Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.
Libraires, partagez vos découvertes.
Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.
Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.
Auteur : Michel Zordan
Date de saisie : 18/05/2011
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : 3Z, France
Prix : 15.00 € / 98.39 F
ISBN : 9782953286397
GENCOD : 9782953286397
Sorti le : 18/05/2011
Le Sud-Ouest est l'une des régions de France les plus prisées par les Anglais, ils s'y installent et cultivent la nostalgie des vieilles pierres et celle d'une lointaine époque. Cette situation n'est guère du goût de tous les indigènes. Certains considèrent en effet que ces populations ne font que reconquérir par l'argent, les territoires dont ils avaient été chassés par notre Jeanne d'Arc emblématique. Ils les accusent de tous les maux, mais surtout de faire indûment grimper les prix des biens qu'ils convoitent. Toutefois, il est très rare que l'un de ces natifs, lorsqu'il a lui-même une maison à vendre, refuse la proposition d'un «envahisseur», qui la plupart du temps est bien supérieure à celle des locaux.
Dans la petite commune de Saint-Jean, la situation était encore plus alambiquée. En quelques mois le bourg avait acquis une notoriété certaine, et même durant l'hiver quantité de touristes faisaient le détour. Cette célébrité soudaine avait pour effet de faire gonfler le nombre des personnes voulant y résider. Pour les habitants c'était selon. Pour ceux qui pensaient n'avoir rien à gagner (sinon des em...), une grande part de responsabilités incombait au père Deslandes et à son épicerie. Pour d'autres, les plus éclairés (enfin, tout dépend du camp dans lequel on se place) ceux qui avaient un peu ou beaucoup à gagner, le curé était le sauveur. C'était le précurseur, celui qui avait montré la voie. Une lumière, peut-être divine était apparue dans le ciel de notre magnifique Sud-Ouest et notre curé avait su le premier trouver «l'interrupteur».
Bref, notre bourg se voyait maintenant jusqu'à Londres et même bien au-delà et les conséquences n'allaient pas tarder à se faire ressentir.
Une Lumière céleste
Le Sud-Ouest est l'une des régions de France les plus prisées par les Anglais, ils s'y installent et cultivent la nostalgie des vieilles pierres et celle d'une très lointaine époque. Cette situation n'est guère du goût de tous les indigènes (ou autochtones, ou natifs, c'est la même chose, mais en moins bizarre). Certains considèrent en effet que ces populations ne font que reconquérir, par l'argent, les territoires dont ils avaient été chassés par notre Jeanne d'Arc emblématique. Ils les accusent de tous les maux, mais surtout de faire indûment grimper les prix des biens qu'ils convoitent. Toutefois, il est très rare que l'un de ces natifs (indigènes, ou encore autochtones) lorsqu'il a lui-même une maison à vendre, refuse la proposition d'un «envahisseur», qui, la plupart du temps, est bien supérieure à celle des locaux. Mais il faut bien le reconnaître, il y a aussi les purs et durs, qui ne sont pas disposés à céder le moindre pouce de terrain, surtout s'ils n'ont rien à vendre. Pour les plus combatifs, il était même grand temps de se mobiliser, afin de récupérer l'espace perdu.
Dans la petite commune de Saint-Jean sur Automne, la situation était encore plus alambiquée. En quelques mois, le bourg avait acquis une notoriété certaine, et même, durant l'hiver, de nombreux touristes faisaient le détour. Cette célébrité soudaine avait pour effet de faire gonfler le nombre des personnes voulant y résider surtout l'Anglais, toujours et encore lui, considérés par certains indigènes et même par d'autres (oui, oui) comme l'ennemi héréditaire.
Pour les habitants c'était selon. Pour ceux qui pensaient n'avoir rien à gagner (sinon des em...), une grande part de responsabilités incombait au père Deslandes et à son épicerie.
Un curé, c'est fait pour dire la messe, célébrer les mariages, les baptêmes et enterrer les morts, pas pour faire du commerce à l'ancienne.
Pour d'autres, les plus éclairés (enfin tout dépend du camp dans lequel on se place) ceux qui avaient un peu ou beaucoup à gagner, le curé était le sauveur. C'était le précurseur, celui qui avait montré la voie. Une lumière, peut-être divine, était apparue dans le ciel de notre magnifique Sud-Ouest et notre curé avait su le premier trouver «l'interrupteur». Eh oui, notre curé avait comme tant d'autres de ses confrères bien du mal à joindre les deux bouts avec seulement la quête et le denier du culte. Alors, lorsque la mère Tancogne avait arrêté, à près de 85 ans, son activité d'épicière-mercière-débitante de tabac, il lui avait proposé de la reprendre. Tout le monde l'avait pris pour un fou, certains affirmaient même que la soutane lui était montée à la tête (on aura compris ce que certains voulaient dire par là). La vieille dame ne voyait guère plus de deux clients par jour, et encore parce qu'elle leur faisait crédit. C'est vrai que, par temps de neige, ils se faisaient beaucoup plus nombreux.
Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia