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Auteur : Aline Bernard
Date de saisie : 11/05/2011
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : Geste, La Crèche, France
Collection : Geste poche
Prix : 13.90 € / 91.18 F
ISBN : 978-2-84561-752-0
GENCOD : 9782845617520
Sorti le : 01/04/2011
Les amateurs de sang et de suspense seront conquis par cet ouvrage regroupant 14 histoires datant de 1824 à 1947. Chaque affaire nous entraîne dans une Charente-Maritime d'un autre temps, d'une autre époque, où on peut revivre au fil des pages des faits qui ont marqué un hameau, un village, une ville, ou même tout un département, et qui ont eu un impact important, au point de faire déplacer une foule considérable lors du procès. La curiosité atteint son apogée quand le bourreau est amené à intervenir. À ce moment-là, c'est l'émeute.
Vivez comme si vous y étiez des affaires : le drame de Royan, le violeur de Dolus, ou encore l'épouse diabolique de Cierzac...
Originaire et habitant dans le département de la Vienne, Aline Bernard est titulaire d'un DEA d'histoire contemporaine obtenu à la faculté des sciences humaines de Poitiers. Son mémoire portait sur les juridictions d'exception de l'Occupation et de la Libération, Vienne, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vendée, 1940-années 1970.
Extrait de l'introduction
Les cours d'assises sont instituées par le code napoléonien en 1811. Elles siègent dans chaque chef-lieu de département. Toutefois, il y a une exception : la Charente-Inférieure. En effet, au lieu d'être située à La Rochelle, la cour d'assises siège à Saintes.
Elles sont créées pour juger tous les crimes, c'est-à-dire les meurtres, viols, etc. Et c'est particulièrement ce qui nous intéresse. Ce livre a pour but de faire vivre au lecteur 14 grandes affaires criminelles, de 1824 à 1947, fruit d'un long travail de recherche aux archives départementales de Charente-Maritime. À cause des délais de communicabilité de 100 ans, il a fallu utiliser d'autres sources : des journaux, comme L'Écho saintongeais, Les Tablettes judiciaires, ou encore Sud-Ouest. Mais il n'a pas la prétention de relater les plus grandes, car qu'est-ce qu'une grande affaire criminelle ? Pourquoi ces quatorze-ci plutôt que les centaines d'autres ? On ne peut y répondre, chaque individu a son idée. Cet ouvrage a surtout pour ambition de mettre à la portée du public des histoires sanglantes, qui ont eu un impact au niveau local, régional ou national.
Pourquoi un tel engouement ? Depuis la nuit des temps, tout ce qui est sanglant ou morbide attire. Plus les faits sont atroces, plus le lecteur apprécie. C'est souvent une curiosité malsaine.
Mais, il y a également un intérêt historique. En effet, l'étude des dossiers de cours d'assises permet de s'immiscer dans la vie des gens à cette époque, de découvrir les us et coutumes d'un autre temps, ou d'une autre région. Pour une fois, on a l'occasion de pénétrer sur les lieux du crime.
Il permet aussi de poser un regard sur la justice d'autrefois. Est-elle vraiment différente de la nôtre ? Les diverses pièces des dossiers nous permettent de suivre et de vivre au jour le jour l'évolution de l'enquête, la recherche des criminels, leurs interrogatoires. Dans plusieurs histoires, on se rend compte avec effroi que la société de l'époque est plutôt silencieuse. Dans beaucoup de cas, il y a eu des prémices, des signes qui indiquaient qu'un jour ou l'autre, ça allait mal finir. Mais les voisins, les amis, ont préféré fermer les yeux jusqu'au jour où le drame arrive. Et là, c'est trop tard pour parler. Est-ce qu'on est face à une société qui ne dénonce pas, qui est plutôt individualiste, ou qui ne se mêle pas des histoires des autres ? Aujourd'hui, on parlerait de non-assistance à personne en danger. En général, il faut attendre que le crime soit commis pour que la rumeur publique enfle, et parvienne aux oreilles de la justice. Les langues ne se délient pas si facilement. Dans une affaire, les gendarmes sont même guidés par l'intervention d'un corbeau. Mais toutes les pistes qu'il a données se sont avérées mauvaises.
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