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.. Dire son nom

Couverture du livre Dire son nom

Auteur : Francisco Goldman

Traducteur : Guillemette de Saint-Aubin

Date de saisie : 01/11/2011

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Bourgois, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-267-02206-3

GENCOD : 9782267022063

Sorti le : 25/08/2011

  • Les présentations des éditeurs : 14/10/2011

En 2005, le romancier Francisco Goldman épouse au Mexique la jeune et brillante Aura Estrada, qui se destine elle aussi à devenir écrivain.
Un mois avant leur second anniversaire de mariage, Aura se brise la nuque en faisant du bodysurf sur la côte mexicaine. Francisco, tenu pour responsable de l'accident par la famille d'Aura est rongé par la culpabilité et le chagrin. Il commence à écrire Dire son nom, un roman qui se présente comme la chronique de son amour pour Aura et de cette perte insurmontable. Désireux de garder vivant son souvenir, Francisco rassemble tout ce qui a un rapport avec elle.
De son enfance et ses études à Mexico entourée d'une mère qui lui est dévouée corps et âme, jusqu'à son arrivée à l'Université de Columbia, en passant par leurs premiers moments de couple à New York, ou en voyage au Mexique et en Europe, Francisco Goldman cherche l'essence d'Aura. Il nous fait découvrir l'attachante singularité de leur couple et, ce faisant, il redonne vie à Aura, une jeune femme pleine d'esprit et d'énergie, lumineuse et exubérante.
Avec toute l'empathie qui emplit ce roman, Francisco Goldman a su créer avec humour le portrait vivant d'un amour aussi joyeux et léger qu'il est profond et intense.

«Si l'on pensait connaître quelque chose des brûlures de l'amour, du feu ardent de la perte, lire ce livre c'est se retrouver face à un chalumeau. [...] Dire son nom est violent, drôle, puissant et magnifique.» Annie Proulx
«L'écriture de ce livre est pleine de beauté. [...] Et, Dieu soit loué, il en est ainsi, car seule la beauté pouvait sauver une histoire aussi triste.» Richard Ford
«Dire son nom tient le lecteur en haleine en le faisant voyager de Brooklyn à Mexico, et parvient à rendre l'essence de deux mondes, deux êtres assez chanceux pour tomber amoureux.» Colm Tóibín
«Bien loin de nous écraser par la perte et le désespoir, Goldman a forgé un chef-d'oeuvre rayonnant et transcendant.» Booklist

Francisco Goldman est né en 1954 à Boston. Écrivain et journaliste, il enseigne au Trinity College dans le Connecticut. Il a publié quatre romans, le premier a reçu le Sue Kaufman Prize of American Academy of Arts and Letters et un ouvrage de non-fiction, The Art of Political Murder. Ses textes de fiction sont fréquemment publiés dans le New Yorker, Harper's, The New York Times Magazine, Esquire, The New York Review of Books. En l'honneur de sa femme, Aura Estrada, morte en 2007, il a créé et dirige le Aura Estrada Prize remis tous les deux ans à une femme de moins de 35 ans qui écrit en espagnol et vit aux États-Unis ou au Mexique. Francisco Goldman partage son temps entre Brooklyn, New York et Mexico.



  • La revue de presse Alexandre Fillon - Lire, octobre 2011

Dire son nom explique comment écrire devient une nécessité, quand on veut faire revivre l'être aimé dans un tombeau de papier qu'on n'oubliera pas...
Francisco Goldman mélange ses souvenirs personnels aux écrits de la défunte, qui tenait son journal intime et avait entrepris un roman. "Je n'avais jamais aimé autant que j'ai aimé Aura, même de loin, père, mère, frères et soeurs, ma première femme. Peut-être n'avais-je vraiment aimé personne avant Aura", écrit l'inconsolable dans son mémorable et émouvant récit sur le deuil. Ce Dire son nom, incroyablement vivant et incarné, qui frappe par son intensité, sa force et sa nécessité.


  • La revue de presse André Clavel - L'Express, octobre 2011

Comme si les mots pouvaient avoir raison du deuil, comme si Orphée pouvait libérer Eurydice de ses ténèbres par la magie de la parole. Dénué de tout pathos, ce récit est un exorcisme délicat où l'écriture affronte la mort pour nous faire aimer un être disparu. Non, la voix d'Aura ne s'est pas tout à fait éteinte dans le fracas d'une vague, et Goldman la ressuscite avec une pudeur poignante.


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 12 octobre 2011

Etre Aura, qu'était-ce donc ? C'est pour le savoir que Francisco Goldman a entrepris l'écriture de ce récit - dans lequel s'interpénètrent intimement l'amour et le deuil, le bonheur et la sensation d'irrémédiable perte, jusqu'à rendre indécidable finalement la tonalité dominante du texte...
Francisco Goldman se tient au plus près d'elle, la regarde vivre, reconstituant leur quotidien partagé que la mort d'Aura nimbe, a posteriori, d'un halo enchanté.


  • La revue de presse Raphaëlle Rérolle - Le Monde du 8 septembre 2011

Sa jeune épouse, Aura Estrada, est morte en 2007. La vague qui l'a broyée, sur une plage mexicaine, laissait dans son sillage une série de conditionnels, froids comme des courants d'air : deux mois plus tard, elle aurait eu 30 ans, ils auraient fêté leur second anniversaire de mariage, elle aurait peut-être réussi à faire publier ses textes, dont Goldman utilise des extraits dans son propre livre. Littéralement broyé, lui aussi, Francisco Goldman s'est d'abord vu submerger par les larmes, avant de se mettre à raconter leur histoire. Vient le moment, observe-t-il, où "l'on ne peut plus parler à ses amis". Mais ce n'est pas tout : ce qu'il voulait, c'était tenter de faire vivre sa femme ailleurs que dans sa propre douleur - dans l'esprit d'autres gens, d'inconnus.


  • Les courts extraits de livres : 14/10/2011

Aura est morte le 25 juillet 2007. Je suis revenu au Mexique pour le premier anniversaire parce que je voulais être là où c'est arrivé, sur cette plage de la côte du Pacifique. Maintenant, pour la deuxième fois en un an, je suis retourné à Brooklyn sans elle.

Deux mois avant sa mort, le 24 avril, Aura avait eu trente ans. Nous étions mariés depuis deux ans moins trente-six jours.

La mère et l'oncle d'Aura m'ont accusé d'être responsable de sa mort. Ce n'est pas que je ne me juge pas coupable. Si j'étais Juanita, je sais que j'aurais voulu moi aussi me mettre en prison. Bien que ce ne soit pas pour les raisons qu'elle et son frère ont avancées.

À partir de maintenant, si tu as quelque chose à me dire, fais-le par écrit - c'est ce que Leopoldo, l'oncle d'Aura, m'a déclaré au téléphone quand il m'a appris qu'il était l'avocat de la mère d'Aura dans le procès qu'elle m'intentait. Nous ne nous sommes pas parlé depuis.

Aura

Aura et moi

Aura et sa mère

Sa mère et moi

Un triangle amour-haine, ou, je ne sais pas

Mi amor, est-ce que c'est pour de vrai ?

Où sont les axolotls ?

Chaque fois qu'Aura prenait congé de sa mère, que ce soit à l'aéroport de Mexico ou le soir sur le seuil de l'appartement de cette dernière, ou même quand elles se quittaient après un repas au restaurant, sa mère esquissait le signe de croix sur elle et murmurait une petite prière pour demander à la Vierge de Guadalupe de protéger sa fille.


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