Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Bizango

Couverture du livre Bizango

Auteur : Stanley Péan

Date de saisie : 24/05/2011

Genre : Policiers

Editeur : ALLUSIFS, Montréal, Canada

Collection : 3/4 polar

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 9782923682204

GENCOD : 9782923682204

Sorti le : 25/04/2011

  • Les présentations des éditeurs : 24/05/2011

Dans les rues de Montréal, erre un homme doté de facultés extraordinaires qui s'apparentent à une malédiction. Une nuit, après être venu à la rescousse d'une prostituée haïtienne malmenée par le bras droit de son pimp, il se lie d'amitié avec cette jeune femme rebaptisée Gemme pour sa clientèle. Une inquiétante cavale s'ensuit. Non seulement cet être étrange et sa protégée sont poursuivis par les sbires lancés à leurs trousses par le redoutable gangster et proxénète Chill-O, mais ils essaient aussi d'échapper aux enquêteurs de la police. Mais qui est-il à la fin ? D'où vient-il ? S'agirait-il, comme le suggère Papy Bokô, le vieux sage consulté par Gemme, d'un bizango, une de ces créatures issues du folklore haïtien capables de se dévêtir de leur peau humaine pour devenir autre chose ?

Stanley Péan est né à Port-au-Prince, en Haïti, et a grandi à Saguenay, une des grandes agglomérations de la province du Québec. Son premier recueil de nouvelles est paru à la fin des années 1980, depuis il a publié une vingtaine d'ouvrages dont de nombreux romans, notamment pour les adolescents et a été récompensé par des prix prestigieux. Journaliste, il signe pour de nombreux magazines littéraires, il est rédacteur en chef de la revue Le Libraire. Passionné de musique, il anime également une émission quotidienne sur le jazz.

«Le monde de Stanley Péan est à l'image de la société contemporaine, un monde où les valeurs humaines ont cédé la place aux préjugés, à l'intolérance et à la violence, où l'amour fraternel est devenu du folklore.» Au relie Boivin- Québec Français


  • Les courts extraits de livres : 24/05/2011

Extrait du prologue

Andréa Belviso gara sa Yaris le plus près possible du périmètre de sécurité érigé par les autorités, inspira profondément, puis coupa le contact. La voix de Jean-Louis Murât sur la stéréo s'interrompit, remplacée par les interjections des équipes à l'oeuvre et les hurlements de sirènes diverses : camions de pompiers, voitures de police et ambulances. Les éclats des gyrophares se mêlaient à ceux du feu qui ravageait l'immeuble.
Avec toutes ces lumières, on aurait dit que Noël arrivait avec quelques mois d'avance ! Et pourtant, la jeune femme aurait préféré se trouver à mille lieues de là. Elle jeta un coup d'oeil sur son reflet dans le rétroviseur, rajusta une mèche rebelle de son toupet. Puis, après avoir pris son iPhone en guise de bloc-notes, elle musela la petite voix intérieure qui lui intimait de prendre ses jambes à son cou, réprima les réminiscences et visions cauchemardesques que ravivait le spectacle, puis ouvrit la portière. «Ma porca miseria ! Me semble que j'avais mieux à faire de mon jeudi soir !» ruminait-elle au moment de poser le pied sur le trottoir.
Le rugissement des flammes ne cessait de gagner en amplitude ; leur parfum étouffant se répandait dans la rue comme la rumeur. Avec une poussée de coquetterie, Andréa s'inquiéta du fait que ses vêtements, ses cheveux et sa peau empesteraient la fumée en quelques minutes. Dire qu'elle n'avait pas allumé de cigarette depuis six mois ! La faune habituelle s'attroupait déjà sur les lieux, les officiers de police maintenaient les badauds éplorés en dehors de la zone d'intervention, les ambulanciers sur le qui-vive dispensaient des soins aux résidents de l'immeuble au fur et à mesure de l'évacuation, les pompiers s'activaient autour de la bâtisse. Aux abords de tout ça, cameramen et reporters de télé, journalistes et photographes des autres quotidiens. Un hochement de la tête en guise de salut par-ci, un clin d'oeil par-là. Trop de visages, Andréa ne reconnaissait pas tout le monde.
Pour avoir si souvent roulé dans cette zone de Rosemont à vélo ou en auto, elle reconnaissait le bâtiment de trois étages : une manufacture depuis longtemps fermée, qui avait un temps abrité un centre de loisirs pour la jeunesse avant d'être reconvertie en résidence pour personnes âgées semi-autonomes.
- Trois étés de suite, j'ai passé mes vacances dans ce centre, lui balança Matt Legault, photographe au journal, sans prendre la peine de la saluer. Christie que c'est ironique : mes vieux m'avaient inscrit là dans le temps, parce qu'ils trouvaient que j'étais une tête brûlée !


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia