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2010. Vers l'Immensité, Olivier Rolin, s'embarque dans le mythique Transsibérien en compagnie d'autres écrivains. Retour vers le passé, cette Russie qui l'attire et qu'il connaît déjà. «Aimer la Sibérie, ça ne se fait pas» nous-dit, sous le charme de la musique des mots. Espace. Paysages à l'infini. Végétation jaillissant avec violence de la terre noire.
Le train avance en ferraillant «staccato, staccato, contrebasse, grincements de violon détraqué». Croiserons Tchekhov, épris de l'Amour, Pasternak ou Chamalov dans l'enfer de la Kolyma... Kilomètre 9288. Terminus. Tout le monde descend.
Un voyage poétique, sensible et inspiré. Vladivostok, il y reviendra nous promet-il. En attendant, ne résistons pas à ce bonheur de lecture.
Les présentations des éditeurs : 18/05/2011
Fleuves géants, déserts glacés, taïga sans limites, températures extrêmes : en Sibérie, la géographie n'y va pas de main morte.
L'histoire non plus, qui en a fait la terre des bagnards, et des déportés, l'un des noms du Malheur au XXe siècle. On peut pourtant trouver un charme secret à cette partie du monde qui désigne assez bien le vieux mot de solitudes, et qui est comme le grand large sur terre. C'est mon cas. Les chroniques ici réunies témoignent à leur façon d'une inclination contre nature...
Olivier Rolin est l'auteur, notamment, de l'Invention du monde (1993), Port-Soudan (1994), Tigre en papier (2002), Un chasseur de lions (2008), Bakou, derniers jours (2010).
Bric et broc vient de paraître aux éditions Verdier.
La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 8 juin 2011
L'espace incommensurable, l'empreinte intangible et poignante de l'Histoire, l'ombre des grands écrivains et poètes - de Tchekhov à Pasternak, du Gogol des Ames mortes au Chalamov des Récits de la Kolyma... les textes ici rassemblés embrassent tout cela et dessinent peu à peu un itinéraire en forme de quête, d'initiation. Et que dire de l'écriture d'Olivier Rolin, d'une si évidente beauté...
La revue de presse Grégoire Leménager - Le Nouvel Observateur du 12 mai 2011
«Il y a beaucoup de mots français qui traduisent mal les choses russes, il faut s'y faire et s'en contenter», note Rolin. Pour dire son amour de la Sibérie, il semble bien qu'il ait su, à tâtons, résoudre ce problème d'écrivain.