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.. Rouler

Couverture du livre Rouler

Auteur : Christian Oster

Date de saisie : 19/10/2011

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 15.00 €

ISBN : 9782879297774

GENCOD : 9782879297774

Sorti le : 18/08/2011

Rouler jusqu'à une destination incertaine, sans doute Marseille, mais rouler... Le narrateur prend sa voiture un matin et décide de rouler. On sait que dans la vie ce n'est pas la destination qui compte mais le chemin... et pour lui c'est la même chose. Ce qui va compter n'est pas tant sa destination que son cheminement et les rencontres qu'il va faire. On apprend peu de choses sur ce narrateur, mais l'essentiel de sa motivation nous est dévoilée. On s'attache alors à lui et on le suit avec curiosité. On lit plusieurs passage le sourire aux lèvres, car le roman est teinté d'humour et d'ironie. Un côté décalé et original.

Un roman très agréable, une tranche de vie, et une jolie ouverture finale...


«J'ai pris le volant un jour d'été, à treize heures trente.» Ainsi commence l'errance volontaire d'un homme, qui quitte Paris et roule vers le sud, en direction non d'une ville, mais d'un mot : Marseille. Autant vous prévenir, il ne se passera rien. Tout juste apprendrons-nous au détour d'une page le prénom du narrateur et les raisons de sa fuite. Nous voilà donc embarqués avec lui - disons qu'il nous tolère, l'homme est un peu misanthrope ! -, à suivre les méandres de sa géographie approximative, la vacuité de ses pensées, la dérive de ses sentiments, le hasard de ses rencontres... jusqu'à ce que, «dans une sorte de brume mentale», se profile une raison d'être au monde.
Tout, dans cet étrange voyage, n'est qu'indécision, imprécisions, contradictions. Là réside le talent de l'auteur : immerger ses personnages, et partant le lecteur, dans le flou avec une précision d'entomologiste. On retrouve avec bonheur l'acuité du regard, l'obsession du détail, l'incongruité et la drôlerie qui caractérisent le style inimitable de Christian Oster (auteur, entre autres, de Mon grand appartement et Une femme de ménage, tous deux parus en format poche chez Minuit).


Un homme sur la route, au volant de sa voiture. Il ne sait pas vraiment où il va, mais il y va. Chemin faisant, il visite, rencontre des personnes et se rapproche du monde. Une sorte de road trip à la française : il ne se passe peut-être pas grand chose au final (mais si on jouait à ne s'intéresser qu'au scénario, on passerait à côté de la littérature), mais c'est bien raconté et il y a de bons portraits. Calme et contemplatif : osterien !


  • Les présentations des éditeurs : 23/09/2011

«J'ai pris le volant un jour d'été, à treize heures trente.»
On ne sait pas grand-chose des raisons qui poussent le narrateur à quitter Paris et à rouler en direction de Marseille, ville qui s'est imposée à lui comme un mot plus que comme une destination. Le seul besoin de fuir ? Ce serait trop simple. N'a-t-il pas plutôt l'intuition que c'est justement en s'en remettant au hasard que la vie peut enfin apporter du neuf ?
«La géographie n'a jamais été mon fort», apprendrons-nous plus loin. Avec ce road novel d'un genre très particulier, Christian Oster signe l'un de ses romans les plus forts.

Christian Oster est l'auteur de 14 livres, dont Mon grand appartement (prix Médicis 1999), Une femme de ménage (2001), Dans la cathédrale (2010), parus aux Éditions de Minuit. Il a également publié des romans noirs et de nombreux livres pour les enfants (à L'École des loisirs).



  • La revue de presse Dominique Fernandez - Le Nouvel Observateur du 5 octobre 2011

Partir. Rouler. Ne pas savoir où l'on va, ne pas vouloir aller quelque part. Ce n'est pas seulement un idéal de voyage, c'est aussi un programme d'écriture...
La fluidité de l'écriture, l'art avec lequel Christian Oster glisse d'une scène à l'autre aussi habilement que l'auto prend ses virages sur les routes sinueuses du Morvan et des Cévennes, l'insertion heureuse du monologue intérieur dans les descriptions, l'humour des coq-à-l'âne confèrent au roman une sorte de légèreté impressionniste qui agit comme une drogue. Le lecteur se laisse aller à cette dérive sans but, il n'aimerait pas, au fond, s'arrêter pour approfondir des situations qui ne valent que par le talent de les contourner.


  • La revue de presse Jean-Claude Lebrun - L'Humanité du 29 septembre 2011

Voici le pendant de Trois Hommes seuls, paru 
en 2008. On se souvient qu'un narrateur avare 
de sa parole y partait en voiture de Paris, avec deux compagnons quasi mutiques, pour rejoindre la Corse. L'affaire était de taille  : il s'agissait pour lui de convoyer 
une chaise réclamée par son ancienne compagne... 
Une nouvelle fois il est question d'un voyage en automobile. Mais le narrateur est désormais seul et part à l'aveuglette, se fixant Marseille comme vague terme de son équipée mais ne s'interdisant pas de considérables écarts. D'hésitations en indécisions, il se trouve ainsi lancé dans une manière de road-movie burlesque. 
Les malentendus et les gags s'enchaînent, dans un univers peuplé de personnages non moins singuliers que le héros. Christian Oster s'affiche ici au tout meilleur de son art.


  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 7 septembre 2011

La fluidité de son style et la nonchalance de son récit donnent l'agréable sensation de prolonger l'été, d'agrandir la parenthèse des possibles...
Avec ce livre rempli d'échos et de réverbérations, de craquements et de soupirs retenus, Christian Oster poursuit en finesse sa quête du vide, ce trop-plein quotidien


  • La revue de presse Alexandre Fillon - Lire, septembre 2011

Les pérégrinations de Jean, au gré de ses envies et de ses rencontres...
Jean veut avancer, rouler en regardant le paysage, emprunter plutôt les petites routes que l'autoroute. La plupart des grandes villes, on l'apprendra en chemin, il les a juste contournées par la rocade...
L'auteur de Mon grand appartement (1999, prix Médicis) emporte une nouvelle fois l'adhésion avec ce road novel étrange jalonné de rencontres et de contemplations, le lancinant Rouler, où l'écrivain dessine en creux le portrait d'un homme qui se sent vieillir et va peut-être finir par l'accepter.


  • La revue de presse Emilie Grangeray - Le Monde du 25 août 2011

Ce qui fait la singularité et le charme des romans de Christian Oster, ce sont les malentendus, son organisation de l'imprévu, et sa passion pour les détails, parce que, comme il nous le confiait, "en écrivant les choses communes, on a une occasion de dire les choses de façon juste. Or, plus on s'efforce de tendre à la justesse, plus on va vers la nouveauté ". Dont acte.


  • Les courts extraits de livres : 23/09/2011

J'ai pris le volant un jour d'été, à treize heures trente. J'avais une bonne voiture et assez d'essence pour atteindre la rase campagne. C'est après que les questions se sont posées. Après le plein, j'entends. En même temps, c'était assez simple. Comme j'avais pris la direction du sud, je me suis contenté de poursuivre. Je voulais juste éviter Lyon, de sorte que je me suis retrouvé à la tombée de la nuit perdu quelque part dans le Massif central.
Perdu n'est pas le mot. J'avais échoué à Riom. Je ne sais pas si c'est une ville triste. Le temps était maussade. Aux environs de vingt et une heures, j'ai dû chercher un hôtel. Une fois dans la chambre, je l'ai quittée pour trouver le sommeil. Riom vers vingt-deux heures, donc. Par chance, j'avais dîné tôt d'un sandwich sur la route. Il y avait un café ouvert, je me suis assis dehors. La terrasse était déserte, il s'est mis à pleuvoir. Le peu de gens qui passaient ont pressé l'allure. Ils ont disparu. Personne ne les a remplacés. J'ai regardé la pluie exploser sur le trottoir. La température avait changé, je n'y avais pas prêté attention. C'était une pluie d'orage, il faisait anormalement chaud, et tout de suite après il y a eu les éclairs. D'abord quelques-uns, isolés, suivis de roulements encore lointains, puis le ciel s'est illuminé, parcouru d'arcs électriques. On avait le temps de les voir, comme imprimés, leurs lignes brisées se détachant sur le fond noir, puis plus tellement noir, plus tellement le temps de virer au noir, les zébrures se succédant bientôt au point de se superposer et se figeant dans ce qui était devenu une blancheur. La pluie a grossi, elle tombait en gouttes laiteuses, qui s'écrasaient en laissant de l'écume. Je l'entendais, aussi, frapper la banne à l'abri de laquelle je me tenais encore, son crépitement gras dominait les roulements, et je me suis dit que la vie devenait violente, j'ai rentré légèrement la tête dans les épaules.
Je suis resté là à attendre que ça passe, mais ça ne passait pas, la banne s'incurvait sous l'averse et commençait à dégoutter au-dessus de moi, j'ai senti de l'eau me couler dans le dos, j'ai déplacé ma chaise. Puis j'ai préféré rentrer. Je suis arrivé à l'hôtel trempé. Dans la chambre, j'ai enlevé mes vêtements, je les ai essorés et je les ai mis à sécher sur des cintres. J'étais entièrement nu, il faisait toujours très lourd, et j'ai déplié sur le lit la carte routière que j'avais rapportée de la voiture.
Je me trouvais à cent cinquante kilomètres de Brassac-les-Mines, où je savais que vivait Simon, et j'ai eu l'idée de passer à proximité, de me rapprocher de Simon, c'était à peine un crochet. Toujours cette idée du sud, donc, je pensais à Marseille, à Nice, une ville avec la mer, avec la mer comme limite, parce qu'en même temps je commençais à penser à une limite, je ne me voyais pas rouler indéfiniment. À ce moment-là, je n'envisageais ma mobilité qu'à travers des images de route, je ne pensais même pas à marcher, excepté pour me dégourdir les jambes. C'était peut-être d'ailleurs une solution provisoire, rouler pour marcher un peu, de préférence sur des aires de repos, où l'on croise des gens, me disais-je, j'avais besoin de croiser des gens, je ne me voyais pas non plus évoluer solitairement au milieu des blés, par exemple, ou en forêt, j'aurais eu l'impression de mourir. Et je me suis demandé si, en partant, je n'avais pas éprouvé tout simplement le besoin de sortir.


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