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.. Le consul qui en savait trop : les ambitions secrètes de la France en Chine

Couverture du livre Le consul qui en savait trop : les ambitions secrètes de la France en Chine

Auteur : Désirée Lenoir

Date de saisie : 12/07/2011

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Nouveau Monde éditions, Paris, France

Prix : 24.00 €

ISBN : 9782847365719

GENCOD : 9782847365719

Sorti le : 07/07/2011

  • Les présentations des éditeurs : 24/08/2011

Jamais les faits évoqués ici n'avaient, jusqu'à présent, été pleinement révélés au grand public. Ils restituent le vrai visage de la présence française en Indochine et en Chine à la fin du XIXe siècle. Loin de l'image consensuelle d'une colonisation modérée, une série d'initiatives irréfléchies faillit entraîner la France dans un conflit armé avec la Grande-Bretagne et l'Empire du Milieu.
Un diplomate, Auguste François, découvrit ces ambitions secrètes et affronta seul les puissants intérêts économiques et politiques en jeu. Il dénonça en haut lieu les tractations de Paul Doumer et du parti colonial, qui visaient à annexer au moins deux provinces chinoises avec des conséquences potentiellement désastreuses pour la position internationale de la France. Et il en paya le prix.
Cet ouvrage met en lumière cette page occultée de l'histoire de la colonisation française en Extrême-Orient, à travers l'évocation du «grand projet» de chemin de fer Tonkin-Yunnan, cheval de Troie de cette politique de conquête, et du rôle décisif joué par le consul. Il révèle les projets cachés des lobbies coloniaux, l'attitude ambiguë de la classe politique, et éclaire d'un jour nouveau les relations franco-chinoises à l'époque de la domination de l'Europe.

Titulaire d'un diplôme de hautes études internationales, Désirée Lenoir s'intéresse à la Chine, à sa langue et à sa civilisation depuis 1979. Elle a rassemblé un nombre considérable de données au cours de deux ans et demi de recherches dans des fonds d'archives dispersés. Pour mener à bien cette étude inédite, elle s'est rendue sur le terrain, en Chine et au Vietnam, à plusieurs reprises.


  • Les courts extraits de livres : 24/08/2011

Initiation

Hanoi, mars 1886

L'hôtel du gouvernement s'apparente à une grosse villa coloniale blanche. De forme rectangulaire, il est situé dans un vaste jardin fleuri planté de variétés tropicales. Les bananiers au large feuillage vert foncé voisinent avec des agaves géants, dont les épaisses feuilles grasses et grisées peuvent atteindre trois mètres de hauteur. Le ciel est plombé, l'air est lourd. À l'intérieur, le Résident général Paul Bert constitue son cabinet. Il vient d'entrer en fonctions.
Paul Bert ? Ce nom ne nous est plus très familier. Nous le côtoyons tout au plus sous la forme d'une dénomination de rue ou d'école. Il nous paraît si neutre, que nous ne l'associons à aucun legs précis. Seuls ceux qui s'intéressent à l'histoire contemporaine le relient à Gambetta, dont il fut ministre de l'Instruction publique au début de la décennie 1880. L'image qu'ils ont de lui est de ce fait a priori plutôt positive. C'est, à vrai dire, quasiment le seul aspect du personnage qui ait traversé le temps. Côté face, le versant colonial de Paul Bert n'est passé à la postérité que chez les spécialistes. Pourtant, le Paul Bert que connut Auguste François fut l'un des plus zélés colonialistes du paysage politique français.

Paul Bert a soutenu l'expédition française au Tonkin avec passion. En 1886, il s'est engagé à payer de sa personne pour mettre en valeur ce territoire en tant que premier Résident général. La fonction vient d'être créée, et il lui plaît assez qu'elle le fût pour lui. Alors âgé de 52 ans, il est incontestablement un politicien de son temps : nationaliste, républicain, laïque fervent, scientiste convaincu, mais surtout partisan exalté des entreprises coloniales en Afrique et en Asie. A l'Instruction publique, il a laissé le souvenir d'un homme autoritaire, cassant. Ses soutiens lui viennent plutôt de son action comme député de l'Yonne, depuis 1872, et de sa défense des thèses expansionnistes. L'homme affiche si peu de goût pour le compromis qu'un journaliste du Figaro le décrit ainsi : «Lorsqu'il s'avance, la tête haute, la lèvre dédaigneuse, gardant son chapeau rond vissé sur ses cheveux plats, il marche droit devant lui, écartant d'un coup d'épaule ceux qui se trouvent sur son passage. Il s'en va de même dans la vie, sans se détourner de sa route, confiant dans sa seule force.»
L'opinion d'Auguste François n'est pas très différente, à l'heure où il attend d'être fixé sur le poste qui lui sera attribué. Il a eu tout loisir de se faire une idée de sa personnalité au cours de leur voyage de cinq semaines depuis Marseille, puis de l'affiner pendant les dix jours de navigation que nécessite le trajet Haiphong-Hanoi. Ne l'a-t-il pas vu soutenir sans sourciller en public, à bord du Melbourne, que pour avoir suivi la politique coloniale menée en Asie depuis Paris, il n'en est pas moins d'avance le mieux qualifié pour juger ses futurs administrés ? Pour Auguste François, il est difficile de prendre au sérieux un homme capable de considérer de telles assertions comme le point de vue d'un être éclairé. Il a pu constater en tout cas que l'aréopage de collaborateurs dont Paul Bert aime à s'entourer, adoubés ou pressentis, a déjà adopté sa vision du monde. Lui, a vite préféré garder ses distances.


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