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Auteur : Mons Kallentoft
Traducteur : Frédéric Fourreau
Date de saisie : 07/02/2012
Genre : Policiers
Editeur : Serpent à Plumes, Monaco, France
Collection : Serpent noir
Prix : 24.00 € / 157.43 F
ISBN : 9782268071671
GENCOD : 9782268071671
Sorti le : 08/09/2011
Une bombe explose sur la place principale de Linköping (Suède) tuant deux jumelles de 6 ans et blessant grièvement leur maman. Malin Fors et ses collègues de la police locale vont mener l'enquête, ils vont chercher dans toutes les directions s'intéressant aussi bien au terrorisme d'extrême gauche qu'à celui d'extrême droite. Mais bientôt l'attentat est revendiqué par une structure jusque là inconnue. S'agit-il d'un nouveau groupuscule terroriste décidé à semer la terreur en Suède ? Ou bien de personnes qui veulent se faire remarquer ?
Malin va devoir suivre toutes ces pistes et son intuition pour mettre à jour une horrible vérité.
Cette nouvelle enquête de Malin Fors conclue le cycle des saisons de Mons Kallentoft. C'est une véritable réussite. On s'attache aux personnages qu'on va continuer à voir évoluer et on est passionné par les recherches, les tâtonnements qui vont conduire à un dénouement aussi inattendu que terrible !
C'est l'affolement en ville. Une bombe vient d'exploser en plein centre de Linköping, tuant deux fillettes et blessant grièvement leur mère, Hanna Vigerô. Pour les enquêteurs, les pistes sont multiples. Acte terroriste ? Guerre des gangs ? L'investigation piétine. Et si l'attentat visait en fait la famille Vigerö ? Pour Malin Fors, il s'agirait d'une affaire plus personnelle.
Malin aussi a ses problèmes. Elle lutte pour ne pas replonger dans l'alcool, sa mère vient de mourir. Et quand son père rentre de Ténérife le secret que lui cachaient ses parents depuis toutes ces années fait enfin surface.
Mons Kallentoft est né en 1968 en Suède. Journaliste et auteur, il a déjà publié cinq romans qui ont reçu de nombreux prix. Hiver, Été et Automne se sont vendus à plus de 50 000 exemplaires en France et ont été traduits dans 19 pays.
Linköping, lundi 7 mai
ON POURRAIT presque voir son reflet dans le ciel tant son bleu est lumineux.
Il est de la couleur des flammes des fers à souder, se dit la maman en déambulant sur les pavés de la Grand-Place, tassés par les pas des milliers de personnes qui les ont foulés.
Le soleil est bas, ses rayons irradient l'atmosphère comme des javelots, avant de brûler le visage des gens assis sous les immenses parasols déployés aux terrasses de l'hôtel Mörner et du Grand Hôtel. Une chaleur perfide abrite un soleil qui reste froid.
En tournant le regard vers l'agence immobilière, la maman distingue les annonces désespérées qui recouvrent la vitrine. Elle remarque qu'il n'y a personne au distributeur automatique et lève les yeux sur l'horloge située sous le toit.
Dix heures et quart.
Tout autour de la place, ce ne sont que vitrines vides, boutiques et cafés fermés à cause de la crise. Des affichettes de soldes et de liquidations totales semblent implorer les passants, tandis que le pollen flotte dans l'air.
Il y a étonnamment peu de gens dehors, aujourd'hui, se dit-elle. Aucun stand sur la place, aucun paysan pour proposer ses légumes bio, aucun immigré pour tenter de vendre des fruits à la sauvette, aucun brocanteur pour exiger des sommes scandaleusement élevées pour des babioles qui auraient dû atterrir à la décharge depuis bien longtemps.
Le marchand de saucisses, en revanche, est bien là, dans un angle. Accroupi sous son parasol orange, jaune et rouge, il attend les estomacs affamés qui, à l'heure du déjeuner, ne manqueront pas de venir profiter de ses tarifs modérés.
Dix couronnes la saucisse. Le fleuriste est là, également, avec des tulipes roses, jaunes, rouges et orange.
Ses enfants, des jumelles, courent devant elle, vers le distributeur automatique de la SEB, là où elle retire de l'argent avant d'aller faire ses courses. Elles portent la même veste rose, le même jean, les mêmes chaussures de sport ornées de quatre bandes rouges.
Bien qu'elles soient deux, elles vivent, se déplacent et parlent comme une seule. Souvent, les gens sont incapables de les différencier, et ils sont enchantés par la joie de vivre et la beauté que dégagent les fillettes, comme si toute leur existence n'était qu'un hommage au monde et à la vie.
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