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.. Léviathan. Volume 1, La chute

Couverture du livre Léviathan. Volume 1, La chute

Auteur : Lionel Davoust

Date de saisie : 26/11/2011

Genre : Policiers

Editeur : Don Quichotte éditions, Paris, France

Prix : 19.90 € / 130.54 F

ISBN : 9782359490091

GENCOD : 9782359490091

Sorti le : 22/09/2011

  • Le courrier des auteurs : 20/12/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis un auteur doublé d'un biologiste marin. L'océan est ma passion, pour ce qu'il génère de rêve et d'enchantement dans une époque qui me semble tristement en manquer. Je m'intéresse à tout ce qui peut donner du sens dans l'existence et nous donner les armes qui nous permettent d'accomplir nos voeux : philosophie, spiritualités, mais aussi, avant tout, la littérature, dont les récits, bien qu'imaginaires, peuvent profondément nous amener à réfléchir et à progresser. Sinon, je suis quand même un type plutôt rigolo au quotidien, je peux réciter tout le Sacré Graal des Monty Python par coeur (et en version originale).

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le thème central de La Chute - et de la trilogie Léviathan - est le combat pour l'affirmation de soi et la recherche de sa volonté véritable. Dans ce premier volume, cela se fait principalement à travers le voyage, qui amène l'un des deux personnages principaux à se confronter aux ténèbres qui rôdent en lui. Ce qui suscite la crainte chez des personnages très haut placés.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«L'homme de pouvoir relève la tête et entrevoit l'infini.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
«Dream is Collapsing», dans l'excellente bande originale du film Inception par Hans Zimmer.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Une bonne histoire, qui sache surprendre, faire rêver et frémir. Au-delà, peut-être, l'idée que nous disposons de réserves immenses de volonté et de résistance qui nous permettent de triompher des obstacles - et même, si nous sommes assez forts, de devenir nos propres maîtres. Et enfin, l'apéro.


  • Les présentations des éditeurs : 20/12/2011

1984 au large des côtes canadiennes. Surpris par une redoutable tempête, le ferry Queen of Alberta fait naufrage. Parmi les rares rescapés, le petit Michael Petersen, sept ans, a vu ses parents disparaître dans la tourmente.
2011, Los Angeles. Michael, désormais adulte et père d'un petit garçon, nourrit à l'égard de cette mer qui lui a tout pris une fascination mêlée de peur. Devenu chercheur en biologie marine, il se porte volontaire, malgré l'appréhension et la culpabilité d'abandonner les siens, pour une mission dans les glaces de l'Antarctique.
Or, il est loin de se douter que cette expédition suscite l'inquiétude au sein d'une mystérieuse organisation séculaire, le Comité, dont les membres ont développé au fil du temps des pouvoirs supérieurs aux capacités humaines. Un de leurs agents, Masha, est personnellement chargé de veiller à la bonne marche d'une machination que le chercheur risquerait de mettre en péril. Ses directives sont claires : Michael ne doit jamais atteindre l'Antarctique.
Cependant, Masha refuse d'accomplir aveuglément sa mission : elle est bien déterminée à percer le secret qui entoure Michael. Car ce dernier représente pour elle plus qu'une simple cible. D'Amérique en Antarctique, de complots en trahisons, Michael et Masha, alliés qui s'ignorent, courent le risque de jouer contre leur propre camp, tout en s'exposant à la haine de leurs adversaires.

Né en 1978, Lionel Davoust est à l'image de ses protagonistes : il aime suivre les chemins que l'on déclare impraticables. Ingénieur en halieutique de formation, occupant tour à tour des fonctions éditoriales et de traduction, il se consacre à la littérature depuis dix ans.


  • Les courts extraits de livres : 20/12/2011

Obstétrique... Occlusodontie... Occultisme...
La page de l'annuaire défraîchi tourna avec un bruit mou.
Océanographie.
Le soleil d'hiver, qui entrait presque à l'horizontale, couvrait les murs de la chambre d'un rayonnement orangé.
L'homme fit glisser vers lui une fiche vierge et inscrivit, en lettres capitales : «Océanographie : laboratoires».
D'autres feuillets titrés «Aquariums», «Zoos marins» dépassaient de la tranche du volume. Il entreprit de remplir posément le rectangle de papier d'une petite écriture précise, en sautant fréquemment des lignes. Une fois qu'il eut couvert toute la surface, il ne s'interrompit pas mais compléta le verso. La lueur orangée s'intensifiait d'instant en instant. Dans moins de vingt minutes, il faudrait allumer la lampe.
Au milieu de la retranscription d'une adresse, il suspendit sa main.
Voiture.
Dans l'absolu silence du désert des Mojaves, une portière claqua. L'homme posa son bic, repoussa sa chaise, louvoya entre le lit avec son couvre-pieds en peluche défait sur les draps fripés et la petite table ronde jouxtant la porte d'entrée où deux sacs de voyage à roulettes étalaient leurs formes, et s'approcha de la vitre.
Le soleil flottait bas sur l'horizon brun clair, parsemé de cactus et de yuccas semblables à des oursins oubliés sur un fond marin desséché. Une seule route traversait la région à des kilomètres à la ronde, long ruban d'asphalte où claquaient de rares camions au passage des nids-de-poule.
Sur le parking du motel, à côté du pick-up du propriétaire et de sa propre citadine de location, un nouveau véhicule était parqué, une berline sombre aux vitres fumées, qui détonnait dans le décor du motel. L'établissement était semblable à tous ceux de l'Ouest américain avec son étage, sa laverie commune au rez-de-chaussée, ses portes écaillées par le sable qui s'alignaient sous un auvent - une oasis anonyme avec pension complète et piscine privative incluse dans le coût du séjour.
Une femme tourna l'angle du bâtiment de la réception et entreprit de gravir l'escalier extérieur menant aux chambres de l'étage. Très jeune, très mince, avec une chevelure aile-de-corbeau, elle portait une surprenante robe noire volantée d'inspiration victorienne.
Elle disparut de son champ de vision.
Il se retira dans l'ombre, entre porte et fenêtre. Sur la coursive, tout était silencieux, puis trois petits coups gais retentirent derrière le battant. Il l'entrebâilla.
Derrière la chaînette de sécurité, auréolé par le rayonnement rougeâtre du couchant, un maigre visage d'oiseau mangé par des yeux enfantins, toutefois soulignés d'un trait de crayon, était levé vers lui.
«Monsieur Devereaux ? Je vous apporte des informations qui pourraient vous intéresser. Je sais qui vous cherchez.»
L'homme hésita, puis il repoussa le battant, ôta la chaînette et la laissa entrer. Il verrouilla soigneusement à double tour derrière elle.
«Que de précautions, commenta la jeune femme.
- Si vous savez vraiment ce que vous prétendez, vous conviendrez qu'elles n'ont rien de superflu.»
Elle hocha la tête, soucieuse. «Je dirais même qu'elles sont dérisoires», répondit-elle en souriant.


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