Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Qu'allons-nous faire de vous ?

Couverture du livre Qu'allons-nous faire de vous ?

Auteur : Edouard de Hennezel | Marie de Hennezel

Date de saisie : 23/11/2011

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Carnets nord, Paris, France

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 9782355360497

GENCOD : 9782355360497

Sorti le : 25/08/2011

Parler de la vieillesse et davantage encore en tout ce qu'elle implique dans l'avenir de nos proches, demeure bien souvent un sujet tabou.

"Qu'allons-nous faire de vous ?" est à lire absolument, car derrière cette trentaine de témoignages - souvent poignants, sincères, empreints de tendresse et de culpabilité - recueillis par Édouard et Marie de Hennezel, c'est la question des parents qui est envisagée, mais aussi, par projection dans le futur, la nôtre. Vous savez bien : cette génération bénie des dieux qui a connu le plein-emploi, le boum économique, les frasques amoureuses sans le spectre du sida et qui, farouchement individualiste, s'est payé de luxe de faire comme si elle n'allait jamais ni vieillir ni mourir, et voudrait tout à coup donner de la voix quand se profile l'intolérable miroir de la dépendance, face aux quadras qui la juge parfois avec une certaine sévérité, voire de la rancoeur. Injustes, les jeunes ? Pas si sûr...

Ce qui frappe dans les témoignages recueillis par Édouard et Marie de Hennezel face à la vieillesse et la dépendance, tient au constat que notre grand âge ne ressemblera pas à celui de nos parents. Non que les valeurs fondamentales s'en trouvent nécessairement changées, mais la génération montante connaîtra sans doute des années de vie active et professionnelle prolongées ; la précarité du travail peut-être, l'emploi à accepter où qu'il se trouve, même à des milliers de kilomètres ; des moyens financiers qui, compte tenu d'une longévité accrue, risquent de leur suffire pour eux-mêmes, à peine. Donc insuffisants pour nous entretenir. Et cela change tout.

"Aujourd'hui on meurt loin de chez soi, et généralement seul, à l'hôpital, ou sur un brancard dans les services d'urgences. Certainement de moins en moins chez soi, dans son univers familier, entouré des siens" nous confie Marie de Hennezel et pourtant, tout ce que nous disent la plupart des participants à ce livre formidable converge dans une volonté à envisager toutes les solutions, afin de permettre à leurs aînés une fin de vie paisible, même si dans ces intentions généreuses et sincères, ils en oublient souvent l'incontournable conflit de priorités : leur propre vie, leur conjoint, leurs enfants, leur vie professionnelle ou leurs loisirs à ménager avec bienveillance et réalisme.

Édouard de Hennezel résume très bien ce que les quadras attendent de leurs parents ou de leurs familles en général : "Faites du ménage dans vos vies. Vous vous allégerez et vous nous allégerez aussi. Ne baissez pas les bras. Vivez votre vieillissement le mieux possible, continuez à célébrer la vie. Ne nous faites pas porter les regrets, les rancunes ou les remords de votre passé. Prenez soin de vous, mais surtout prenez soin de la relation que vous avez avec nous. (...) Se faire léger, ce serait commencer par parler de ces questions taboues - l'avenir - pour qu'elles pèsent moins sur la pensée des enfants." Tout ce qui peut contribuer à une maturité heureuse.

Les plus belles pages traitent du bonheur de la vieillesse : "Au fond, nous avons besoin que vous soyez heureux de vieillir et nous savons que vous ne le serez que si vous vous tournez vers le coeur et l'esprit. Vieillir, c'est un travail difficile qu'il faut mener joyeusement. L'essentiel pour une bougie n'est pas l'endroit où elle est posée, c'est la lumière qu'elle irradie jusqu'au bout."

La santé fragilisée n'empêche ni le charme ni la gaieté, ni l'intérêt pour ce qui nous entoure. Certains vieillards font moins vieux que des gens de cinquante ans. On grandit en sagesse, on a du recul, on est de bon conseil : "Les personnes âgées et vulnérables peuvent donner et recevoir autre chose, et autrement. La vulnérabilité peut faire appel au meilleur chez l'autre, qui en est le témoin" ajoute Marie de Hennezel.

Il n'empêche que le souci de l'avenir de nos seniors - si nous ne sommes pas des monstres - peut légitimement nous déstabiliser et fondre sur nous à l'improviste, comme la foudre. Tous, dans notre voisinage, connaissons au moins un cas de personne âgée particulièrement difficile à gérer, quand le fil est rompu, comme c'est le cas avec une maladie de Alzheimer, par exemple. Saurons-nous, dans notre propre entourage, accueillir chez nous un parent dépendant ? Pourrons-nous franchir la barrière des soins intimes à prodiguer ? Accepterons-nous d'envisager d'autres solutions sans culpabiliser ni briser le lien ? Parviendrons-nous à jouer la carte de l'apaisement, sans fuir le réel ni connaître l'épuisement ?

Il n'est pas de réponse universelle à ces questions que chacun est amené - le plus tôt possible - à se poser, mais une certitude émane de tout ce qui est dit dans ce livre : la force de solidarité entre générations existe davantage qu'on l'imagine et finalement, comme concluent Édouard et Marie de Hennezel : "Quand il y a l'amour, il y a des solutions."

"Nous sommes indissolublement égoïstes et altruistes, soucieux comme jamais de notre bien-être individuel, et cependant convaincus qu'il y a parfois plus de joie à donner qu'à prendre, à partager qu'à accumuler." Luc Ferry


  • Les présentations des éditeurs : 21/07/2011

Il y a ceux pour qui l'entraide familiale est naturelle. Mais il y a aussi ceux qui pensent ne rien devoir à cette génération «bénie des dieux», qui a connu les Trente Glorieuses et Mai 68. Au-delà de ces profonds désaccords, la question se pose : comment la génération montante se prépare-t-elle à la vieillesse et à l'éventuelle dépendance de ses parents ?

À travers une trentaine de témoignages touchants d'humanité, Marie de Hennezel et son fils Édouard entament une réflexion pleine de tact sur ce tabou qu'est la vulnérabilité des parents vieillissants. Ce livre, à la fois intime et universel, noue sans complaisance un dialogue qui pourra faire réfléchir toutes les générations sur les notions de transmission et de solidarité.

Marie de Hennezel est psychologue, auteur de La Mort intime, La chaleur du coeur empêche nos corps de rouiller (Robert Laffont), Sagesse d'une psychologue (L'oeil Neuf) et Une vie pour se mettre au monde (Carnets Nord).

Édouard de Hennezel est consultant en communication de crise.


  • Les courts extraits de livres : 21/07/2011

Marie de Hennezel et son fils Édouard décident de donner chacun la parole à leurs générations respectives : en découlent une cinquantaine de témoignages variés, passionnants, contradictoires, porteurs de questionnements intimes. La société d'aujourd'hui marquée par des valeurs d'autonomies et sujette à l'éclatement de la cellule familiale ne devant pas occulter la nécessaire question du «lien» : Que transmet-on à ses enfants, quel sens de la vie ? Que partageons-nous avec ceux qui nous ont mis au monde ? Est-ce juste une question de culture, d'éducation ? Faut-il culpabiliser ? Quel regard acceptons-no us de porter sur cette vieillesse qui nous guette et nous effraie tant ? Quelles solutions envisager ?
Ce livre, à la fois intime et universel, noue sans complaisance un dialogue apaisant et constructif qui pourra faire réfléchir toutes les générations sur les notions de libre-arbitre, de transmission et de solidarité. Plus que jamais, ce document ouvre le débat sur un sujet de société majeur que l'on n'aborde encore que trop souvent sous un angle financier.
Depuis quatre ans, à travers mes livres et les séminaires que j'anime pour des retraités, je mène une réflexion sur le sens de la vieillesse et la possibilité de vivre son avancée en âge de façon heureuse et sereine. Ce livre s'inscrit dans le prolongement des précédents. Il est né d'un échange que j'ai eu, il y a quelques mois, avec mon fils Édouard, âgé de 38 ans.
Je lui faisais part des réactions si contrastées des hommes et des femmes de ma génération, face à leur grand âge. Les uns, mais pas les plus nombreux, se montraient plutôt confiants, les autres témoignaient d'une affreuse inquiétude. La génération des seniors, dont je fais partie, sait qu'elle a de grandes chances - statistiques - de pouvoir vieillir longtemps, sans doute en bonne santé, mais que les toutes dernières années apporteront avec elles leur lot de maladies, de solitude, et peut-être aussi de souffrance liée au fait de perdre son autonomie et de devenir dépendant. Nous sommes cependant déterminés à ne pas peser sur nos enfants. Les valeurs d'autonomie qui nous ont portés, depuis Mai 68, sont si fortement ancrées en nous, que nous ne pouvons nous identifier à nos grands-parents, lesquels trouvaient en quelque sorte normal que leurs enfants les prennent chez eux dans leur vieillesse et s'occupent d'eux. Juste retour des choses, dans leur esprit : ils s'étaient occupés de leurs enfants dans leur jeune âge, aux enfants de veiller sur eux dans leur grand âge. Notre génération récuse ce modèle. La plupart d'entre nous préféreraient mourir plutôt que d'imposer à leurs enfants une telle charge. Nous avons parfois le souvenir de l'exaspération de notre père ou de notre mère devant les caprices d'un aïeul exigeant, de leur lassitude, de leur désir, à peine voilé, de voir partir cet intrus, afin de pouvoir respirer un peu et enfin pouvoir mener leur vie. Nous nous disons alors : jamais cela !
L'autonomie se paie du prix de la solitude. Ma génération est en train de s'en rendre compte. J'entends parfois, autour de moi, cette peur d'être abandonné, un jour, ou tout du moins négligé par ses enfants. Les gens ont souvent les larmes aux yeux quand ils évoquent cette perspective. Ils réalisent alors la fragilité de cette position d'autonomie à tout prix. Nous parlons de notre peur de la dépendance. Certes, nous préférerions rester autonomes le plus longtemps possible, peser le moins possible sur les nôtres, et nous entendons bien tout faire pour prendre soin de notre corps et de notre esprit, mais si la dépendance arrive, comment la vivre ? Est-elle vraiment une catastrophe absolue ? Ne pourrait-elle être une occasion de rapprochement et d'amour ?


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia