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.. Le Régent. Volume 2, Le règne du sphinx

Couverture du livre Le Régent. Volume 2, Le règne du sphinx

Auteur : Patrick Pesnot

Date de saisie : 15/07/2011

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Nouveau Monde éditions, Paris, France

Collection : Roman historique

Prix : 19.90 € / 130.54 F

ISBN : 9782847366150

GENCOD : 9782847366150

Sorti le : 23/06/2011

  • Le courrier des auteurs : 19/07/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Romancier, scénariste, je suis producteur de l'émission RDV avec X sur France-Inter.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
L'histoire de la Régence et de son principal personnage, Philippe d'Orléans. Un homme trop souvent injustement maltraité par ses contemporains et les historiens.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Mais quoi Saint-Simon ? Faudrait-il que je travaille moins ? Et je n'ai point d'appétit à besogner si le soir je ne mange et ne bois à satiété !

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
L'opéra que le Régent a composé lui-même.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Le goût de la belle langue du XVIII° siècle.


  • Les présentations des éditeurs : 19/07/2011

XIV et par Mme de Maintenon, prend sa revanche en septembre 1715, à la mort du Roi-Soleil. Épaulé par son ami Saint-Simon et conseillé par un homme aussi habile que dénué de scrupules (le futur cardinal Dubois), il fait casser le testament royal et, à l'issue d'un véritable coup d'État pacifique, il triomphe de ses ennemis et devient Régent de France.
Commence avec lui une période où chacun essaie d'oublier la férule imposée par la Maintenon. Et si la Régence est marquée par de nombreux excès, elle inaugure une liberté inédite qui conduira aux Lumières. En ce sens, Philippe est un novateur et ses nombreux signes de sagesse portent le sceau d'un grand homme d'État attaché à préserver la paix en Europe.
Usé par la vie intempérante qu'il a menée, ce cynique, qui n'a pourtant jamais oublié son premier amour, n'a que peu d'années devant lui pour préserver la vie du petit Louis XV et le conduire aux marches du trône.

Patrick Pesnot achève ici avec brio l'épopée haute en couleur du Régent, mêlant l'anecdote et la «grande» histoire, la violence des sentiments amoureux et des haines politiques, la farce et la tragédie.

Scénariste et écrivain, Patrick Pesnot est le coauteur des fameux «Rendez-vous avec X» sur France Inter. Chez Nouveau Monde éditions, il a publié Morts suspectes sous la Ve République, Les espions russes, Les dessous de la Françafrique et Les grands espions du XXe siècle. Romancier de talent, il a notamment publié La Malédiction des Médicis (Éditions n°1).


  • Les courts extraits de livres : 19/07/2011

Un royaume en guenilles

Septembre-décembre 1715

Le rire de Madame ! Énorme, tonitruant. Une cascade qui venait du plus loin de son pays natal, quelque part dans les collines du cher Palatinat de son enfance...
Un déchaînement si expansif que des larmes perlèrent au coin de ses yeux. Elle serra son fils contre sa vaste poitrine.
«On reconnaît enfin vos mérites... Comme je suis heureuse !»
Philippe, sitôt son triomphe confirmé par le Parlement, avait couru à grandes guides jusqu'à Versailles. Sa première visite avait été pour le petit Louis XV. Sous l'oeil noir de sa gouvernante, Mme de Ventadour, effarouchée à la seule idée que ce «monstre» pût approcher son protégé, il avait mis genou à terre devant l'enfant. Louis, d'un geste gracieux, lui avait tendu sa menotte à baiser. Ému, le nouveau Régent avait alors juré fidélité à son souverain. Le Roi, qui n'aimait rien tant que de voir s'abaisser devant lui les grandes personnes, avait battu des mains pour exprimer son ravissement. Mais, s'était alors demandé Philippe, que comprenait-il de la comédie qui se jouait perpétuellement à son intention ?
Sortant de la chambre royale, Orléans avait subi les assauts flagorneurs des courtisans, ces mêmes femmes et hommes qui l'avaient si fort accablé quand la défaveur de Louis XIV pesait sur lui. Parcourant à grands pas couloirs et galeries pour gagner l'appartement de sa mère, essayant d'échapper aux flatteurs, il se promit de ne plus hanter ce palais où il avait si longtemps souffert et où ses espérances avaient été trop souvent déçues. Même le souvenir de ses amours de jeunesse avec Louise-Françoise de Bourbon-Condé, qui n'était encore que Mlle de Nantes, était impuissant à le retenir de haïr cet orgueilleux château.
Lui-même avait décidé de résider dans sa propre demeure, le Palais-Royal, où il établirait le siège du nouveau gouvernement. Quant à la Cour, dont, à vrai dire, il se souciait peu, elle suivrait et investirait les Tuileries comme au temps de Louis XIII, puisque selon les instructions testamentaires du Roi, son jeune héritier devait quitter Versailles pour le château de Vincennes, où prétendait-on l'air était plus pur. Mais chacun avait compris qu'en lui assignant cette résidence, le défunt souverain avait voulu que le petit Louis XV fût éloigné du Régent.


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