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Si les ambiances madrilènes et barcelonaises nous sont devenues familières dans l'univers du polar espagnol, «La plage des noyés» prend pour cadre la Galice et offre à Domingo Villar l'occasion d'explorer une province de taiseux accrochés au fracas de l'Atlantique. Ce climat maritime, gris et pluvieux, ainsi que ces personnages ne se livrant pas, donnent à ce récit feutré une atmosphère en trompe-l'oeil où les fils de l'intrigue se dénouent dans la nuance et les fluctuations. Sur l'une des plages de Panxón, la mer vient de rejeter la dépouille de Justo Castelo, l'un des marins du port. Alors que le suicide de cet homme dépressif semble évident aux yeux des habitants, l'inspecteur Leo Caldas, grand amateur de fruits de mer, éprouve une certaine inclination envers le doute quant aux circonstances de cette noyade. Épaulé de son bouillonnant adjoint, ils vont arpenter la côte galicienne et remonter le temps sur les traces du Xurelo, bateau naufragé dix ans auparavant avec à son bord Justo Castelo et le mystérieux capitaine Sousa...
Si les regrets des uns sont à l'origine de cette affaire (tout en intrications savamment orchestrées), ceux des autres viennent renforcer le non-dit en une déclinaison qui n'est pas la moindre des variations dans ce polar «climatique».
Les présentations des éditeurs : 19/07/2011
Les Galiciens ? Ce sont des taiseux selon Rafael Estevez, adjoint de l'inspecteur Caldas. Et dans la halle aux poissons du port de Panxon, les mots ne servent qu'à surenchérir lors des ventes à la criée. Impossible de tirer des pêcheurs une quelconque information, même un noyé qui gît mains ligotées sur la plage les laisse de marbre. Pourtant, sur cette côte espagnole battue par l'Atlantique, la rumeur court, silencieuse. Elle parle de naufrages, de bateaux engloutis, de vengeance des morts, d'amulettes contre le mauvais sort... Au comptoir des tavernes où se retrouvent les marins, dans le brouhaha des conversations et des parties de dominos, on peut en saisir quelques bribes. Mais difficile pour nos deux policiers de tirer le bon fil dans cet enchevêtrement d'histoires vraies et de superstitions...
Domingo Villar, Galicien de Vigo, amoureux de sa région et de sa gastronomie, vit à Madrid. Best-seller en Espagne, son roman a été traduit en dix langues et sera prochainement adapté au cinéma.