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Roman à suspense sans intrigue policière, conte un peu cruel, un peu fou, histoire extravagante narrée avec un flegme déroutant, Le Miel des anges intrigue, fascine, suscite chez le lecteur un délicieux vertige.
Sur une île sans nom, un apiculteur misanthrope et fantasque est pressé par le pope d'héberger pour quelques jours une mystérieuse fugitive. Cette jeune femme va l'entraîner dans une quête improbable : la fabrication d'un miel à nul autre pareil, le meilleur du monde, le «miel des anges».
Un roman limpide en surface, mais riche de salles souterraines remplies d'échos, d'obsessions et d'ambiguïtés - à l'image de ce monastère labyrinthique où le héros va se retrouver enfermé.
La revue de presse Marine de Tilly - Le Figaro
Roman à suspense sans intrigue policière, histoire extravagante narrée avec un flegme déroutant, Le Miel des anges ne sera sans doute pas oublié. Troublant, inquiétant et quelquefois agaçant, ce conte un peu cruel et complètement fou signale l'entrée en littérature d'un jeune auteur dont on peut beaucoup attendre. On retiendra donc son nom : Vanghèlis Hadziyannidis... Sur une île innommée, Rodakis, un apiculteur misanthrope et fantasque, vit tranquillement sur son petit lopin de terre. A première vue, il n'apparaît pas particulièrement sympathique, mais au fond peu importe, il fait son miel, dans son coin, sans rien demander à personne. «Un beau jour», le pope de son village lui demande d'héberger pour quelque temps une mystérieuse fugitive...
La revue de presse Renaud Ego - Lire
... C'est une étrange fable de la captivité et de l'évasion qu'a inventée dans son premier roman un écrivain grec de trente-cinq ans, dont il serait opportun de mémoriser le nom, tant il se joue habilement de son lecteur. Le miel des anges est un roman désarmant, mené d'une écriture faussement enfantine et qui narre l'histoire d'un maçon des îles devenu apiculteur grâce à la présence d'une femme mystérieuse qui a débarqué de nulle part en cachant un nouveau-né dans une malle. Un enfant caché, une femme qui elle-même ne quitte guère les quatre murs de la maison où le maçon l'a accueillie, et bientôt le maçon, qui abandonne son métier et cesse d'élever des murs pour renouer avec l'activité de son père : le miel. Le parfum qu'il aurait respiré, et qui bientôt va le captiver, n'aurait-il pas pour nom «liberté», «folie» ou «illusion» à moins encore que tous trois ne fussent synonymes ? Toujours est-il qu'on ne le respire pas sans en être enivré, au point d'en rechercher ensuite de nouvelles fragrances, jusqu'à inventer un miel parfait, baptisé Angelico mais qui aurait pu aussi s'appeler «vérité»... il nous faut admettre le talent de prestidigitateur de Vanghèlis Hadziyannidis. Car, sous les apparences d'un simple conte insulaire, il nous livre une version du mythe platonicien de la caverne : personnages et lecteurs sont les jouets de mécanismes d'illusion, le roman, un théâtre d'ombres agitées, laissant à chacun le soin de se débattre pour saisir - mais existe-t-elle ? - une vérité qui dans l'ordre de la fiction procède d'un nécessaire et véritable mensonge.