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.. Chroniques martiales

Couverture du livre Chroniques martiales

Auteur : Henry Plée

Date de saisie : 26/08/2011

Genre : Sports

Editeur : Budo, Noisy-sur-Ecole, France

Collection : Arts martiaux

Prix : 35.00 € / 229.58 F

ISBN : 9782846172905

GENCOD : 9782846172905

Sorti le : 26/08/2011

  • Les présentations des éditeurs : 26/08/2011

Cela fait plus de 30 ans qu'Henry Plée écrit des articles dans la presse et nous fait part de son immense culture dans le domaine martial caractérisée par son approche si peu stéréotypée et, oh combien, lucide du combat et de l'éveil de l'Homme véritable.

Ce livre présente une sélection de ses écrits les plus significatifs, de cette connaissance et cette expérience d'une richesse inestimable puisqu'elles couvrent toute l'histoire des arts martiaux européens et qu'elles témoignent d'un enseignement reçu des plus grands experts. Tout cela fait d'Henry Plée un maître hors du commun.

Cette édition, est une édition spéciale du livre du même titre paru en 2002 présenté dans une reliure cartonnée avec une finition façon cuir, dorée au fer, présentée dans un étui cache-poussière. Tirée à 3000 exemplaires, cette édition est limitée et ne sera pas réimprimée.

Une campagne de publicité dans les journaux spécialisés et des rédactionnels sont déjà au programme.

Un collector à avoir dans vos rayons.

Henry PLÉE, né en 1923, est le plus grand spécialiste contemporain des arts martiaux. Pionnier du karaté européen (10e dan), haut gradé en judo (5e dan), ceinture noire d'aïkido et de kendo, il est aussi le maître le plus haut gradé hors du Japon. Président d'honneur des fédérations de judo et de karaté, Médaillé d'or de la Jeunesse et des Sports, Chevalier de la Légion d'honneur, il est cité dans tous les dictionnaires spécialisés du monde. Il tire sa longue expérience de combattant, d'entraîneur, d'enseignant et de chercheur de sa profonde connaissance à la fois des arts martiaux et de l'Homme.

Il est l'auteur du best-seller des arts martiaux : «L'art ultime et sublime des points vitaux».


  • Les courts extraits de livres : 26/08/2011

Chaque fois qu'un homme meurt, une bibliothèque brûle

Lorsqu'un homme disparaît, disparaissent aussi des connaissances du passé, un témoignage, une expérience, et parfois, un savoir irremplaçable.
Notamment, ce que l'on appelle le «savoir-faire», le «tour de main», qui ne peut se transmettre totalement par écrit.
Dans certains domaines, le désastre peut être irréparable. Une catastrophe qui demandera des siècles pour être réparée, et souvent ne pourra pas l'être. Lorsqu'un maillon d'une chaîne disparaît, la chaîne entière tombe. C'est ainsi que des pans entiers de savoir ont été perdus, et pour ne parler que d'un exemple bien connu, voici deux cent cinquante ans que l'on tente de redécouvrir le savoir-faire de Stradivarius pour ses violons au son unique. Recherches demeurées vaines, en dépit de toute la science moderne. On pourrait donner des milliers d'exemples, notamment en alchimie et dans les arts guerriers mondiaux antérieurs à l'apparition des armes à feu. Il n'en reste presque rien en Occident, et au Japon une trentaine d'arts martiaux ont disparu.
Des écrits, dessins, et maintenant films, enregistrements magnétiques, ne peuvent remplacer l'enseignement dit «traditionnel», c'est-à-dire direct, des anciens aux générations suivantes. Dans cet enseignement, la bonne chose est dite au bon moment, et les erreurs de compréhension ou d'exécution sont rectifiées «humainement» jusqu'à ce que la transmission soit faite. Et tout cela sans bloquer celui qui hérite, afin de lui laisser toute possibilité d'améliorer encore la technique et la transmission.
En fait, c'est là la grande différence entre les sports issus des arts martiaux et les arts martiaux traditionnels.
Les sports martiaux peuvent se redécouvrir, et même n'ont pas besoin d'enseignement, si l'on a le sens du combat rituel et l'agressivité qui convient. Car ils sont basés sur le rituel animal et ce que l'on pourrait appeler «la vitalité du diable», la vitalité de jeunesse, pour plagier l'expression «beauté du diable». On n'affronte qu'un seul adversaire, selon les conventions. Quel que soit le sérieux de l'entraînement, chacun sait qu'il ne risquera pas d'être appelé, d'une heure à l'autre, à risquer sa vie sur un champ de bataille, comme à l'époque antique. Un sport, même dur et viril, est toujours une distraction ; c'est d'ailleurs la signification du mot «sport», qui vient de l'anglais «desport» (amusement). D'où les expressions «jouer au tennis, foot, rugby, basket, golf...» À noter qu'au Japon, on utilise couramment l'expression «jouer au karaté» pour le karaté sportif, de même en Chine, pour le wushu sportif.
Il en est différemment pour les arts martiaux traditionnels, authentiques, de combat guerrier. L'enseignement traditionnel est obligatoire, avec une transmission orale, yeux dans les yeux et corps à corps. Celui qui transmet enseigne ce qu'il a maîtrisé, et non ce qu'il sait sans l'avoir vécu (d'où la différence entre l'entraîneur sportif et les maîtres). C'est alors la transmission traditionnelle des découvertes effectuées durant les siècles, voire les millénaires passés.
Ce n'est pas pour se justifier ou pour obtenir un grade supérieur, parce que l'on exécute quelques katas, plus ou moins bien, plus ou moins déformés, plus ou moins raides et saccadés, parce que l'on évite les moments de vérité (assauts, shiai, compétitions...), que l'on entre dans le karaté traditionnel.


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