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.. Les bois de Sawgamet

Couverture du livre Les bois de Sawgamet

Auteur : Alexi Zentner

Traducteur : Marie-Hélène Dumas

Date de saisie : 01/09/2011

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Lattès, Paris, France

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782709635585

GENCOD : 9782709635585

Sorti le : 01/09/2011

C'est un livre mystérieux où se mêlent les revenants et les croyances indiennes qui peuplent les bois de Sawgamet.
Le narrateur, prêtre anglican, revient à Sawgamet pour prendre la succession de son beau-père, Earl, à la tête de l'église. Il revient sur ses souvenirs et les mythes que se racontent les habitants de génération en génération.
Jeannot, son grand-père, s'installa à Sawgamet pour chercher l'or qu'il ne trouva pas. Mais il fit fortune en exploitant le bois pour ceux qui en trouvaient (Il y avait de l'or, mais pas pour Jeannot).
Alexi Zentner nous emmène dans le froid, aux limites du rêve. Certaines scènes sont merveilleuses, comme lorsque Sawgamet se retrouve sous six mètres de neige.

Quelques mots sur l'auteur : Premier roman de cet auteur américain.


L'éditrice Sylvie Audoly au micro de Jean Morzadec


  • Les présentations des éditeurs : 15/09/2011

Stephen, aujourd'hui pasteur, revient sur les lieux de son enfance, au chevet de sa mère mourante, mais aussi afin de reprendre place au sein d'une communauté qui a tant compté pour lui. A Sawgamet, ville champignon fondée dans les forêts du Nord par son grand-père un demi-siècle plus tôt, le froid est si intense pendant l'hiver qu'il brise le verre des thermomètres et la magie des bois est plus à craindre que les dangers du travail de bûcheron. Stephen retrace l'histoire de son grand-père Jeannot et de sa femme bien aimée Martine, la façon dont ils se rencontrèrent et s'aimèrent... Mais à Sawgamet, il y eut aussi la tragique disparition de son père et de sa jeune soeur, emportés sous la glace, lorsqu'il était enfant. Les bois de Sawgamet entraîne le lecteur dans un monde merveilleux et plein de tendresse, où les vivants et les morts se séparent et se retrouvent dans la beauté stupéfiante de l'hiver.

Alexi Zentner a obtenu en 2008 le Narrative Prize et le O. Henry Prize. Il a publié des nouvelles dans The Atlantic et Tin House. Il vit à Ithaca (New-York) avec sa famille.


«Merveilleux, magique.»
Beth Powing, auteur de The Sea Captain's Wife

«Une générosité et une grâce incroyables.»
Laurent Groff, auteur de Les Monstres de Templeton

«Un de ces rares romans qui s'emparent de votre imagination et de votre coeur et vous retient implacablement... un bijou.»
Aryn Kyle, auteur de The God of Animais

«Avec cette vaste saga familiale, Zentner plonge au coeur des mythes et du passé. Étrange et magnifique, Les bois de Sawgamet est un chant d'amour au pouvoir et à la brièveté des rêves.»
Johanna Skibsrud, auteur de The Sentimentalists, lauréate du Hiller Prize

«Les bois de Sawgamet fait vivre un monde perdu, ou peut-être simplement un monde que nous voudrions réel, dans une prose aussi séduisante que la poussière de l'or. Une obsession sublime, une histoire déchirante : des débuts de maître.»
J. Robert Lennon, auteur de Castle



  • La revue de presse Xavier Houssin - Le Monde du 1er septembre 2011

Les Bois de Sawgamet est un livre de réminiscences et de correspondances. Dans le labyrinthe des grands arbres se cachent les esprits des légendes et des anciennes histoires...
Ce premier roman d'Alexi Zentner est d'une effrayante beauté. Tant que dure l'hiver, la neige à Sawgamet recouvre les secrets.


  • Les courts extraits de livres : 15/09/2011

LES MAINS

Les hommes mirent tôt le bois à l'eau, en septembre, une chaîne d'arbres sans têtes qui couvraient le fleuve aussi loin qu'enfants, nous pouvions voir. En haut du lançoir, mon père, le contremaître, braillait en agitant sa main mutilée, afin d'accélérer le travail. «C'est de l'argent, les gars, hurlait-il. Allez, allez.» J'avais dix ans cet été-là, et je me souviens de lui comme d'un géant.
Malgré son infirmité, mon père pouvait encore un des côtés d'une scie longue. Il faisait fredonner la lame sur un rythme aussi soutenu que la plupart de ceux qui se servaient de leurs deux mains. Mais un bûcheron qui n'en avait qu'une de valide était incapable de se servir d'une perche sur le fleuve. Pendant le flottage, mon père restait à surveiller ses hommes du centre de la drave, en sûreté là où les troncs se pressaient les uns contre les autres, loin des rives, de la force des secousses, des chocs et de la destruction. Il fallait deux jours pour arriver à Havershand, disait-il. Ils dormaient peu, étaient continuellement sur le qui-vive. Attention à vos pieds, les gars. Les billes qui roulent peuvent vous écraser. L'eau froide et profonde qu'elles cachent vous attirait toujours. Ils installaient des tentes au milieu du flottage, là où les grumes serrées ensemble formaient un sol solide, une terre ferme, un endroit où dormir quelques heures, manger des biscuits secs et boire un bol de thé. Lorsqu'ils atteingnaient Havershand, le bois poursuivait son voyage en train, sans mon père : soit vers le sud pour être transformé en traverses de chemin de fer, soit à trois mille kilomètres à l'est jusqu'à Toronto, pour être chargé sur des cargos à destination de Boston et New York, où les arbres majestueux deviendraient des poutres et des épars dans des villes peuplées d'étrangers.
Je me souviens de mon père comme d'un géant, quoique ma mère m'eût pourtant rappelé qu'il n'était pas assez grand pour avoir besoin de baisser la tête quand il passait le seuil de notre maison, le petit chalet de contremaître au porche couvert qui s'élevait derrière la scierie. Grâce aux histoires que me racontait mon père, je sais qu'il imaginait aussi le sien - mon grand-père, Jeannot - comme un géant. Il ne l'avait jamais vu, aussi s'appuyait-il sur les récits de mon grand-oncle Franklin et de ma grand-tante Rebecca - qui l'avaient élevé comme leur propre fils après que Jeannot eut quitté Sawgamet -, et sur ceux de tous les hommes et femmes qui avaient connu Jeannot. Puis mon père me répéta ces histoires à son tour.


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