Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Pour tout l'or du Brésil

Couverture du livre Pour tout l'or du Brésil

Auteur : Jean-Paul Delfino

Date de saisie : 31/05/2011

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : le Passage, Paris, France

Collection : Littérature

Prix : 19.50 € / 127.91 F

ISBN : 978-2-84742-167-5

GENCOD : 9782847421675

Sorti le : 05/05/2011

  • Le courrier des auteurs : 21/05/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Un romancier et pas - encore ? - un écrivain ! C'est un mot un peu lourd à porter, car ce serait prétendre se mettre au niveau d'un Cendrars, Jorge Amado ou Zola. Laissons passer un peu de temps...

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Il s'agit d'un thème très actuel, bien que le roman se déroule dans le passé. Pour mon premier héros, il s'agit de travailler plus pour gagner plus, toujours plus d'or. Pour le second, il lui faut travailler plus pour gagner sa liberté et sortir de sa condition d'esclave.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Question très difficile à laquelle je préfère répondre par un court extrait
:
- Ça, c'est l'avenir qui nous le dira. Pour l'instant, elle ne vit que pour les idées venues d'Europe. Depuis que les Français ont fait leur révolution, l'an dernier, elle ne parle que d'indépendance à la Couronne du Portugal pour le Brésil.»
Avec inquiétude, Zumbi demanda :
«Ça n'est pas trop dangereux, pour notre fille ?»
S'ouvrant alors de son plus beau sourire, Laurinda se retourna, enlaça son mari à son tour et, les yeux dans les yeux, elle répliqua :
«Oui, c'est dangereux. Mais n'oublie pas que Josefina, c'est une fille de l'Afrique et une fille du Brésil. Et c'est aussi ta fille, la fille de Zumbi, l¹homme qui a cherché de l'or sans jamais en trouver et qui, avec moi, lui a appris l'une des choses les plus importantes au monde.
- Laquelle ?
- De ne jamais rien lâcher. Jamais !

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Sans le moindre doute, un mélange de samba, de frevo (du verbe ferver, avoir la fièvre) et bossa nova.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
De l'émotion car c'est, pour moi, l'essence même de l'écriture. Et tout le reste n'est que... littérature !


  • Les présentations des éditeurs : 31/05/2011

Novembre 1755, Lisbonne. Un tremblement de terre historique ravage la capitale du Portugal. Pour la reconstruire, le marquis de Pombal fait appel à Dom Cristiano da Fonseca, jeune fils d'un commerçant lisboète. Au même instant, Zumbi, fils d'esclaves, quitte Rio de Janeiro pour faire fortune dans la quête de l'or et des diamants à Ouro Preto, au Brésil.

Au fil de leurs aventures, les deux hommes verront leurs destinées se croiser et se déchirer, sur fond de soif de l'or, d'essor du Brésil, du bannissement du marquis de Pombal, d'aspiration à l'indépendance du Minas Gerais, de confréries de Nègres libres, de conspirations indépendantistes.

Dans cette fresque romanesque historique, Zumbi et Dom Cristiano da Fonseca tutoieront les anges et plongeront tour à tour dans les affres de la déchéance, aux côtés des personnages emblématiques du Brésil et du Portugal que sont Tiradentes, le sculpteur estropié Aleijadinho, les Távora, le musicien Domingos Caldas Barbosa ou encore Chica da Silva et Chico Rei.

Jean-Paul Delfino vit et travaille à Aix-en-Provence. Il a notamment publié Corcovado (2005, Prix Amerigo Vespucci), Dans l'ombre du Condor (2006), Samba triste (2007) et Zumbi (2009). Il est également auteur de documents et d'ouvrages pour la jeunesse.


  • Les courts extraits de livres : 31/05/2011

Extrait du prologue

«Dieu, ce que la vie, parfois, peut être douce...»
Les mains croisées derrière le dos, tout propre des prières qu'il venait d'adresser à Jésus-Christ au sein de la petite chapelle qu'il avait fait construire dans le parc Esperança qui vallonnait au pied de sa riche demeure, Dom Evaristo da Fonseca se félicitait en son for intérieur de la clémence de ce Ier novembre 1755. Sur les pentes qui descendaient vers le Tage, cet homme noble et respecté de tous avait fait fortune dans le négoce du porto. Les guerres interminables entre la France et l'Angleterre avaient tout naturellement détourné les Britanniques de la consommation de vin et c'est sur les barriques du Portugal que ceux-ci avaient jeté leur dévolu, les important par milliers dans les ventres des navires. Oui, Dom Evaristo da Fonseca, malgré le passé tumultueux de ses parents, avait su redresser la barre et se faire aimer de la plupart des Lisboètes, des gens de la rue qu'il croisait chaque jour jusqu'aux membres les plus éminents de la cour royale de Dom José Ier. Sa mère, Dona Josefina da Fonseca, que l'on pourrait se contenter de qualifier de simple génitrice, avait dû, pour de sombres histoires de dot, épouser son frère, Dom Fernando, dans la lointaine colonie du Brésil.
Une fois parvenus à Lisbonne, ils s'étaient installés, riches d'une confortable fortune, mais aussi lestés d'un fardeau : un enfant illégitime nommé Evaristo. Fruit d'une union contre nature entre Dona Josefina et un Nègre de Rio de Janeiro, cet enfant avait des cheveux crépus et une peau qu'on eût dite tannée par le soleil, objets de honte. Dans une chambre retirée de l'immense demeure, enfermé à double tour lorsque ses parents recevaient, il endura une éducation stricte auprès de précepteurs, car, chez les Da Fonseca, on clamait haut et fort ne pas badiner avec la morale et la religion.
En réalité, et en l'espace de quelques années seulement, ses parents avaient englouti l'essentiel de leur fortune, acquise par leur oncle dans le trafic de Nègres. Son père putatif, Dom Fernando da Fonseca, avait débarqué à Lisbonne frappé par le mal français et, peu à peu, cette affection s'était propagée dans son corps. Les douleurs qu'il ressentait allèrent croissant et il se mit alors à les calmer avec des alcools toujours plus forts. Sept années après son arrivée, Dom Fernando n'était plus que l'ombre de lui-même, un fantôme hagard qui déambulait dans les couloirs, en chemise de nuit négligée, une bouteille à la main. Une nuit de janvier, une mauvaise toux eut raison de lui et le précipita dans la tombe. De son côté, sa mère, Dona Josefina, se tua à l'amour, forniquant avec une frénésie proche de la rage, s'offrant des tenues, des parfums et des bijoux toujours plus dispendieux et clinquants afin que cette débauche de luxe remplaçât, au fil des ans, sa beauté vieillissante. Lorsqu'elle passa de vie à trépas, cinq ans après le décès de son époux, certaines mauvaises langues firent courir le bruit qu'elle s'était suicidée parce qu'un garçon ferme aurait refusé ses charmes, même contre une bourse d'or. D'autres prétendirent que quelques courtisanes, avec les maris desquelles elle avait connu des nuits enflammées de libertinage, s'étaient alliées et l'avaient fait empoisonner.


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia