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Auteur : Alessandro Piperno
Traducteur : Fanchita Gonzalez-Batlle
Date de saisie : 24/11/2011
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Liana Levi, Paris, France
Collection : Littérature étrangère
Prix : 22.00 € / 144.31 F
ISBN : 978-2-86746-574-1
GENCOD : 9782867465741
Sorti le : 25/08/2011
L'existence de Leo Pontecorvo ne souffre d'aucun accroc. Professeur de médecine reconnu, il exerce dans le service des enfants atteints de cancer. Son action et son dévouement sont reconnus. Sa vie familiale avec sa femme Rachel et ses deux fils baigne dans le bonheur dans le milieu bourgeois et juif romain. Néanmoins, après des vacances avec sa famille et la petite amie de l'un de ses fils âgée de douze ans, il apprend par le journal télévisé lors d'un repas familial que cette gamine l'accuse d'avoir tenté de la séduire voire plus. Honte ou stupéfaction, honte et stupéfaction, il ne réagit pas, ne se défend pas mais se recroqueville sur lui-même, s'isole. Vite jugé, vite condamné, par tous. Il ne sait se battre, a toujours été protégé et n'est absolument pas préparé à cette épreuve. Il revient sur son enfance, sa vie, sur le déroulement de ces vacances, sur la terrible efficience de ce piège qui se referme sur lui, et assiste comme un spectateur à sa descente en enfer d'autant plus que personne ne l'aide et qu'il semble l'accepter. Mise à mort collective d'un homme, l'histoire se répètera-t-elle indéfiniment ? Un récit sombre, une étude psychologique particulièrement noire, miroir de notre société et de notre histoire collective.
Un couple heureux : Leo, professeur de médecine, sa femme Rachel, qui est aux petits soins pour lui, des enfants, tout va bien...
Puis tout bascule.
Leo va s'incliner devant l'ignominie au lieu de se battre. Une fillette, amie de son fils, l'accuse du pire, lui qui se bat tous les jours pour la vie d'enfants malades.
Une lente descente aux enfers, racontée de main de maître par Alessandro Piperno.
Une vie dans laquelle on s'immisce, et qui ne nous lâche plus.
Pourquoi réagit-il de cette façon ?
A vous de me donner votre avis.
«Savoir-vivre et discrétion.» Pour Leo Pontecorvo, brillant professeur de médecine et père de famille respecté issu de la bourgeoisie juive romaine, les excès et les incartades ne font pas partie du programme. Mais un soir il apprend, par le journal télévisé, qu'une gamine de douze ans, petite amie de l'un de ses fils, l'accuse d'avoir tenté de la séduire. Un gouffre s'ouvre sous ses pieds. Rien dans sa vie ne l'a préparé à affronter une situation aussi humiliante. Rien ne l'a préparé à se battre en général. Au lieu de clamer son innocence, Pontecorvo se replie sur lui-même et se remémore comment le piège s'est refermé sur lui, entre l'indispensable et trop raisonnable femme, la fillette mythomane, les clinquants parents de l'accusatrice, l'intraitable magistrat, l'avocat pervers... Si la justice est aveugle, l'injustice l'est aussi.
Dans ce roman magistral, Alessandro Piperno s'est surpassé.
Alessandro Piperno est né en 1972 à Rome où il vit toujours. Passionné de Proust, auquel il a consacré son premier essai, Proust antijuif, il enseigne la littérature française à l'université. En 2005 son premier roman, Avec les pires intentions, suscite une polémique en Italie. Fan de littérature américaine, de pop music et de foot, Alessandro Piperno est aujourd'hui considéré comme l'un des auteurs majeurs de la Péninsule.
«Cher Piperno, je dois l'admettre : avec Persécution tu t'es surpassé.» Vanity Fair
«Son écriture est un serpent qui vous enroule.» Gioia
«Il s'agit là de l'oeuvre la plus importante de ces dernières années.» Liberazione
Ce sujet à la Simenon est traité avec la lucidité d'un Philip Roth. À coups de longues phrases sinueuses, de brusques accélérations, d'humour révolté se construit le portrait d'un bourgeois qui s'imaginait à l'abri du pire...
Piperno traite de la solitude, du judaïsme, de l'imposture. Il fait ça avec des ruses de serpent, grâce à la voix d'un mystérieux narrateur. Cela se passe dans l'Italie des années 1980. Ouf. Ce n'est pas aujourd'hui qu'un personnage important risquerait d'être impliqué dans une sordide affaire de moeurs. Si ?
Dans Persécution, il met en scène, à Rome, un professeur de médecine, Leo Pontecorvo, accusé d'abus sexuel sur une mineure de 12 ans et demi, happé par le gouffre qui s'ouvre soudain sous ses pieds et observateur impitoyable de sa propre déchéance...
Impertinent, facétieux, provocateur, Piperno est surtout un observateur passionné de la réalité, de ses paradoxes et de ses ambiguïtés
Qu'on le veuille ou non, il est difficile de parler de Persécution, nouveau roman d'Alessandro Piperno*, en faisant abstraction d'une actualité récente, rendant sa lecture plus croustillante encore. Sorte de Philip Roth à l'italienne (déjà auteur du très réussi Avec les pires attentions), il brosse - grâce à de nombreux flash-back - une peinture acide de la bourgeoisie juive romaine, de ses paradoxes sociaux ou moraux et d'une certaine radicalisation du judaïsme. Surtout, au-delà de la seule affaire de moeurs et du portrait d'un homme face à la machinerie judiciaire (mention au personnage de l'avocat), Piperno décrit l'implacable méthode de destruction d'un privilégié, tout juste coupable d'exister.
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