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Auteur : Susin Nielsen
Traducteur : Valérie Le Plouhinec
Date de saisie : 05/11/2011
Genre : Jeunesse à partir de 9 ans
Editeur : Hélium, Paris, France
Prix : 13.90 € / 91.18 F
ISBN : 978-2-35851-079-0
GENCOD : 9782358510790
Sorti le : 14/09/2011
Violette a douze ans et vit à Vancouver. Ses parents sont divorcés, elle vit chez sa mère, Ingrid, avec sa petite soeur Rosie. Son père a refait sa vie avec une autre femme (une actrice blonde à gros seins) à Los Angeles, et a fondé une nouvelle famille.
Violette déteste les nouveaux petits amis de sa mère. Celle-ci accumule des relations qui se terminent souvent de manière catastrophique, soit parce que le petit ami en question est déjà marié ou radin, ou qu'il n'aime pas les enfants...
Mais cette fois-ci, elle semble avoir trouvé l'amour avec un certain Dudley Wiener, que Violette se met à détester tout aussi immédiatement.
Son plan, mis au point avec sa meilleur amie Phoebe : convaincre George Clooney d'épouser sa mère !
Violette fait souvent la bravache, assène à son entourage des remarques caustiques (via parfois l'utilisation d'une Boule Magique !), et parfois est amenée à faire les pires bêtises. Mais tout cela sert à cacher l'énorme chagrin que lui a causé la séparation de ses parents, et son amour incommensurable pour sa mère qu'elle cherche à protéger à tout prix.
Alors, Violette réussira-t-elle à rencontrer George Clooney ?
Invitera-t-elle Jean-Paul au bal ?
Je vous laisse découvrir cela dans ce roman léger, touchant et drôle, autant destiné aux adolescents (à partir de 11 - 12 ans) qu'aux adultes !
On passe un très bon (et malheureusement trop court) moment avec Violette !
1) Qui êtes-vous ? !
Une traductrice, c'est-à-dire la personne qui fait tout son possible pour devenir, le temps d'un livre, l'ombre fidèle de l'auteur que vous lisez.
2) Quel est le thème central de ce livre ?
Violette, en peu de temps, devra accepter beaucoup de choses. Le divorce de ses parents lui a fait brusquement comprendre qu'elle n'est pas au centre de l'univers. Peu à peu, elle devra se faire à l'idée qu'elle ne sait pas tout, que l'amour peut prendre des formes multiples, que la vie intime de ses parents n'est pas la sienne, qu'elle aussi a sa vie à vivre... et que c'est très bien comme ça !
3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Beaucoup de phrases sont très drôles, mais hors contexte je choisirais un passage de la fin :
Si je redoute de finir le coeur brisé ? Absolument. (...) Il faut être ouvert aux expériences nouvelles. Il faut prendre ce qui ne va pas avec ce qui va bien. C'est la vie.
4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Une de ces chansons joyeuses que l'on peut brailler à tue-tête avec une bonne copine, une brosse à cheveux en guise de micro.
5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Un bon fou rire en se remémorant les passages les plus drôles des histoires de Violette et Phoebe !
Maman est arrivée avec un DVD et un sac de nourriture thaïe de chez Saswadee, comme tous les vendredis soir. Rosie a étalé une couverture devant la télévision, et j'ai disposé le repas dessus. C'était notre habitude immuable, toutes les semaines, et j'adorais ça. Car voyez-vous, le vendredi soir est la Soirée officielle des Femmes Gustafson. C'est LE soir de la semaine où maman est toujours libre pour rester avec Rosie et moi. Pas de rencards, pas d'invités, pas même Phoebe, Karen ou Amanda. Rien que nous trois. Donc, hier soir, nous étions à une demi-heure du début d'Ocean's Eleven, avec George Clooney, quand le téléphone a sonné. Nous ne sommes pas censées répondre au téléphone pendant la Soirée officielle des Femmes Gustafson.
Mais quand maman a vu le numéro, elle a pourtant décroché...
Violette a une mère qui ne sort qu'avec des losers depuis son divorce. Violette n'en peut plus, mais sa mère a désespérément envie de refaire sa vie et continue à accepter de nouveaux rendez-vous. Ce soir-là, le rendez-vous s'appelle Dudley Wiener, illico surnommé la Saucisse. Il adore les vide-greniers et les blagues nulles, et ne plaît pas DU TOUT à Violette qui décide de prendre les choses en main. Elle va donc écrire à George Clooney pour lui demander un petit service et filer Dudley : si la Saucisse a un cadavre dans son placard, elle le trouvera !
Susin Nielsen, pour la première fois traduite en France, a commencé sa carrière en écrivant un certain nombre d'épisodes de la série télévisée Degrassi Junior High. Elle a ensuite adapté plusieurs épisodes en livres, formant alors le voeu d'écrire un jour des romans pour les adolescents. En 2006, Susin Nielsen a enfin mis son voeu à exécution en écrivant Word Nerd, son premier roman original pour adolescents, publié par Tundra Books au Canada à l'automne 2008. En 2010 a suivi Dear George Clooney, tu veux pas épouser ma mère ? Susin Nielsen vit à Vancouver avec sa famille.
Violette, quant à elle, a trouvé le beau-père idéal : George Clooney. Que faire quand vos parents sont séparés et que votre mère ramène des boysfriends infréquentables : dragueurs compulsifs, alcoolos ou goujats déjà mariés ?...
Un roman hilarant pour rire des difficultés que rencontrent les familles recomposées.
QUE LES CHOSES SOIENT BIEN CLAIRES : je n'ai pas fait exprès d'expédier mes deux demi-soeurs aux urgences.
Voici ce qui s'est passé : Rosie - ma vraie soeur - et moi-même étions à Los Angeles pour fêter le Faux Noël, notre deuxième Noël de l'année. Nous avions déjà célébré le Vrai à Vancouver avec maman. Le Faux avait lieu le 27 décembre avec papa. Je l'appelais ainsi parce que tout, de la date au sapin en passant par les nichons de Jennica, était bidon.
Les cadeaux, par contre, ne l'étaient pas. Ils étaient parfaitement authentiques, et il y en avait des tas. Rosie a eu une poupée qui parle, un déguisement de fée, des jeux vidéo et l'épicerie Playmobil dont elle avait toujours rêvé mais que maman ne pouvait pas lui offrir. Avec des mini-concombres, des mini-pommes, des mini-haricots et des mini-bananes à empiler sur un mini-comptoir, et quatre bonshommes en plastique. Même à moi elle me plaisait, cette épicerie, alors que je vais bientôt avoir treize ans.
Pour ma part, j'ai eu un iPod Touch et deux paires de Converse montantes : la première couverte de roses et de crânes, l'autre en cuir noir. Démentes. Jennica m'a aussi offert une jupe, que je ne porterai jamais puisque je ne me mets jamais en jupe - toujours en jean et en tee-shirt. Elle pourrait s'en être aperçue, depuis le temps... mais l'idée n'est pas encore arrivée jusqu'à son cerveau.
Lola et Lucy aussi ont reçu des tas de cadeaux, même si elles en avaient déjà eu des tonnes pour leur Vrai Noël. Jennica ne voulait pas qu'elles se sentent exclues, vous comprenez.
Je ne vais pas mentir : la partie «déballage des cadeaux» a été super. La partie moins super, en revanche, a été la soi-disant surprise.
Mon père était venu nous chercher à l'aéroport ce matin-là, tout bronzé - limite marron, en fait.
- Les filles, j'ai une surprise pour vous, nous a-t-il annoncé en s'engageant sur l'autoroute.
Pendant un instant de démence passagère et d'optimisme béat, j'ai cru qu'il allait nous confier qu'il quittait Jennica pour revenir à Vancouver.
Mais non : il nous a conduites à Santa Monica, un beau quartier tout au bord de l'océan. Et il s'est garé devant une immense maison moderne au jardin luxuriant.
- Elle vous plaît ? Elle est à nous.
J'ai compris que par «nous», il ne voulait pas vraiment dire «nous».
- Ouaaah ! a soufflé Rosie.
Comme elle n'a que cinq ans, elle ne sait pas cacher sa joie.
- Et l'appartement de Burbank, alors ? j'ai demandé. Papa a haussé les épaules.
- On commençait à s'y sentir à l'étroit, tous les quatre. Et puis nous n'étions que locataires.
La nouvelle maison était splendide. Vaste. La terrasse n'était pas affaissée, les gouttières n'étaient pas cassées, et quelque chose me disait que la toiture n'avait pas besoin d'être refaite.
Rien à voir avec notre maison de Vancouver, donc.
J'étais en train de chercher quelque chose de méchant à dire, quand l'Épouse n°2 est sortie en courant pour nous serrer dans ses bras.
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