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.. Fauna

Couverture du livre Fauna

Auteur : Alissa York

Traducteur : Florence Levy-Paoloni

Date de saisie : 24/11/2011

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Joëlle Losfeld, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 22.50 €

ISBN : 978-2-07-078793-7

GENCOD : 9782070787937

Sorti le : 25/08/2011

Guy Howell a repris la casse de son oncle et de sa tante et a hérité d'eux l'habitude de récupérer, soigner et héberger les animaux sauvages. Dans ce terrain vague, sorte d'îlot perdu au milieu du monde moderne, non loin de Toronto, il recueille les animaux blessés mais aussi les hommes perdus, en souffrance. Edal Jones, agente fédérale, rejoint après avoir traqué pendant des années les trafiquants d'animaux, Stephen ancien soldat revenu d'Afghanistan, la jeune Lily et son gros chien Billy et Kate la vétérinaire. Elle retrouve alors respect, amour et écoute. Le récit passe d'un personnage à l'autre, revient sur leurs passés, enfances, lectures, familles, appréhension de la vie, de la vie animale, liens avec le monde animal... Guy, médecin des corps et des âmes, est totalement dévoué à cette petite communauté et au monde animal mais le monde extérieur et sa violence ne peuvent les ignorer... Un joli texte avec de beaux personnages pour lesquels le lecteur ressentira irrémédiablement une forte empathie.


La Casse Automobile Howell est un lieu bien étrange où se retrouvent autour de son propriétaire Guy des êtres meurtris par la vie aussi bien humains qu'animaux. On y croisera pêle-mêle un jeune soldat revenu d'Afghanistan, une portée de ratons laveurs orphelins, une buse blessée ou une adolescente fugueuse accompagnée de son molosse. Tous vivent en communauté au rythme des repas partagés et des récits lus à haute voix par Guy autour de la nécropole improvisée par le propriétaire du lieu afin de rendre un peu de dignité aux animaux morts sur les routes. C'est au sein de ce groupe qu'Edal Jones, agent fédéral au service de la faune, mise en congé pour stress pourrait trouver du réconfort auprès de Guy qui lui fait découvrir les animaux sauvages revenus habiter nos villes. Tout serait si simple si un sinistre individu, lui aussi blessé dans son adolescence n'avait pas décidé de partir en croisade contre les coyotes qu'il tue avec sadisme.


Amoureux de littérature et des animaux, les personnages sont à l'image de ces derniers : blessés et fragiles. Leurs convictions se rejoignent, s'affrontent parfois, mais les personnages parviennent à trouver un havre de paix dans cette casse pas comme les autres. Relations humaines et sauvegarde des animaux se retrouvent finalement intimement liés. L'auteur nous offre une très belle tranche de vie émouvante, menée par une écriture fluide.


  • Les présentations des éditeurs : 25/11/2011

Après avoir passé des années à poursuivre les trafiquants d'animaux exotiques et les braconniers d'espèces en voie de disparition, la jeune agente fédérale Edal Jones, dont la vie est un stress permanent, découvre une communauté qui change alors son ordinaire. Situé entre un large ravin et l'est de la ville de Toronto, l'immense terrain vague qui abrite une casse automobile est un paradis pour les âmes blessées. Guy Howell, son séduisant propriétaire, offre un refuge aux hommes et aux animaux en disgrâce : un faucon affamé, une nichée de ratons laveurs orphelins, un jeune soldat à l'esprit dérangé, une adolescente en fuite et son énorme chien noir. Guy, cet homme rare, doué pour rafistoler les existences en souffrance, aura peut-être une chance de gagner le coeur d'Edal. Mais avant que l'amour puisse s'épanouir, la communauté devra mettre un terme aux violences engendrées par quelques individus malintentionnés.

Alissa York vit à Toronto au Canada. Elle est l'auteur de trois romans et d'un recueil de nouvelles qui ont été récompensés par de nombreux prix littéraires. Son précédent roman, Effigie, a paru aux Éditions Joëlle Losfeld en 2008.



  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 24 novembre 2011

Quel tohu-bohu dans les pages d'Alissa York ! Ça jappe, ça griffe, ça gratte ; ça grogne, ça gémit, ça glapit. C'est que, voyez-vous, nombre de ses personnages sont tout bêtement, si l'on peut dire, des animaux. Et pourquoi pas ? "Si le roman est l'art de se couler dans la peau de l'autre, qu'est-ce qui empêche que cette peau soit celle d'un éléphant ou d'un corbeau ?", demande la romancière qui porte un lézard tatoué sur le biceps gauche...
mpossible de trouver un texte d'Alissa York où la nature ne soit pas présente. Elle est là, incrustée dans la texture de sa prose, la fibre de ses phrases...
Des animaux, Alissa York se débrouille pour en faire surgir partout. "Même dans les villes", lance-t-elle fièrement. Dans Fauna, elle nous dévoile un bestiaire insoupçonné à quelques minutes du centre de Toronto - coyotes, renards, loups, chiens, faucons, cerfs, mouffettes, sans oublier, cher M. Prévert, une ribambelle de ratons laveurs... Mais ce qui est intéressant, c'est que la fonction de ces bêtes n'a rien à voir avec celle qui a longtemps été la leur dans la littérature occidentale - allégorique chez La Fontaine, politique chez Orwell, écologique chez Paasilina, morale chez Kipling... Non. Alissa York cherche autre chose. Elle veut "raconter l'histoire du vivant dans un lieu donné". Reconstituer "un écosystème textuel où les existences, humaine et non humaine, sont inextricablement intriquées. Et où, par des procédés littéraires, on arrive à approcher peu à peu la vérité de chacune".


  • Les courts extraits de livres : 08/11/2011

Le livre de la ville

Lundi

Elle est réveillée par un bruit de griffes - un grattement affairé sur le bois dur, près de son oreille. Obscurité d'avant l'aube, soupçon de lumière faible et chaude venant de la salle de bains et s'infiltrant dans le couloir. Lentement, prudemment, elle tourne la tête. La souris s'immobilise, moustaches frémissantes. A moins d'une longueur de bras de son visage.
Edal souffle un filet d'air régulier et fait de son mieux pour adoucir son regard. La souris ne paraît pas convaincue. Elle ne bouge pas, le flanc collé contre la plinthe, le poil tressautant au rythme de son pouls affolé. Elle se garde bien de l'apaiser par des paroles ; des années d'expérience lui ont appris que peu de sons troublent autant l'ouïe d'un animal sauvage que la voix humaine. Un petit choc, par conséquent, pour elle-même aussi bien que pour la petite bête devant elle, lorsque le son s'échappe de ses lèvres.
«Salut», dit-elle doucement, et la souris fait demi-tour et s'enfuit.

Devant le lavabo, Edal lève la tête et voit son visage dégoulinant dans le miroir de l'armoire à pharmacie. La jonction entre les deux portes dessine un trait le long de son nez, de sa bouche quelconque. Elle sépare ses yeux, grands et marron, déjà un peu trop écartés - un peu bizarres, mais pas déplaisants, peut-être ce qu'il y a de plus remarquable dans un visage qui, elle l'espère, peut être considéré comme en forme de coeur. Ses cheveux bruns et plats tombent sur ses épaules. Elle les couperait volontiers afin de ne plus y penser, mais elle a besoin d'eux pour cacher ses oreilles. Personne ne lui a jamais dit qu'elles étaient trop petites ; elle est parvenue à cette conclusion toute seule. Elle les trouve presque vestigiales, comme des ergots ou le moignon archaïque d'une queue.
Elle attrape une serviette et pense de nouveau à la souris. Ses oreilles sont bien proportionnées, jolis petits pétales repliés sagement sur sa tête, conçus pour se dresser un millier de fois par jour à la moindre alerte. Il doit y avoir un trou derrière le buffet : elle a filé par là et n'a pas reparu. Elle devrait s'en occuper, trouver la brèche et la colmater.
De retour dans sa chambre, elle ouvre la porte en accordéon du placard. Ses vêtements de travail occupent la moitié de l'espace : chemises à manches courtes et à manches longues, trois pantalons cargo, deux pantalons de treillis, une parka, une polaire, le tout d'un paisible vert forêt. Trois semaines à peine se sont écoulées depuis qu'elle est en congé et elle a déjà l'impression que l'uniforme d'agent fédéral de la faune appartient à quelqu'un d'autre. Elle aurait l'impression de commettre une infraction, de se faire passer pour un fonctionnaire de police, si elle enfilait un vêtement.
Elle touche la manche d'une chemise d'été et pose un doigt sur l'écusson. Elle se souvient exactement de ce qu'elle a ressenti la première fois qu'elle a arboré l'insigne bleu et or sur son bras, un mélange de fierté et de soulagement. Et à présent, au bout de cinq ans seulement, la voilà qui vit sur ses jours de congés de maladie, ne sachant pas trop quand elle se sentira assez solide pour reprendre son travail. C'est une chose d'être en arrêt de travail quand on a attrapé un vilain microbe, c'en est une autre quand on a craqué en service, quand on s'est assise par terre et qu'on s'est caché le visage dans les mains. Au moins, les crises de larmes semblent se calmer. L'impression d'étouffer revient encore, mais cela fait plusieurs jours que ses yeux ont cessé de couler comme des robinets. Le réservoir d'eau salée a fini par se tarir.
Elle passe la main sur le devant de la chemise. Dans la poche, un renflement familier. Son carnet, rempli peut-être aux deux tiers, tous les détails pertinents de chaque journée de travail consignés avec soin. Elle le sort et l'ouvre à la dernière note.


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