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.. L'année des fleurs de sophora

Couverture du livre L'année des fleurs de sophora

Auteur : Ming Meng

Préface : Emmanuelle Péchenart

Traducteur : Emmanuelle Péchenart

Date de saisie : 09/07/2011

Genre : Poésie

Editeur : Cheyne, Le Chambon-sur-Lignon, France

Collection : D'une voix l'autre

Prix : 20.50 € / 134.47 F

ISBN : 9782841161706

GENCOD : 9782841161706

Sorti le : 01/07/2011

  • Les présentations des éditeurs : 09/07/2011

Le poème est voyage. Le poème est retrouvailles, sous la conduite de ses guides, sorcières, sirènes, chanteurs, augures danseurs, poètes chamans, dont les voix résonnent, aujourd'hui même depuis des millénaires. Meng Ming, poète né en Chine sur l'île de Hainan, reprend le trajet. Pour continuer à vivre, il adresse aux compagnons de voyage, dont nous sommes, un récit obstiné, sombre, moqueur, savant, embrouillé. Obstiné et savant parce que lui-même l'est, embrouillé parce que les souvenirs le sont, moqueur et sombre parce que des menaces planent. Réelles, parfois mortelles. Face à la peur, dont les racines «poussent jusqu'à recouvrir l'oeuvre elle-même», face au danger, à «ces gens qu'on distingue là-bas», le poème tend ses ailes, ou même, si l'on ose dire, tire la langue. La parole résonne, «rauque, mais claire», vivante et en mouvement. Chaque poème, issu d'une pensée vaste et d'un long parcours, livre un moment neuf et limpide.

L'eau est toujours la même. Rouge en automne, l'hiver venu elle brille comme du mercure. Depuis, j'ai revu Ying, à S. assis tous deux sur la balançoire, à nous échapper dans nos souvenirs silencieux, fuir les humains et regarder la lune
Mais, parce que la mort peut rattraper nos rêves
Il n'est plus temps de crier de tout en haut, avant de lâcher prise.

MM.

Jean-Baptiste Para, Directeur de la collection D'une voix l'autre
L'eau est toujours la même. Rouge en automne, l'hiver venu elle brille comme du mercure. Depuis, j'ai revu Ying, à S assis tous deux sur la balançoire, à nous échapper dans nos souvenirs silencieux, fuir les humains et regarder la lune Mais, parce que la mort peut rattraper nos rêves Il n'est plus temps de crier de tout en haut, avant de lâcher prise.


  • Les courts extraits de livres : 09/07/2011

Extrait de la préface

Devrons-nous toujours être maintenant et ailleurs
Ou, si on peut dire, ailleurs maintenant ?

Oui, c'est cela la question, elle se pose sans cesse. Elle taraude l'amoureux, l'exilé.

Comment vivre quand l'existence est dispersée, quand «se souvenir» est une éternelle séparation ?
La réponse la plus sûre est le poème. Le poème est voyage ; le poème est retrouvailles, sous la conduite de ses guides, sorcières, sirènes, chanteurs, augures danseurs, poètes chamans, dont les voix résonnent, aujourd'hui même depuis des millénaires.

Une fois
j'étais en voyage, leur chant nocturne m'a envoûté.

On part donc, accompagné, grâce à ces voix impérieuses, qui répondent aussi à ceci :
ah ah, les larmes et la poésie dis-moi,
comment on fait quand on est tout seul ?

Mais attention !
Pas de destination. A perte de vue, sans limite un grand calme.

Telle est l'oeuvre entreprise par Meng Ming : reprendre, en poésie, le trajet. Pour continuer à vivre, il adresse aux compagnons de voyage, dont nous, un récit obstiné, sombre, moqueur, savant, embrouillé. Obstiné et savant parce que lui-même l'est, embrouillé parce que les souvenirs le sont, moqueur et sombre parce que des menaces planent. Réelles, parfois mortelles. Face à la peur, dont les racines «poussent jusqu'à recouvrir l'oeuvre elle-même», face au danger, à «ces gens qu'on distingue là-bas», le poème tend ses ailes, ou même, si l'on ose dire, tire la langue. La parole résonne, «rauque, mais claire».


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