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.. L'homme de Lewis

Couverture du livre L'homme de Lewis

Auteur : Peter May

Traducteur : Jean-René Dastugue

Date de saisie : 15/11/2011

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Rouergue, Arles, France

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-8126-0253-5

GENCOD : 9782812602535

Sorti le : 12/10/2011

Un autre très bon policier qui paraitra le 12 octobre (et oui, il faudra patienter encore un peu !).
Lieu : la côte Nord Ouest de l'Écosse. La découverte d'un cadavre dans la tourbe conduit l'ex policier Fin Macleod (L'île des chasseurs d'oiseaux) à se plonger dans un épisode douloureux de l'histoire de l'Écosse.

Extrait : "Au loin, les silhouettes d'une demi-douzaine d'hommes, vêtus de salopettes et coiffés de casquettes en toile, se dessinent contre le reflet puissant du soleil sur l'océan qui, inlassablement, vient frapper les falaises de gneiss noir. (...). [Anna] voit les hommes, penchés, arqués sur la tarasgeir, la bêche qui taille la tourbe souple et noire en tranches gorgées d'eau. La terre est marquée par des siècles de récoltes". [p11]


Un polar passionnant dans les tourbières et la lande d'Écosse. Un inspecteur à la personnalité attachante, un vieillard qui perd la mémoire et dont le passé douloureux resurgit... On voyage à la fois dans les paysages sauvages balayés par les vents, et les secrets de la société écossaise des années 50. Aller-retour entre passé et présent pour reconstituer le puzzle des souvenirs qui s'effacent et s'emmêlent et élucider l'énigme du meurtre d'un inconnu...


A Lewis, au nord de l'Écosse, un corps est retrouvé dans les tourbières.
Les analyses ADN montrent qu'il s'agit d'un jeune homme assassiné 50 ans auparavant.
Un vieil homme atteint d'Alzheimer et au dessus de tout soupçon est pourtant impliqué.
Un roman flash-back où la lande écossaise et les embruns nous fouettent à chaque page.
Pour les amateurs de Mankel et d'Indridason.


  • Les présentations des éditeurs : 15/12/2011

En rupture de ban avec son passé, Fin Macleod retourne sur son île natale de Lewis. La mort tragique de son jeune fils a pulvérisé son mariage. Impuissant et résigné, il a quitté la police. La lande balayée par les vents, la fureur de l'océan qui s'abat sur le rivage, les voix gaéliques des ancêtres qui s'élèvent en un chant tribal : il pense pouvoir retrouver ici un sens à sa vie.
Mais, Fin à peine arrivé, on découvre le cadavre d'un jeune homme, miraculeusement préservé par la tourbière. Les analyses ADN relient le corps à Tormod Macdonald, le père de l'amour de jeunesse de Fin, et font de lui le suspect n° 1. C'est une course contre la montre qui s'engage alors : l'inspecteur principal est attendu sur l'île pour mener l'enquête et il n'épargnera pas le vieil homme, atteint de démence sénile.
Au rythme des fulgurances qui traversent l'esprit malade de Tormod, le passé ressurgit, douloureux, dramatique, et dévoile le sort que la société écossaise a réservé pendant des décennies aux «homers» : ces enfants orphelins ou abandonnés que l'Église catholique envoyait sur les îles Hébrides.
Après L'île des chasseurs d'oiseaux, on retrouve ici avec bonheur la figure d'un enquêteur indécis à la croisée des chemins, tenté de construire son avenir sur les cendres du passé. L'Écosse mystérieuse, majestueuse et sauvage est un écrin de rêve pour ces vies dans la tourmente, magistralement orchestrées par Peter May.

Né en 1951 à Glasgow, Peter May fut journaliste, puis brillant et prolifique scénariste de la télévision écossaise. Il vit depuis une dizaine d'années dans le Lot où il se consacre à l'écriture de ses romans. Passionné par la Chine, il est l'auteur d'une série chinoise de six romans policiers et thrillers traduits au Rouergue. L'île des chasseurs d'oiseaux, paru en 2010, a été très remarqué : Prix des Lecteurs - Ancres noires en 2010 (Le Havre).


  • Les courts extraits de livres : 15/12/2011

De loin, Gunn vit les véhicules garés sur le bord de la route. Le ciel, bleu sombre, menaçant et torturé, se déroulait, ininterrompu, au-dessus de l'océan. Sur le pare-brise, les balais des essuie-glaces étalèrent les premières gouttes de pluie. La masse anthracite de l'océan était ponctuée par la blancheur de l'écume des déferlantes qui s'élevaient de trois à cinq mètres. Dans l'immensité de ce paysage, la lumière solitaire du gyrophare du véhicule de police, à côté de l'ambulance, était insignifiante.
Au-delà des voitures, les maisons aux murs crépis de Siader se serraient les unes contre les autres pour se protéger des éléments, fatiguées mais rompues à leurs assauts sans cesse répétés. Pas un arbre ne se dressait à l'horizon. Seulement des alignements de piquets de clôture pourris le long de la route et, dans les champs déserts, des épaves rouillées de tracteurs et de voitures. Quelques arbustes chétifs, dont les racines têtues s'accrochaient au sol maigre, pointaient fièrement leurs pousses vertes, dans l'attente de jours meilleurs. Une mer de linaigrettes se mouvait en courants et en ondulations, comme l'eau sous le vent.
Gunn se gara à côté du véhicule de police et sortit au milieu des rafales. Ses cheveux noirs et épais coiffés en arrière, formant une pointe sur son front buriné, se soulevèrent sous l'effet du vent et il serra fermement son anorak noir matelassé contre lui. Il se maudit de n'avoir pas songé à prendre une paire de bottes et commença à avancer avec précaution sur le sol souple. Il sentit la morsure froide de l'eau de la tourbière s'infiltrer dans ses chaussures et tremper ses chaussettes.
Il rejoignit la première tranchée, suivit un sentier qui en longeait le rebord et contournait les tas de tourbe laissés à sécher. Les policiers en uniforme avaient planté des pieux de métal dans le sol ramolli pour délimiter le site avec du ruban de plastique bleu et blanc qui sifflait et se tordait, agité par le vent. Il perçut l'odeur de la fumée de tourbe qui provenait des fermes les plus proches, à environ un kilomètre en direction des falaises.


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