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.. Nom de code Atlas : l'espion français qui trompa Hitler

Couverture du livre Nom de code Atlas : l'espion français qui trompa Hitler

Auteur : Olivier Pigoreau

Date de saisie : 14/07/2011

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Nouveau Monde éditions, Paris, France

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 9782847366105

GENCOD : 9782847366105

Sorti le : 23/06/2011

  • Le courrier des auteurs : 19/07/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Un passionné d'histoire.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Une affaire d'espionnage aussi importante que peu connue et qui vaut, à mon avis, les meilleurs romans.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Deux phrases : "Les soldats de Hitler et de Mussolini ont définitivement cessé de combattre sur le sol africain. L'heure des espions a sonné."

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Quelque chose de sombre, crépusculaire : la marche funèbre de Siegfried.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Vous pensez qu'il y a des lecteurs ?


  • Les présentations des éditeurs : 19/07/2011

L'un des plus grands espions de la Seconde Guerre mondiale était français. Son nom : Edmond Latham, héros de 14-18 envoyé en mission en Afrique du Nord pour le compte des services secrets allemands et du PPF de Doriot. Changeant de camp, il n'allait pas tarder pas à livrer son réseau «Atlas» au contre-espionnage français.
Pendant deux ans, jusqu'en mai 1945, Latham transmettra de fausses informations à la Wehrmacht, apportant ainsi une contribution majeure à l'oeuvre d'intoxication qui permettra la libération de l'Europe occidentale. Les débarquements en Sicile, en Corse et en Provence, les combats dans l'est de la France, le passage du Rhin ou l'offensive des Ardennes : Latham sera sur tous les fronts. Le petit jeu durera jusqu'au 2 mai 1945, alors que les hommes du PPF réfugiés sur l'autre rive du Rhin tentent de disparaître dans les montagnes du Sud-Tyrol.
Au-delà de l'opération Atlas, c'est toute l'action souterraine du PPF et des autres formations collaborationnistes qui est mise en lumière, leurs opérations clandestines en Afrique du Nord avec l'Abwehr et les SS, leurs écoles d'espions et de saboteurs en territoire allemand après la Libération, leurs infiltrations d'agents derrière les lignes alliées pour créer des «maquis blancs», commettre des attentats, recueillir des renseignements et constituer en France un mouvement de «résistance».
Une histoire vraie et méconnue, digne des meilleurs romans d'espionnage, avec ses agents doubles ou triples, ses exécutions sommaires et ses retournements, où l'on rencontre le futur Mohammed V et Heinrich Himmler, maître Tixier-Vignancour et le colonel Paillole, Otto Skorzeny et le grand mufti de Jérusalem. Jusqu'au coup de théâtre final, où l'on découvre que la trahison ne vient pas toujours d'où l'on croit.

Olivier Pigoreau, journaliste, a enquêté plusieurs années dans les archives pour reconstituer le puzzle de l'opération Atlas. Il a déjà publié une étude sur les soldats français sous uniforme allemand intitulée Bad Reichenhall.


  • Les courts extraits de livres : 19/07/2011

Dernier taxi pour la Sicile

Sept hommes viennent de monter dans le train à destination de Munich. Ce ne sont pas des soldats de la Wehrmacht et ils ne partent pas en permission. Ils portent des tenues civiles. Un seul est allemand, officier de l'Alst de Paris. Les six autres sont français. Leur chef voyage avec des papiers au nom de Paul Dresch, identité d'emprunt sous laquelle se cache Albert Beugras. Membre du bureau politique du Parti populaire français, Beugras en dirige un des services de renseignement (SR). Deux des passagers appartiennent également au mouvement de Jacques Doriot : Jean Duteil, un ancien de la LVF, et André Blondeau, ex-radio dans la marine marchande. Leurs compagnons sont Edmond Latham, un authentique héros de 14-18, Jacques Dutey-Harispe, homme riche, descendant d'un maréchal d'Empire, et Georges Falzon. Dans leurs bagages, les voyageurs emmènent deux postes émetteurs-récepteurs. Le départ est imminent. Nous sommes en avril 1943.
Un dernier salut à l'homme resté sur le quai et les voyageurs s'installent dans le compartiment qui leur a été réservé avant que le train ne s'ébranle, laissant l'Oberstleutnant Reile, chef de la section III (contre-espionnage) de l'Alst de Paris, sur l'un des quais de la gare de l'Est. Oscar Reile. Lunettes aux fines montures, sourcils épais. Né en Prusse-Orientale, 46 ans. Il a fait la Grande Guerre. Capturé par les Anglais près de Cambrai en novembre 1917, deux ans de détention. On le dit conservateur et antinazi. C'est exact. Comme d'autres fonctionnaires hostiles au nouveau régime, il a dû quitter son poste à la Kripo, la police criminelle, en juillet 1934. Trois mois plus tard, il entrait à l'Abwehr, ce curieux service de renseignement de l'armée allemande qui, selon la volonté de son chef, l'amiral Canaris, sert de refuge à certains opposants. D'abord affecté à l'Abwehrstelle (Ast) de Kassel, Reile a été promu major en 1939. Après l'occupation de la France, il a pris la tête, à Paris, du Referat III F, service en charge de la recherche des agents ennemis et de la pénétration des SR adverses. Depuis mars 1943, il dirige depuis son bureau de l'hôtel Lutetia l'ensemble du contre-espionnage militaire en France.
Oscar Reile vient de donner le coup d'envoi d'une mission inhabituelle. Aujourd'hui, il ne s'agit pas de démanteler une organisation ennemie mais d'en installer une, à 1 500 kilomètres de Paris. Un long voyage attend les amis de l'Oberstleutnant. À Munich, ils prendront un autre train, direction Rome, puis l'avion pour Tunis via Naples et Castelvetrano, en Sicile. Parvenus à destination, Beugras, Latham et leurs compagnons doivent mettre en place le réseau Atlas. Leur feuille de route : s'installer discrètement, nouer des contacts et attendre la capitulation des troupes de l'Axe pour renseigner l'Abwehr et le PPF sur les forces alliées et la situation politique.


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