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.. Petit traité du pois chiche

Couverture du livre Petit traité du pois chiche

Auteur : Pierre-Brice Lebrun

Date de saisie : 12/07/2011

Genre : Cuisine, Gastronomie, Vins

Editeur : Sureau, Gap, France

Collection : Petit traité

Prix : 19.50 €

ISBN : 9782911328664

GENCOD : 9782911328664

Sorti le : 19/06/2011

  • Le courrier des auteurs : 19/07/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Je n'ai pas fait de recherches généalogiques poussées, mais je pense que, quelque part, il y a bien longtemps, un de mes ancêtres vikings a eu, en bord de mer, une aventure, consentie ou non, avec une Maure, une jolie Sarrazine, ce qui expliquerait mon attirance pour la Scandinavie, les fjords, les Lofoten, le Nord du Nord, et pour les pays arabes en général, où je me sens si bien et dont j'aime tant la gastronomie : j'ai vécu en Tunisie et en Algérie, j'ai traversé le Maroc en stop (je suis aussi monté au Cap Nord, en stop), et je vais chaque année passer quelques semaines en Jordanie... Sinon, je suis prof de droit (c'est mon vrai métier), et journaliste gourmand à mes moments perdus, par plaisir, j'écris des livres sur l'histoire des produits que j'aime, comme la saucisse de Montbéliard, la boulette, les pâtes, ou l'andouillette de Troyes (j'écris aussi des livres de droit, mais c'est moins rigolo).

2) Quel est le thème central de ce livre ?
J'ai eu la chance de rencontrer par hasard un vieux pois chiche, un Sage, un Ancien, qui, toute une nuit, sachant qu'il allait être au petit matin ensaché (un sage pois chiche sachant être ensaché, c'est rare), m'a raconté, avec beaucoup d'émotion, la Saga de son peuple, le peuple des pois chiches, dont j'ai découvert l'histoire millénaire et rocambolesque, très attachante, édifiante, même : j'ai tout noté, scrupuleusement, avant de regarder, au petit matin, impuissant, la moissonneuse-batteuse l'emporter, et j'ai, dans ce Petit traité, les larmes aux yeux, retranscrit intégralement, fidèlement, tout ce qu'il m'avait confié, en y ajoutant une centaine de recettes, du Monde entier, à base de pois chiches, bien sûr...

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Nous avons voulu nous assimiler alors que nous devons nous faire aimer pour ce que nous sommes : telle doit être désormais notre philosophie.
Nul besoin pour être appréciés de renoncer à notre identité : elle est notre force.
Elle est notre personnalité. Sans elle, nous ne sommes plus rien.
Notre place n'est pas dans le boeuf en daube ou dans la blanquette de veau, le poulet dominical doit mijoter sans nous, la choucroute et le cassoulet aussi. Le Navarin ne gagnera rien à la fin de ses haricots. Nous n'avons pas à rêver d'être apprêtés à la mode de Caen ou d'être appelés pour remplacer nos cousins tarbais dans le cassoulet (même si nous en sommes parfaitement capables) : nous n'avons pas vocation à jouer les seconds couteaux ! tel n'est pas notre rôle en cuisine...

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
One two free, de Jimmy Oihid
http ://youtu.be/JE3t_MOue0M

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Un petit-déjeuner dans une cafétéria Jabri, à Amman, composé de thé, de boulettes et de pain khabez généreusement tartiné de hoummous, ou un Lou Chichet à Viviers-les-Lavaur, là où mon ami pois chiche a vécu parmi les siens toute sa vie de pois chiche...


  • Les présentations des éditeurs : 19/07/2011

Il vient de loin et il va au petit matin quitter ce monde. Il le sait : il ne lui reste qu'une nuit avant d'être ensaché. Il va la consacrer à raconter aux jeunes générations (de pois chiches) le périple accompli par leurs ancêtres, qui ont beaucoup voyagé pour arriver ici, en France, au Pays de cocagne. Il va leur transmettre la sagesse des Anciens, qui ont traversé les siècles, accumulé les kilomètres et traversé les océans. Le Peuple des pois chiches est un peuple conquérant aux multiples facettes.
Il a abandonné à contrecoeur sa Terre nourricière pour fonder ailleurs des dynasties heureuses. Les familles se sont séparées : certaines ont suivi la Route des Indes, d'autres sont parties vers le Levant ou vers le Couchant, d'autres encore sont restées là, au Moyen-Orient, pour que l'houmous et les falafels ne disparaissent pas... Un témoignage teinté de nostalgie, mais délibérément optimiste : toujours au service des hommes, le pois chiche a de beaux jours devant lui !

Après s'être passionné, dans d'autres Petits traités, pour l'histoire de la boulette* et des pâtes, Pierre-Brice Lebrun, journaliste gourmand, se penche ici sur le pois chiche, sympathique légumineuse millénaire, injustement cantonnée à la couscoussière, capable pourtant de briller de l'entrée au dessert.
Un récit très attachant sur les origines, l'exode et le déracinement du pois chiche, illustré d'une centaine de recettes de tous les horizons.
Une vraie saga du pois chiche, un véritable hommage !

*Le Petit traité de la boulette a remporté le Prix Cerise sur le gâteau 2009 du Festival des littératures gourmandes.


  • Les courts extraits de livres : 19/07/2011

Extrait de l'introduction

Assis sur un belvédère des Daguts, je contemple avec émotion ce Pays que l'on dit «de cocagne». Il étale à mes pieds ses champs de blé dur, de tournesol et de buissons de nous : ici, aux confins du Lavaur et du Lauragais, nos ancêtres pois chiches ont fondé, il y a plus de quinze ans, la plus importante colonie de France, dans laquelle sans nous forcer, hydratés comme il faut, nous donnons chaque année, aujourd'hui encore, de vingt à trente quintaux l'hectare
Je viens de loin : nos ancêtres ont beaucoup voyagé pour arriver ici, entre Castres, Toulouse et Albi. Ils se sont avec courage et détermination - on nous dit béliers - battus pour survivre. Ils ont survécu à toutes les épreuves de l'Exode pour que je puisse naître ici et vivre ici. Notre famille a traversé les siècles et accumulé les kilomètres. Elle a contourné et remonté la Méditerranée : je ne sais pas si j'aurais eu le courage de tenter une telle aventure. Elle a fini par atteindre la France où personne n'avait vraiment envie qu'elle s'installe. Elle s'est faite discrète. Elle a essayé de s'implanter sans faire de vagues : je vous parle ici d'un temps que les moins de deux mille ans ne peuvent pas connaître. Elle est restée dans son coin. Elle a patiemment attendu des jours meilleurs. Ce n'était pas gagné. Il y a eu des hauts et il y a eu des bas, des drames et des succès. Nous avons été adulés puis méprisés et oubliés avant de revenir sur le devant du potager (nous devons par exemple beaucoup à Charlemagne et à Charles X). Les Anciens nous racontent qu'ils n'ont parfois trouvé à s'employer - suprême humiliation - que comme nourriture pour le bétail (les cochons nous adorent). Si c'est pas misère !
Aucun autre peuple n'a autant que le nôtre rêvé d'être intégré : nous aurions tout donné pour être incorporés à un boeuf en daube ou à une blanquette de veau, pour mijoter le dimanche aux côtés du poulet familial ou pour barboter dans la choucroute. Nous aurions insufflé au navarin toute notre énergie et tout notre enthousiasme. Nous aurions adoré être apprêtés à la mode de Caen ou être appelés (même à la dernière minute) pour remplacer nos cousins tarbais dans le cassoulet...
Je suis le pur produit des générations qui m'ont précédé : sans elles, je ne serais pas d'ici. Sans elles et sans les Hommes qui, en 1996, nous ont ici fait confiance.
Sans elles, je n'aurais même peut-être jamais existé.
La tragédie du raisin est édifiante.
Son épopée est semblable à la nôtre.
Elle a commencé où a commencé la nôtre, mais là d'où il vient, là où de son jus, pour le bonheur des Hommes, les premiers pressoirs ont été actionnés, les premières jarres, les premières amphores ont été remplies, il a été éradiqué ! Plus un cep ne peut témoigner qu'il y a près de 10 000 ans, on le cultivait déjà là-bas. Les Hommes, ingrats, l'ont renié : leur nouvelle religion a été jusqu' à l'interdire, alors qu'il était là bien avant elle. Si ça aussi c'est pas misère... S'il n'avait pas migré dans les bateaux des Phocéens pour atteindre la Terre qui l'a rendu célèbre, le raisin n'existerait peut-être plus, et Château-Chalon ne serait qu'un bled parmi tant d'autres, comme Margaux ou Chablis...
Je regarde et je suis fier : je suis fier du chemin parcouru par nos ancêtres. Grâce à eux, grâce aux Anciens qui les ont conseillés, c'est ici que je suis né : la France est le pays de mon enfance, une terre pour moi bercée de tendre insouciance. Il me faut le raconter aux jeunes, à ceux qui prendront ma place quand je ne serai plus qu'un pois parmi les autres dans un sac en plastique cousu d'une tonne, ou - c'est moins prestigieux mais tout aussi délicieux - dans un sachet de farine : nous faisons partie d'une très ancienne famille, ils doivent en être aussi fiers que moi qui le sais, je le suis. Nous avons néanmoins commis une erreur : avec l'âge vient la sagesse et je me rends compte que nous avons fait fausse route. Il faut que je l'explique aux jeunes avant de baigner nu dans un tajine.
Nous avons voulu nous assimiler alors que nous devons nous faire aimer pour ce que nous sommes : telle doit être désormais notre philosophie.


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