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Auteur : Giovanni Arpino
Traducteur : Nathalie Bauer
Date de saisie : 02/10/2011
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Belfond, Paris, France
Collection : Littérature étrangère
Prix : 16.50 € / 108.23 F
ISBN : 978-2-7144-5006-7
GENCOD : 9782714450067
Sorti le : 01/09/2011
Carlo Botero vieil instituteur à la retraite vit paisiblement et loin du monde («Il ne comprenait plus le monde, il le savait. Et il savait que le monde ne le comprenait plus») dans son appartement turinois avec son chat Staline. Ce digne félin est sa seule compagnie, sa femme étant décédée et sa fille ayant quitté la maison. Et puis, un jour, en coup de vent, celle-ci passe le voir pour lui conter que son mari avec qui elle en cours de divorce est pressant, la menace continuellement et qu'il doit agir, lui l'Ancêtre, et supprimer Pepito, cette petite frappe sans scrupules. Il est alors loin d'imaginer le bouleversement que sa vie va subir. Dès ses premières recherches, il rencontre Raffaele Cardoso, autre vieux solitaire, ex-campagnard venu de Calabre pour accomplir une vieille et terrible promesse. Ce duo improbable et bancal plonge alors dans les bas-fonds turinois à la rencontre du mal afin de laver deux affronts pour pouvoir prolonger ou reprendre une vie retirée. Mais comment peut-on survivre après une plongée dans le mal absolu ? l'écriture peut-être ?
La redécouverte d'un roman magistral, par l'une des plus grandes signatures de la littérature italienne d'après-guerre. Dans le Turin crépusculaire et décadent des années 1970, un périple bouleversant, fait d'ombre et de lumière, une magnifique réflexion sur le courage de vivre et de mourir.
La vie de Carlo Botero, instituteur à la retraite, s'égrène lentement : tous les matins, ce même réveil solitaire, ces discussions absconses avec Staline, son chat, et la lecture du journal, cette longue-vue braquée sur un monde qu'il ne comprend plus.
Et puis, un jour, comme pour l'arracher à sa torpeur, sa fille Stella dépose un revolver sur sa table.
Chargé de la débarrasser de Pepito, son misérable époux, Botero erre dans les rues sombres de Turin. Jusqu'à ce que son chemin croise celui de Raffaele Cardoso. L'homme vient de Calabre pour réaliser une promesse...
Unis par l'infortune, l'intellectuel turinois et le rustre calabrais vont se confronter, se jauger, s'apprécier et entamer ensemble une danse macabre qui n'est autre qu'un formidable élan de survie...
Né à Pula en 1927 et mort à Turin en 1987, Giovanni Arpino fut romancier, poète, nouvelliste, dramaturge, journaliste, critique littéraire, chroniqueur sportif à La Stampa et auteur de scénarios pour le cinéma. Lauréat des prestigieux prix Strega et Campiello, redécouvert ces dernières années en Italie, il restait méconnu en France, où quatre de ses livres seulement avaient été traduits : Serena (Le Seuil, 1961 et 1988) ; Un délit d'honneur (Le Seuil, 1963) ; L'Ombre des collines (Plon, 1967 ; Autrement, 1998) et Parfum de femme (Philippe Rey, 2005 ; 10/18, 2007), qui a été rendu célèbre par le film éponyme. Après Une âme perdue (2009) - lui aussi adapté au cinéma par Dino Risi en 1977 sous le titre Âmes perdues, avec Catherine Deneuve et Vittorio Gassman - et Le Pas de l'adieu (2010), Mon frère italien, qui a reçu le prix Super Campiello en 1980, est le troisième roman de Giovanni Arpino à paraître aux éditions Belfond.
A travers cet étrange compagnonnage qui prendra l'allure d'une association de malfaiteurs et ne durera que le temps d'accomplir ce que ces deux infortunés estiment être leur devoir, Giovanni Arpino traduit avec une humanité saisissante cette lutte obstinée contre la vieillesse, les regrets et l'anéantissement.
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