

Sorti le : 09/03/2011

  • Les présentations des éditeurs : 25/03/2011

Ils sont quatre. «Quatre poètes chasseurs de sens, cueilleurs de sons», comme ils aiment à se présenter. Quatre qui parlent «la bouche pleine... de mots». Quatre «tueurs à langages», comme dit Cocteau Mot Lotov. Voire quatre «tueurs à gags». Quatre, en tout cas, comme les lettres du mot slam.

Depuis des années qu'ils hantent toutes les scènes, nous sommes nombreux à les avoir entendus déclamer, scander, rythmer, ponctuer, versifier... Comme de bien d'autres slameurs, on pourrait dire d'eux ce qu'a un jour écrit, à propos des rappeurs, l'anthropologue Virginie Milliot : «[ils] ont commencé à jouer en rythme avec la langue française. Au départ, il s'agissait essentiellement d'un art de la performance : [ils] s'évertuaient à prononcer le maximum de phonèmes en un minimum de temps, à jouer sur la rythmique en appuyant certaines syllabes, à faire chanter le verbe en multipliant les homonymes et en jonglant avec les rimes». Et, comme aux rappeurs rencontrés par notre anthropologue, il faut leur rendre grâce d'avoir «redécouvert la magie du verbe, la force créative de la parole vivante qui en situation se réinvente [...]».

Il faut lire la Tribut du Verbe. Parce que verba volent, les paroles s'envolent, et que le rythme effréné de notre quatuor ne permet pas toujours de saisir, ici la subtilité de telle association de mots, là la jubilation de telle homonymie, là encore la virtuosité de telle allitération.
Faites l'expérience. Prenez n'importe quel texte et lisez une première fois. Laissez reposer et revenez-y quelque temps plus tard. À coup sûr, vous découvrirez une pépite que la première lecture n'aura pas décelée. Mais comment donc qualifier les textes ici réunis ? On sait que certains esprits forts rechignent à associer slam et poésie... les mêmes sans doute qui, il y a vingt ans, déniaient au rap et au hip-hop le statut de créations. La réponse est signée Mix Ô Ma Prose : «Appelle ça slam, appelle ça poésie / Appelle ça hip-hop, appelle ça chanson française / Appelle ça comme tu veux !»


  • Les courts extraits de livres : 25/03/2011

Extrait de la préface de Michel Kneubühler

Vives paroles, paroles à vif

Ils sont quatre. «Quatre poètes chasseurs de sens, cueilleurs de sons», comme ils aiment à se présenter. Quatre qui parlent «la bouche pleine... de mots». Quatre «tueurs à langages», comme dit Cocteau Mot Lotov. Voire quatre «tueurs à gags». Quatre, en tout cas, comme les lettres du mot slam.

Depuis des années qu'ils hantent toutes les scènes, nous sommes nombreux à les avoir entendus déclamer, scander, rythmer, ponctuer, versifier... Comme de bien d'autres slameurs, on pourrait dire d'eux ce qu'a un jour écrit, à propos des rappeurs, l'anthropologue Virginie Milliot : «[ils] ont commencé à jouer en rythme avec la langue française. Au départ, ils agissaient essentiellement d'un art de la performance : [ils] s'évertuaient à prononcer le maximum de phonèmes en un minimum de temps, à jouer sur la rythmique en appuyant certaines syllabes, à faire chanter le verbe en multipliant les homonymes et en jonglant avec les rimes». Et, comme aux rappeurs rencontrés par notre anthropologue, il faut leur rendre grâce d'avoir «redécouvert la magie du verbe, la force créative de la parole vivante qui en situation se réinvente [...]».

IL FAUT LIRE LA TRIBUT DU VERBE. Parce que verba volent, les paroles s'envolent, et que le rythme effréné de notre quatuor ne permet pas toujours de saisir, ici la subtilité de telle association de mots, là la jubilation de telle homonymie, là encore la virtuosité de telle allitération.


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