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Auteur : David Albahari
Traducteur : Gojko Lukic
Date de saisie : 03/03/2010
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Gallimard, Paris, France
Collection : Du Monde Entier
Prix : 13.00 € / 85.27 F
ISBN : 9782070749379
GENCOD : 9782070749379
Sorti le : 08/01/2004
Le narrateur de L'homme de neige a une idée fixe : boire du jus d'orange. Venu de l'ex-Yougoslavie, il est invité comme écrivain en résidence dans une université nord-américaine. Mais sa nouvelle vie, confortable et bien réglée, dont il note minutieusement les moindres détails, ne fait tout simplement pas sens pour lui. Ses quelques cours et conférences, ses obligations sociales et ses conversations avec les professeurs et étudiants, tout est envahi par un sentiment d'échec et d'ennui - sentiment dont il s'échappe seulement grâce à l'idée de boire du jus d'orange. Puis, cet équilibre fragile se fissure. Le narrateur a de plus en plus l'impression de flotter, voire de se désagréger. La découverte d'une armoire fermée à clef au sous-sol de son appartement tourne vite à l'obsession, et lorsqu'il cède à la tentation de l'ouvrir pour y trouver des cartes et des plans de toute sorte, il ne peut s'empêcher de les placarder sur les murs de son appartement en pleine nuit. Entouré ainsi de cartes qui illustrent les déchirures de l'Histoire et la fragilité des identités et des frontières, il sent les choses se brouiller de plus en plus autour de lui. Jusqu'à ce que les premières neiges tombent sur la ville...
David Albahari est né en 1948 à Pec, en Yougoslavie. Après des études de langue et de littérature anglo-américaines à l'Université de Belgrade, il publie en 1973 son premier recueil de nouvelles et en 1978 son premier roman. Il a été éditeur et aussi traducteur en serbo-croate d'auteurs tels que Nabokov, Bellow, Naipaul, Singer, Pynchon, Shepard, Updike. Ses oeuvres ont été traduites en diverses langues et, entre autres prix littéraires, il a obtenu en 1997, pour son roman L'Appât, le plus important prix littéraire yougoslave, attribué par l'hebdomadaire belgradois NIN au meilleur roman de l'année. Il vit depuis 1994 au Canada.
Lire attentivement la quatrième page de la couverture du livre, on en apprend de belles qui changent la nature de la lecture, et conduisent à s'interroger, mais c'est trop tard, sur la posture qu'aurait un lecteur qui les ignorerait. A propos du roman il est dit : «Le narrateur de l'Homme de neige a une idée fixe : boire du jus d'orange. Venu de l'ex Yougoslavie, il est invité comme écrivain en résidence dans une université nord-américaine.»... A propos de l'auteur, on peut lire, et c'est indéniable, que «David Albahari est un des romanciers les plus importants de l'ex-Yougoslavie.... Bref, quelle serait la place de l'Homme de neige, dans notre conscience de lecteur, si on ne nous proposait pas de rapprocher l'auteur du narrateur, si on ne savait pas que l'un (donc l'autre) est né au Kosovo, qu'il a quitté son pays en guerre en 1994 quand il y exerçait une responsabilité en marge de la politique, pour l'université de Calgary sur le versant est des montagnes Rocheuses au Canada, qu'il a détesté l'enseignement, qu'il y est resté pour écrire et qu'il est devenu citoyen canadien ? Cette place serait peut-être celle qu'il lui a donnée, celle d'une fable, la fable d'un homme seul désemparé, désorienté, essoufflé par un monologue d'un seul paragraphe sans le moindre répit, un homme qui se cogne aux gens sans les heurter comme on se cogne aux coins des tables comme un bleu parce qu'on ne nous apprend pas à se mouvoir dans des espaces d'emprunt.
Lire attentivement la quatrième page de la couverture du livre, on en apprend de belles qui changent la nature de la lecture, et conduisent à s'interroger, mais c'est trop tard, sur la posture qu'aurait un lecteur qui les ignorerait. A propos du roman il est dit : «Le narrateur de l'Homme de neige a une idée fixe : boire du jus d'orange. Venu de l'ex-Yougoslavie, il est invité comme écrivain en résidence dans une université nord-américaine.»... A propos de l'auteur, on peut lire, et c'est indéniable, que «David Albahari est un des romanciers les plus importants de l'ex-Yougoslavie.... Bref, quelle serait la place de l'Homme de neige, dans notre conscience de lecteur, si on ne nous proposait pas de rapprocher l'auteur du narrateur, si on ne savait pas que l'un (donc l'autre) est né au Kosovo, qu'il a quitté son pays en guerre en 1994 quand il y exerçait une responsabilité en marge de la politique, pour l'université de Calgary sur le versant est des montagnes Rocheuses au Canada, qu'il a détesté l'enseignement, qu'il y est resté pour écrire et qu'il est devenu citoyen canadien ? Cette place serait peut-être celle qu'il lui a donnée, celle d'une fable, la fable d'un homme seul désemparé, désorienté, essoufflé par un monologue d'un seul paragraphe sans le moindre répit, un homme qui se cogne aux gens sans les heurter comme on se cogne aux coins des tables comme un bleu parce qu'on ne nous apprend pas à se mouvoir dans des espaces d'emprunt.
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