Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Des vies d'oiseaux

Couverture du livre Des vies d'oiseaux

Auteur : Véronique Ovaldé

Date de saisie : 25/10/2011

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 9782879298276

GENCOD : 9782879298276

Sorti le : 18/08/2011

Vida Izzara a été arrachée de sa région natale par Gustavo qui demeure l'homme de sa vie, abandon de ses origines mais aussi bouleversement social. Elle ne travaille pas et demeure dans sa somptueuse villa dans les beaux quartiers. Seule ombre au tableau : sa fille Paloma a quitté ce monde idyllique, fuite de ce monde, fuite du père distant, froid, peu préoccupé par les envies de sa fille mais aussi fuite de Vida avec qui les relations deviennent orageuses. Dans le quartier, un couple de jeunes gens s'installent clandestinement dans les villas inoccupées et le lieutenant Taïbo chargé de l'enquête rencontre Vida. Vida est immédiatement troublée par cet homme calme, patient, attentif qui dégage une sérénité à toute épreuve, réaliste et rêveur, présent et absent, mystérieux... Ils partent à la recherche de Paloma mais aussi vers le chemin retrouvé de la liberté. Véronique Ovaldé confirme encore son art pour nous faire partager l'amour qu'elle ressent pour ses personnages et pour les rendre attachants et intéressants.


Les mondes de Véronique Ovaldé sont emplis de merveilleux. Un pays imaginaire où l'on croise des hommes d'une irrésistible beauté et des femmes sous emprise. Vida, magnifique blondeur arrachée de la fange par un séduisant mari au teint d'acteur qui l'enfermera, vivante, dans une tombe aux fenêtres closes. Paloma, leur fille unique, superbe amoureuse d'un coucou aux yeux de prince, disparue en laissant des traces. Taïbo, d'une élégante et rassurante solidité. Leurs chemins se mêleront, détissant des liens qui les immobilisent dans un présent mélancolique. Redécouvrir l'amour, le moiré d'une peau, la nudité d'un corps.
Un beau roman, sensuel et poétique comme un conte, immiscé dans la réalité des origines, à la reconquête d'une liberté nouvelle et partagée.


Vida Izarra prévient la police. Elle est certaine que sa maison a été habitée pendant son absence. Le lieutenant Taibo se déplace pour examiner la plainte. Plus rien ne sera comme avant dans cette famille à l'apparence très lisse.
Des bas-fonds aux quartiers les plus huppés, les hommes et les femmes recherchent tous le bonheur, la quiétude....

Le roman est magnifique. Véronique Ovaldé sait nous fait rentrer au coeur des relations hommes femmes. Elle a franchi un nouveau degré dans l'écriture et oui c'est une grande écrivaine...


Véronique Ovaldé nous offre à nouveau un très beau roman. Vida fait appel à la police car elle suspecte une effraction sans vol dans sa très belle maison. Le Lieutenant Taïbo se rend sur les lieux. Et leur rencontre est la première d'une belle série. Les quatre personnages ont du mal à trouver leurs nids et devront défaire les liens qui les entravent pour accéder à la liberté et au bonheur.
Comme dans «Ce que je sais de Vera Candia», les lieux, le pays sont imaginaires : la colline de Villanueva ou le village d'Irigoy. On bascule alors dans le conte, la frontière de l'imaginaire qui rend son écriture plus forte. Coup de coeur de la rentrée littéraire.


  • Le courrier des auteurs : 08/09/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Plein de gens divers et variés.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'instant où le désordre survient, l'instant de la croisée des chemins, le moment où, par la grâce d'une rencontre, on peut s'affranchir de ce que l'on était.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Ce serait peut-être : "Mais qui saura d'où je viens ?"

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Un morceau de Craig Amstrong je pense.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La possibilité de demeurer inconsolable et gai. Et sinon, un verre de vin blanc, pour tout partage, fera l'affaire.


  • Les présentations des éditeurs : 03/09/2011

Quand sa fille Paloma déserte sans prévenir la somptueuse villa familiale, Vida Izzara croit en deviner la raison : elle serait partie avec son amant vivre une vie moins conventionnelle. Jusqu'au jour où Vida comprend que c'est elle aussi que Paloma fuit. Aidée par Taïbo, qui enquête sur un couple de jeunes gens habitant clandestinement les demeures inoccupées de la région, elle part à la recherche de sa fille. Ce périple la conduira de l'Irigoy de son enfance aux recoins secrets de son coeur.
Les vies d'oiseaux, ce sont celles que mènent ces quatre personnages dont les trajets se croisent sans cesse. Chacun à sa manière, par la grâce d'un nouvel amour, est amené à se défaire de ses liens - conjugaux, familiaux, sociaux -pour éprouver sa liberté d'exister.

Véronique Ovaldé nous emporte dans l'exploration d'un monde passé au filtre de son imaginaire. Avec Des vies d'oiseaux, elle sonde les relations qui unissent les hommes et les femmes mais en déposant, au coeur même de l'amour, la question de la liberté, laquelle ne se conquiert qu'en partant, sans se soucier d'où l'on vient ni de là où la vie nous mène.

De livre en livre, Véronique Ovaldé s'est imposée sur la scène littéraire, en France et à l'étranger. Son dernier roman, Ce que je sais de Vera Candida, a connu un énorme succès public et critique (Grand Prix des lectrices de Elle 2010, prix France Télévisions 2009, prix Renaudot des lycéens 2009).



  • La revue de presse Jacques Nerson - Le Nouvel Observateur du 20 octobre 2011

Ça commence comme un polar. Avec un fic flegmatique, le lieutenant Taïbo, qui se pointe au petit matin dans le quartier chic de Villanueva surnommé la «colline Dollars»...
Ce qui fait qu'on referme à regret ce livre échevelé, abracadabrant, qu'on resterait des heures en compagnie de Vida, Paloma, Taïbo et Adolfo, c'est moins le sujet que le ton de Véronique Ovaldé. Son goût et son talent pour le baroque. Sa façon, aussi latino-américaine que le pays imaginaire où se déroule le roman, d'introduire en douceur l'absurde dans les événements les plus sérieux.


  • La revue de presse Juliette Einhorn - le Magazine Littéraire, octobre 2011

Des vies d'oiseaux, ce serait cette élévation fantasque : des personnages qui se mettent à tournoyer au-dessus de leur vie pour mieux l'observer. Dont le départ n'est pas une fuite nihiliste, mais un antidote à la domination, à l'endormissement...
C'est un ordre du monde décalé, une inquiétante et délicieuse étrangeté qui voit le jour, entre Isabel Allende et Gabriel García Márquez. Ou comment partir en revenant. Revenir, pour faire de cet autre en soi qui est parti un nouveau chez-soi. Des femmes rendues à leur féminité singulière, sauvage et poétique, des hommes contrastés, diaboliques ou miraculeux, qui traversent leur destinée parfois tragique pour en faire un conte moderne et frémissant, d'une «inconsolable gaieté».


  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 5 octobre 2011

Rien de manichéen dans ce livre irrigué par les remises en question, les doutes et l'envie de rebondir. Véronique Ovaldé presse les êtres jusqu'à l'absurde, pour en extraire ce qu'ils ont de plus beau : l'attention aux autres.


  • La revue de presse Muriel Steinmetz - L'Humanité du 22 septembre 2011

Dans cette oeuvre où chacun essaie de se trouver en cherchant l'autre, l'écriture, perpétuellement charnelle, joue sur tous les sens. Au sein d'un univers qu'on dirait palpable, qui se dérobe à mesure qu'on s'en approche, la liberté des personnages - comme celle du lecteur - reste entière. C'est là une source supplémentaire de plaisir raffiné issu d'un univers rugueux où l'omniprésence de la nature ajoute au mystère.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Lire, septembre 2011

Dans ses villes imaginaires qui se nomment Villanueva ou Irigoy, la romancière construit des mondes pleins de hasards et de secrets, elle devient peintre, ajoutant des touches de couleur à des vies en noir et blanc. Puis, elle se mue en cinéaste western, traversant des déserts sud-américains pour poser sa caméra dans une ville hostile où la neige est grise comme l'amiante. Avec elle, on croise des troupeaux de bisons, on découvre des similitudes entre les campagnols des plaines et les femmes amoureuses. Son écriture virevolte, refuse la logique pour mieux inventer un monde malicieux.


  • La revue de presse Benjamin Locoge - Paris-Match du 8 septembre 2011

Livre sur la difficulté du choix et l'envie furieuse de liberté, «Des vies d'oiseaux» est un joli conte contemporain. Les êtres sont las, les sentiments enfouis, les rancoeurs profondes. ­Finalement, tout cela peut changer. Véronique Ovaldé ­dépeint formidablement la naissance du sentiment amoureux, les étreintes de ceux que tout oppose. Elle porte un regard bienveillant sur ses personnages, tous un peu bruts, abîmés par l'existence. Elle dit surtout une chose : prenez vos rêves pour des réalités. C'est déjà beaucoup.


  • La revue de presse Philippe-Jean Catinchi - Le Monde du 8 septembre 2011

Ombres et lumières, senteurs et fragrances, bruissements et sons, le monde d'Ovaldé se donne à voir, à humer, à entendre. Des cactus gélatineux aux contorsions de reptiles, moirés comme nappés de pétrole, au bruit sec des eucalyptus qui appelle l'incendie, la synesthésie est de règle..
Cette grâce, Véronique Ovaldé la dispense sans compter. Et ce qui pourrait n'être qu'une intrigue banale, un roman sur la force du désir qui s'affranchit des digues, devient un hymne à la liberté et à l'imagination. A la fantaisie en somme, telle que la conjuguent musiciens et poètes sous toutes les latitudes.


  • La revue de presse François Busnel - L'Express, août 2011

Véronique Ovaldé raconte des vies d'hommes migrateurs, dans lesquelles des mondes opposés se croisent...
Ce sont ces vies d'oiseaux que raconte Véronique Ovaldé dans un roman au ton à la fois poétique et réaliste. Loin des rubans baroques de son précédent roman (Ce que je sais de Véra Candida, événement de la rentrée 2009, couronné par le Renaudot des lycéens, le Grand Prix des lectrices de Elle et le prix France Télévisions), Ovaldé opte pour la concision. Elle confirme ainsi ses talents de conteuse, mais aussi de styliste. Et livre une belle et pénétrante histoire d'amour et de liberté.


  • La revue de presse Françoise Dargent - Le Figaro du 1er septembre 2011

Le quatuor se cherche et se découvre dans un des mondes chers à la romancière, un monde légèrement décalé par rapport à la réalité, nimbé d'un exotisme suave...
Il n'y a chez elle rien de brusque, rien de cassant mais, de livre en livre, l'affirmation solide d'une plume gracieuse, apte à décrire de séduisants mondes languissants.


  • Les courts extraits de livres : 03/09/2011

La reine en son palais

On peut considérer que ce fut grâce à son mari que madame Izarra rencontra le lieutenant Taïbo. Monsieur Izarra avait tenu à appeler le poste de police, un soir d'octobre 1997, malgré l'heure tardive et le caractère sans urgence de son appel, afin de déclarer qu'il leur semblait avoir été cambriolés mais que rien, et il avait insisté étrangement sur ce point, ne leur avait été dérobé.
Taïbo, qui était d'astreinte ce soir-là, seul avec un livre sur Valérie Jean Solanas, se permettant de lire parce que justement il était seul et qu'il ne s'attirerait aucune réflexion désobligeante, avait reposé le livre en question dans l'unique tiroir qui fermait à clé, soupiré dans le combiné et demandé pourquoi ils en étaient venus à l'idée qu'ils avaient été cambriolés puisque rien ne manquait.
Ce n'est pas qu'il désirait jouer sur les mots. Le lieutenant Taïbo était un homme qui se voulait précis.
Mais la voix de monsieur Izarra s'était durcie. Il devait parler avec ce genre de voix à ses collaborateurs. Il devait arriver en réunion toujours en retard, ouvrir la porte de la salle avec brusquerie comme s'il désirait les surprendre à jouer aux cartes ou à passer des appels confidentiels à une société concurrente, et il devait balayer du regard lesdits collaborateurs déjà tous assis autour de la table, qui eux faisaient comme s'ils ne l'avaient pas vu, tentant de continuer la réunion sans tenir compte de son irruption, essayant de ne pas être tétanisés par sa soudaine présence si évidemment réprobatrice. Et monsieur Izarra se mettait en condition, il regardait les stores, les fauteuils, les revêtements muraux, l'ordre du jour sur le tableau, il y avait toujours quelque chose qui l'agaçait ou l'offusquait et il commençait à leur parler d'une voix cassante. Il les interrompait et il les brisait. Il avait ce ton quand il a dit :
- Rien n'a été visiblement volé, lieutenant. Mais je vous saurais gré de venir tout de suite constater qu'il y a bien eu intrusion.
Taïbo a secoué la tête dans son bureau nicotine.
- Je suis infiniment désolé, monsieur Izarra, mais il faut que quelqu'un...
L'autre l'a coupé, rétorquant qu'il ne voulait rien savoir et tenait à ce qu'il vînt sur-le-champ.
Il a donné son adresse et Taïbo l'a notée en continuant de secouer la tête. Quand ils eurent raccroché, Taïbo a ressorti son livre du tiroir, il lui était de toute façon impossible de quitter le poste de police ; il était seul et son collègue ne le relèverait que dans deux heures. Il était à l'avance fatigué de la conversation qu'il aurait avec monsieur Izarra.


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia