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.. Enfance & errance dans la littérature européenne du XIXe siècle

Couverture du livre Enfance & errance dans la littérature européenne du XIXe siècle

Auteur : Isabelle Hervouet-Farrar

Date de saisie : 15/09/2011

Genre : Littérature Etudes et théories

Editeur : Presses universitaires Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, France

Collection : Littératures

Prix : 20.00 €

ISBN : 978-2-84516-504-5

GENCOD : 9782845165045

Sorti le : 04/07/2011

  • Les présentations des éditeurs : 03/12/2011

Figure de la marge, gamin de Paris ou petit vagabond des rues de Londres, l'enfant errant devient paradoxalement un personnage central du roman européen du 19e siècle, tant il synthétise les hésitations et les contradictions d'une société en pleine mutation et sape durablement l'éthique de progrès qui prévaut autour de lui mais ne sait pas l'inclure. Le roman populaire, le théâtre et l'écrit autobiographique reviennent inlassablement vers l'enfant errant, fascinés qu'ils sont par une dialectique ambiguë qui fait alterner errance et intégration, liberté et enfermement, dérive et itinéraire. Quant à la littérature de jeunesse, que l'on voit se développer au cours du siècle, elle offre obstinément en modèle à son lectorat ce petit personnage souvent effronté, toujours à l'écart, comme si l'éducation et la socialisation de l'enfant-lecteur ne pouvaient se passer de l'exemple des tribulations du petit vagabond. C'est donc sur cette figure familière de la littérature du 19e siècle que se penche cet ouvrage, qui examine les multiples facettes de l'errance, qu'elle soit misérable, aventurière, réelle ou fantasmée, quête identitaire ou encore désir d'éprouver la norme, car le propos ici est bien de montrer que le petit personnage fragile traverse le siècle porteur d'un questionnement qui dépasse largement la dimension sociale.


  • Les courts extraits de livres : 03/12/2011

Une zone de non-droit :
Jeanlin, un «avorton», un «insecte» quittant le «terri» pour le «creux»

Claude FOUCART

Les deux termes d'«enfance» et d'«errance» jouent un rôle capital et cela dans un roman qui est consciemment tourné vers l'observation d'une société en train de remettre en cause les principes mêmes de la société industrielle à la fin du dix-neuvième siècle. Un examen de ce genre nécessite une observation attentive des modifications imposées à la société. Dans l'article publié par Le messager de l'Europe en décembre 1875, Zola insiste sur le fait que «l'étude de la vie humaine dans le cadre de la réalité» est devenue primordiale. Encore faut-il ne pas se contenter du discours programmatique, mais bien se demander comment l'écrivain en arrive à donner forme à son intention première qui est de «penser à l'avenir» dans la mesure où il est, de son propre aveu, «difficile d'arrêter une société en marche».
Il s'agit en fait d'une réalité fondamentale. Pour Zola, «le temps marche, les évolutions se produisent» et l'essentiel est, comme il l'affirme dans son discours au banquet de l'Association générale des étudiants le 18 mai 1893, de «marcher vers la lumière». Ce n'est point par hasard que certains sont amenés à mettre en valeur ce que l'écrivain présentait comme un «fleuve», symbole des «forces naturelles» dont on ne peut «remonter» le cours, c'est-à-dire qu'il est impossible de retourner dans le passé. Dans L'Opéra des Rougon-Macquart, Auguste Dezalay met en valeur ce «symbolisme de la marche» qui peut être une «marche héroïque», mais qui peut se transformer rapidement en «errance» et, en fin de compte, en un «tournoiement confus dans l'obsession dans un monde clos». Ainsi résumée, la problématique de Germinal exige une description précise de cet enjeu : «marche» ou «errance».
Dans Germinal, tout commence par le récit de la marche effectuée par Etienne Lantier qui «suivait seul la grande route de Marciennes à Montsou». Il est introduit dans une «société dégradée» et cette «marche» se prolonge dans un paysage fait de ruines et d'espérance. Car «du flanc nourricier jaillissait la vie». Zola n'échappe pas, par son affirmation selon laquelle «la germination allait faire bientôt éclater la terre», à cette «imagination souterraine», «minérale», qui met en valeur «la fécondité des mines», vieux «thème qui se retrouve chez Aristote, Théophraste et Pline», comme le souligne Gaston Bachelard, et qui permet à Zola en quelque sorte d'«aider ceux qui nous suivent à marcher vers la lumière». Etienne Lantier peut ainsi ressentir la poussée de ces «hommes» formant alors «une armée noire, vengeresse qui germait lentement dans les sillons». La fin de Germinal introduit non seulement l'espoir «des récoltes du siècle futur», mais elle réaffirme avec force qu'il existe une verticalité dans la marche qui est bien une «progression conquérante», une sorte de «marche héroïque» qu'Auguste Dezalay compare à «l'élan révolutionnaire de la Marseillaise de Rude».

(...)


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