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Auteur : Antoine Biet
Préface : Jack Le Roux
Date de saisie : 08/09/2011
Genre : Histoire
Editeur : Valhermeil, Saint-Ouen-l'Aumône, France
Prix : 22.00 € / 144.31 F
ISBN : 978-2-35467-087-0
GENCOD : 9782354670870
Sorti le : 31/07/2011
Jack Le Roux a eu l'excellente idée de transcrire l'ouvrage d'Antoine Biet qui peut être considéré pour la Guyane, à l'égal de l'Iliade ou l'Odyssée pour la Grèce; c'est-à-dire qu'il s'agit d'une oeuvre remarquable dont on parle beaucoup, mais qui finalement est relativement peu lue.
Antoine Biet, en charge du spirituel, et par conséquent de la conversion des «sauvages amérindiens», participe en 1652, à la véritable seconde tentative de colonisation de la Guyane. Cette expédition, forte au départ de 700 hommes se transforme quinze mois plus tard en désastre, puisque seuls 120 survivants parviennent à prendre la fuite vers le Surinam.
Le livre de Biet se distingue des autres livres de l'époque sur le sujet, généralement écrits par des jésuites, en ce sens qu'il ne se contente pas de recenser les conversions d'Amérindiens, mais qu'il évoque les dures conditions de vie des colons, les complots, les trahisons, les exécutions capitales primitives, ainsi que les relations difficiles avec les peuples autochtones.
La dernière partie de ce livre est particulièrement intéressante. Il y relate, les moeurs et coutumes des Galibis, des Palicours et des autres peuples de la Guyane. Il décrit leurs méthodes de chasse et de pêche, leur organisation sociale. Il parle abondamment de leurs cérémonies : désignation des capitaines et des piayes, mariages et enterrements.
Après les succès de ses livres : La Guyane, le bagne, Atlas historique de la Guyane, Les mammifères de Guyane, Jack Le Roux nous entraine, un siècle et demi après Christophe Colomb, à la découverte d'une parcelle du Nouveau Monde qu'on appelle la Guyane.
LES DIFFÉRENTES TENTATIVES DE COLONISATION DE LA GUYANE
De nombreux navigateurs, normands pour la plupart, ont sans doute fréquenté depuis longtemps les côtes de la Guyane et du Brésil, pour négocier avec les tribus amérindiennes.
En 1594 Jacques Riffault et Charles des Vaux passent par l'île de Sao Luis. Riffault retourne presque aussitôt en France, mais des Vaux s'installe et vit de nombreuses années en bonne intelligence avec les indiens Tupinambos.
A son retour il persuade Henri IV d'effectuer une première tentative de colonisation de la Guyane.
Daniel de la Ravardière 1612
Henri IV charge Daniel de la Ravardière, protestant comme lui, associé à René de Montbarrot de prendre possession de la Guyane entre les embouchures des fleuves Amazone et Orénoque.
Il embarque à Cancale le 12 janvier 1604 puis arrive à l'embouchure de l'Oyapock le 9 avril 1604. Il explore la rivière de Cayenne et prend pied dans la ville du même nom. Il y séjourne environ un mois, et quitte cette ville le 18 mai pour retourner à Cancale qu'il aborde le 15 août 1604.
Alors qu'Henri IV a été assassiné, Daniel de la Ravardière, encouragé par le comte de Danville, amiral de France auprès de la régente Marie de Médicis, reprend la mer en mars 1612, à la tête d'une flotte de trois navires, commandée par l'amiral de Razilly. Il est accompagné de 500 colons selon certaines sources, mais plutôt de 300 selon d'autres. Outre quelques gentilshommes, dix capucins et deux astronomes, tous les corps de métier semblent y être représentés. Cinq mois plus tard, cette flottille accoste dans l'île de Maragnan.
De la Ravardière entreprend l'établissement d'une véritable colonie en construisant un village avec ses églises, son couvent et son fort à qui il attribue le nom de Saint Louis, en hommage à Louis XIII, le nouveau roi de France. Trois autres forts sont ensuite construits dans ce village qui deviendra quelques siècles plus tard la grande ville de Sao Luis de Maranhäo.
Les portugais au nombre de 140 ont implanté un fort sur la rive opposée. Ils y sont retranchés avec 80 indiens. Les portugais qui se sentent menacés, appellent 600 soldats en renfort et assiègent le fort Saint Louis le Ier novembre 1614.
Les français alliés à 500 Tupinambos ou 2 000 selon d'autres, décident d'attaquer le 19 novembre 1614, le fort des portugais. Malgré leur supériorité numérique, les français sont défaits et doivent signer un armistice le 27 novembre 1614.
De la Ravardière doit capituler sans combattre le 3 novembre 1615, et évacuer l'île.
En 1624 quelques négociants de Rouen envoient 26 hommes qui s'établissent à l'embouchure du Sinnamary puis 2 ans plus tard à Counamama mais cette tentative reste sans suite.
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