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Date de saisie : 15/09/2011
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : Les Arènes, Paris, France
Prix : 25.00 € / 163.99 F
ISBN : 9782352041559
GENCOD : 9782352041559
Sorti le : 22/09/2011
Au sommaire du dossier du numéro 2, intitulé «Le siècle des femmes», trois histoires emblématiques, des destins de femmes européennes, telles qu'elles sont et non pas telles que les médias les représentent un général :
Au pensionnat de Relaya Kalitva,
dans le sud de la Russie, la photographe Anasatsia Taylor-Lind a saisi les regards de jeunes filles ultra féminines qui ont décidé de servir leur patrie. Dans les creux, se dessine le fossé entre la jeunesse d'Europe de l'Ouest et celle d'Europe de l'Est.
A Katmandou,
capitale du Népal, le photographe Mads Nissen a suivi une... jeune et jolie danoise. Une femme qui aurait pu se contenter de son joli bébé et de sa jolie maison, mais dont la vie a changé le jour où elle a vu dans le journal la photo d'une petite fille sur le point de mourir et qu'elle a décidé de sauver. En prolongement, Judith Perrignon dresse le portrait de cette executive woman au grand coeur.
En Pologne, en Ukraine, en Moldavie,
la photographe Roberta Valerio a partagé les vacances de femmes qui un jour ont fait leurs valises, ont laissé leurs enfants derrière elles, pour aller en Italie gagner de quoi payer des études à leurs filles et à leurs fils.
ET AUSSI :
Les pêcheurs d'Accra
Le regard de Denis Dailleux sur des pêcheurs qui vivent au coeur de la capitale ghanéenne. Denis Dailleux, connu pour ses photos de l'Égypte, explore un nouveau terrain. Chacune de ses images, tournées vers la mer, pourrait être un tableau. Patrick de Saint-Exupéry est allé voir sur place, pour raconter l'autre côté, vers la terre.
Somerset
Venetia Dearden a photographié pendant des années des gens qu'elle aimait, dans la région où elle a grandi, en Angleterre. Des gens qui vivent dans les marges, au bord des routes ou aussi loin que possible de la société de consommation.
La prison de la drogue
Le photographe chinois Lu Nan a passé trois mois dans une prison et un camp de travail en Birmanie. C'est un document unique, jamais vu. Au coeur du Triangle d'or, on y enferme consommateurs et vendeurs de drogue.
Les bals new-yorkais
Le New-York des vanités, par un photographe suédois, Chris Maluszynski, qui s'est introduit dans ce milieu fermé pendant des mois... Il restitue ce monde hors du temps, entre Kubrick et Fellini.
ET ENCORE :
Les deux cousines,
une relation onirique dans la pampa argentine, par Alessandra Sanguinetti, ou comment deux chrysalides deviennent papillon, en passant de l'enfance à l'âge adulte.
La photobiographie de Vladimir Poutine,
avec un portrait de Jan Krauze et des archives russes sur l'ancien dirigeant du FSB.
Le train des funérailles,
un document d'archives remarquable : les photos prises depuis le train funéraire de Robert Kennedy, après son assassinat. Toute l'Amérique de 1968 est au bord des rails, noire ou blanche, ouvrière ou bourgeoise, saisie par l'émotion.
L'album de famille d'Alain Keler,
ou les photos d'un couple vieillissant, qui s'est toujours mal entendu, et qui affronte la solitude, la maladie et la mort, malgré tout soudés l'un à l'autre.
Ce samedi 19 mars, la bataille de Benghazi a commencé. Les bombes tombent, la ville est déserte. Une voiture me prend en stop et me conduit dans la banlieue de Tabalino, où je tombe presque nez à nez avec les chars de Kadhafi ! Surpris, j'ai à peine le temps de me coller contre un mur. Je veux faire une image, mais une rafale me frôle la tête. Tout le monde file dans les rues adjacentes, les plus âgés armés de kalachnikovs, les jeunes avec leurs cocktails Molotov. Je reste avec quelques gosses. L'un a les yeux dans le vide, avec la mort en perspective. Nous sommes coincés à moins de 200 mètres de l'ennemi. Impossible de traverser : les rues perpendiculaires sont arrosées par des tirs d'obus et, quand on tente de regarder, des rafales d'armes automatiques sifflent aussitôt. J'ai à peine le temps d'apercevoir des dizaines de soldats, des pick-up avec mitrailleuses et des blindés. Pas moyen de faire une image. Un obus éclate à 10 mètres. Deux heures passent sans que nous puissions rien faire. Soudain, des cris de victoire éclatent. Les gens courent. Au coin de la rue, un blindé est détruit. La course continue. Nous arrivons sur un pont d'autoroute et sommes accueillis par des rafales de mitrailleuses, puis deux obus de chars.
Les insurgés, pour la plupart des gens du quartier, ripostent comme ils peuvent. Ils poursuivent les chars de Kadhafi à pied. C'est de la folie. Il y a bien quelques armes, mais la plupart des gens sont mains nues. Un homme a un pistolet, un autre le suit qui porte le chargeur. Un jeune court avec un couteau de boucher, un autre avec une grenade, un autre encore porte une bouteille d'eau pour les combattants. Ils sont là parce qu'ils se disent qu'ils n'ont pas d'autre choix. C'est toujours pareil : quand il faut défendre sa famille, sa ville, ses biens, sa liberté, on y met toutes ses forces.
Eric Bouvet
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