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.. James, le lapin qui en savait trop

Couverture du livre James, le lapin qui en savait trop

Auteur : Tania Sollogoub

Date de saisie : 21/05/2011

Genre : Jeunesse à partir de 9 ans

Editeur : Ecole des loisirs, Paris, France

Collection : Neuf

Prix : 7.50 € / 49.20 F

ISBN : 9782211204569

GENCOD : 9782211204569

Sorti le : 02/05/2011

Pierre, 10 ans, a un ami. Cet ami s'appelle James. James est un lapin. Oui, mais voilà, James n'est pas un lapin ordinaire. James est un lapin qui parle. Heureusement, James est un lapin qui ne parle qu'avec Pierre. Oui, mais voilà, tout bascule le jour où James, qui a des choses importantes à révéler, décide de parler aux adultes...

Un joli conte initiatique qui donne à réfléchir sur l'identité, le passage à l'âge adulte et la part d'imaginaire, de poésie et de fantaisie que nous laissons derrière nous en grandissant.


  • Les présentations des éditeurs : 21/05/2011

J'ai un ami. Il s'appelle James et c'est un lapin. Cela fait dix ans qu'il a des réponses à mes questions et que je lui confie mes secrets. «Si tu savais comme la nuit est belle quand on ouvre ses volets le soir», me dit-il souvent.
Seulement, il y a un problème. Depuis quelque temps, je ne le reconnais plus. Il s'est mis à parler aux autres. Mes parents savent même maintenant qu'il lit mes livres à ma place. Pourquoi a-t-il décidé de s'adresser aussi aux adultes ? Pour quelles raisons s'enferme-t-il avec le docteur Lafitte pour de longues conversations ? De quoi peut-il bien discuter avec mon père ? Et finalement, d'où vient-il ?

Changer le monde et «prendre ses rêves au sérieux». Ouvrir les frontières aux nomades, bras ouverts, lutter contre les yeux tristes des filles de Moscou et les espoirs brisés, bras décroisés. Tania Sollogoub y croit et le fait.
Grâce aux mots et aux chiffres (elle enseigne l'économie quand elle n'envoie pas des romans par La Poste). Grâce aussi à la magie des Baba Yaga cachées dans les forêts russes ou dans la boutique de produits du Massif central du métro Gare du Nord. Après, elle vous emmènera manger des blinis, vous parlera de Blade Runner, et vous de rire, et vous de rêver.
Quelque chose aura changé.


  • Les courts extraits de livres : 21/05/2011

C'était un dimanche d'automne, une fin d'après-midi qui n'en finissait pas, le genre de moment où l'on sent doucement mourir le week-end à mesure que la lumière baisse. Exactement le genre de moment que je détestais.
- Tu as vu ça ? disait ma mère de temps en temps sans lever les yeux de son journal, en pointant du doigt une ligne que personne ne pouvait voir.
- Hum, hum, répondait mon père.
Nous étions tous dans le salon en train de lire, parce qu'un dimanche «ça doit être tranquille», avait décidé ma mère. Ma soeur avait l'air d'en prendre son parti, mais moi j'écoutais avec inquiétude le bruit que faisait mon estomac et mon livre était en train de glisser lentement de mes genoux.
- Dis-moi, Pierre... Les nourritures de l'esprit, cela t'intéresse de temps en temps ? demanda ma mère avec agacement.
Elle ne comprenait rien. Elle n'entendait rien.
Comment lui expliquer le vacarme que faisait mon corps depuis quelque temps ? Le matin, en cours, le soir et même sur le chemin du collège, quand je revenais avec Brigitte et que nos mains se frôlaient sans que nous l'ayons décidé. J'avais toujours faim, sommeil, mal, toujours envie d'être ailleurs, envie d'être quelqu'un d'autre.
- Lève-toi... Lave-toi... Travaille...
Je n'en pouvais plus. Mais bon Dieu ! Comment faisaient donc tous ces gens pour mettre un pied l'un devant l'autre ? Et puis pour marcher au pas dans le métro, monter tout raides dans les bus, ne pas se parler, ne pas se voir... Moi, je ne serais jamais comme eux... C'était si simple... Dormir. Oublier. M'oublier. Le ciel était gris au-dessus de Paris.
- Tu m'entends, Pierre ?


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