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.. Famille modèle

Couverture du livre Famille modèle

Auteur : Éric Puchner

Traducteur : France Camus-Pichon

Date de saisie : 21/10/2011

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Terres d'Amérique

Prix : 24.00 € / 157.43 F

ISBN : 9782226229786

GENCOD : 9782226229786

Sorti le : 17/08/2011

Il y a des livres qui vous font des clins d'oeil, lorsque vous fureter parmi eux, entre les tables des librairies. Vous lisez le premier paragraphe et une petite voix vous dit : tiens ça n'a pas l'air mal !

Il y a des livres sans prétention qui racontent l'histoire d'une famille qui pourrait être la vôtre ou celle du voisin. En pire.

Il y a des livres où ne se sait pas trop s'il faut rire ou pleurer.

Il y a des livres qu'on ne voudrait jamais terminer et qui vous donnent l'impression que 523 pages, c'est trop court.

Il y a des livres dont on pas envie de résumer l'histoire et qu'on préfère mettre entre les mains des autres, parce que le bonheur est plus facile à partager qu'à raconter.

Il y a des livres qui se passent en 1985 en Californie, qui valent 24 euros et sont publiés chez Albin Michel dans l'excellente collection Terres D'Amérique.

Il y a des livres qui vous rendent heureux d'ouvrir toutes les semaines des cartons de nouveautés avec un cutter.


Plein d'espoir, Warren Ziller décide d'investir dans un projet immobilier grandiose, qui se révèle "pourri" en peu de temps.

Sa famille ne sait rien et il s'enfonce dans le mensonge.

Nous, on se régale de ses erreurs, on rit, on compatit, toujours dans la bonne humeur.

Beau récit qui nous entraîne en Californie, rêve américain.

Quelle drôle de famille !


  • Les présentations des éditeurs : 13/10/2011

«Deux jours après que sa voiture - une Chrysler LeBaron avec sièges en cuir et options haut de gamme - eut disparu de Vallée du garage, Warren Ziller longeait discrètement les demeures cossues de ses voisins, s'appliquant à boiter au même rythme que son chien.»

Après La Musique des autres, recueil de nouvelles inventives et déroutantes, Eric Puchner réussit un premier roman saisissant de drôlerie et d'intelligence. Sur le ton de la tragi-comédie, il raconte la chute de la famille Ziller, et plus particulièrement du père, Warren, qui a délaissé le bonheur paisible du Wisconsin pour la Californie du rêve américain. Mais rien ne se passe comme prévu et Warren ne peut avouer à sa femme et ses trois enfants qu'il a investi toutes leurs économies dans un projet immobilier qui vient de tourner au désastre... Un mensonge qui ne sera pas sans conséquences.

Au coeur de ce fiasco familial, entre hilarité et désespoir, Puchner fait preuve d'une parfaite maîtrise du récit. Caustique et brillant, Famille modèle nous offre un portrait original et émouvant de la condition humaine.

«La conclusion s'impose : Eric Puchner possède un talent colossal.»

McSweeney's

Professeur de littérature à l'université, Eric Puchner est l'auteur de La Musique des autres (Albin Michel, 2008), un recueil de nouvelles très remarqué.

Famille modèle dans la presse américaine

" Lire Famille Modèle, c'est assister fasciné à la chute et au démantèlement d'une famille ordinaire, grâce à une écriture saisissante et à l'accumulation de scènes mémorables. "
The San Francisco Chronicle

" Un premier roman déchirant. Avec une attention méticuleuse, Puchner trouve une certaine beauté dans cette solitude qui sépare les membres d'une même famille. "
Publishers Weekly (choix de la rédaction)

" Ce qui impressionne le plus, c'est cette capacité que possède Eric Puchner à rendre crédibles tous ses personnages, même quand il passe de l'un à l'autre. "
ELLE

" C'est l'idée même de la famille qui se dévoile dans ce roman au style élégant et maîtrisé. "
The Los Angeles Times

" Eric Puchner est un écrivain extraordinairement talentueux. C'est un maitre de l'ambiance et du ton. "
The Boston Globe



  • La revue de presse André Clavel - Lire, octobre 2011

Jeune talent, Eric Puchner brosse le portrait d'une famille de la bourgeoisie américaine. Grandeur et décadence. C'est sur ce thème qu'Eric Puchner - installé à San Francisco - a échafaudé sa Famille modèle, un titre passablement ironique pour un roman qui raconte le démantèlement des Ziller, un petit clan de la bourgeoisie américaine...
Résultat : un premier roman particulièrement réussi, entre Franzen et Updike.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 19 octobre 2011

Eric Puchner est particulièrement doué pour passer du loufoque au drame. Cependant, à côté du savoir-faire, du dialogue virtuose, de la chronique hyperréaliste, le romancier se montre plus rugueux, elliptique et original dans sa manière de désintégrer les clichés de la famille idéale et de la société de consommation.


  • La revue de presse Bruno Corty - Le Figaro du 29 septembre 2011

Les mensonges d'un père détruisent sa famille. Famille modèle d'Eric Puchner est un premier roman réussi entre rires et larmes...
Comme Jonathan Franzen avec Freedom, Paul Auster avec Sunset Park, David Vann avec Désolation, tous auteurs de la rentrée, Eric Puchner se fait le chroniqueur d'une Amérique qui perd le nord. Et il le fait, comme eux, en prenant appui sur le modèle familial, dont il constate la fragilité. La famille dont le coeur est la maison...
Famille modèle (..., un roman à la construction parfaite, tout en finesse psychologique, un livre où tous les personnages, père, mère, enfants, sont crédibles, habités, touchants.


  • La revue de presse Clara Georges - Le Monde du 18 août 2011

Les Ziller sont traversés d'exaspérations fraternelles, de lassitudes conjugales et de non-dits affectueux qui laissent entrevoir, enfouie sous des strates d'humour grinçant, la sensibilité d'un auteur aux sentiments humains.


  • Les courts extraits de livres : 13/10/2011

Deux jours après que sa voiture - une Chrysler LeBaron avec sièges en cuir et options haut de gamme - eut disparu de l'allée du garage, Warren Ziller longeait discrètement les demeures cossues de ses voisins, s'appliquant à boiter au même rythme que son chien. Le brouillard qui enveloppait Buggy Whip Lane embuait ses lunettes. On était en juin, mois des matins brumeux ; les lianes des bougainvillées grimpaient à l'assaut des poteaux télégraphiques, accrochées aux fils telles des guirlandes de Noël. Warren tirait sur la laisse de Mister Léonard, s'efforçant de suivre l'allée cavalière en bordure de la route. Une rassurante odeur de crottin montait des copeaux de bois à ses pieds. Il passa devant chez les Hathaway, les Wong, les Dunkirk, les Temple et les Starchild aux maisons blanches comme des dents, que seuls un cactus solitaire, un cerf en bronze dans le jardin ou une planche de surf appuyée au mur distinguaient de leurs voisines. Ces planches de surf étaient fascinantes. On les croyait prêtes à tomber, et elles restaient debout. Après trois ans dans le quartier, leur vue lui donnait encore le frisson. Lorsqu'il tentait de définir ce que la Californie représentait pour lui, la distance incommensurable qu'il avait parcourue depuis le Wisconsin, Warren pensait toujours à ces magnifiques jouets en équilibre instable.
Mister Léonard s'immobilisa sur l'allée cavalière pour inspecter un rocher et se mit à chantonner. Une mélopée déchirante, comme pour inciter le rocher à chanter en duo avec lui. L'animal était vieux et perclus d'arthrite, mais l'idée qu'il puisse perdre la raison n'avait pas effleuré Warren. Pour un chien, il paraissait intelligent et plein de ressources, capable de retrouver les chaussures perdues ou d'ouvrir les portes d'un coup de patte.
«Vous n'avez rien remarqué d'anormal chez Mister Léonard ?» demanda Warren en rentrant chez lui. Les enfants étaient assis ensemble autour de la table de la cuisine, sûrement un effet du hasard. Une odeur de pieds et de McDo flottait dans la maison. Mister Léonard boitilla jusqu'à son écuelle et contempla sa maigre ration de croquettes.
«Mis à part le fait de chanter devant les rochers ?» répondit Lyle qui se coupait les ongles dans une chaussure de sport posée sur le sol. La sienne, apparemment.
«Donc tu as remarqué ?
- Devant chaque rocher. C'est plus fort que lui.
- Quelqu'un lui a peut-être donné du LSD, suggéra Jonas.
- Ça m'étonnerait, dit Warren.
- Est-ce qu'il saute par les fenêtres en croyant qu'il va s'envoler ?»
Dustin s'esclaffa. «C'est un mythe.
- Ah bon, les chiens ne volent pas ?» ironisa Lyle en posant son coupe-ongles sur la table.
Camille, la femme de Warren, leva les yeux de son évier. «Je ne trouve pas ça drôle.


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