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.. Les Dolce. Volume 1, La route des magiciens

Couverture du livre Les Dolce. Volume 1, La route des magiciens

Auteur : Frédéric Petitjean

Date de saisie : 29/11/2011

Genre : Jeunesse à partir de 9 ans

Editeur : Don Quichotte éditions, Paris, France

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-35949-019-0

GENCOD : 9782359490190

Sorti le : 27/10/2011

  • Le courrier des auteurs : 20/12/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis un auteur de 43 ans qui vit entre les États Unis et la France depuis maintenant une vingtaine d'années. Je travaille majoritairement pour le cinéma, mais j'ai décidé d'aller au bout de mon imagination, le roman devenant alors l'espace le plus ouvert pour mon expression. J'ai deux enfants, je suis marié, et j'essaye de vivre loin de l'agitation.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Notre avenir ! Dont l'enjeu se décide maintenant. La famille, la magie, la volonté, l'histoire, l'environnement, la différence et l'être humain dans ses paradoxes en sont les personnages centraux.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«La connaissance est la plus subtile des armes». Elle montre à quel point face à la force et au mal, l'humain doit faire appel à son intelligence, à son instinct, et sa mémoire.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Plutôt qu'une seule musique, je dirais un mélange, même si j'ai beaucoup écris en écoutant «Exogenesis part 1» de muse dans l'album «Resistance». Il y a pour un moi un mélange de symphonie, de pop et de blues. Je rêve d'ailleurs qu'un jour il existe une musique de livre, au même titre que les musiques de film.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Le rêve, l'espoir, et surtout l'incroyable sentiment que tout cela pourrait être vrai...


L'éditrice Stéphanie Chevrier au micro de Jean Morzadec


  • Les présentations des éditeurs : 20/12/2011

New York, 2011. Un groupe de sorciers, dirigeant un trust financier et immobilier qui entend s'approprier les sous-sols de la planète, développe l'idéologie d'un âge d'or à venir pour l'usage exclusif d'une élite. Ce projet impitoyable suppose la mise en servage de l'humanité ordinaire. L'humanité en question, imbue de technologie, de fiction bas-de-gamme et de consommation effrénée, est loin de se douter de la menace qui la guette.
Et que ferait-elle, de toute façon, face aux pouvoirs occultes et financiers accumulés par ses ennemis ?Seuls des êtres très particuliers, dont l'existence remonte à la nuit des temps, seraient en mesure de s'opposer au sombre dessein de la Fondation 18 : ce sont les magiciens. Manque de chance, persécutés par les sorciers des siècles durant, alors même que leur réunion est nécessaire pour déployer un pouvoir égal à celui de leurs ennemis, ils ne sont plus qu'une poignée de par le monde.
Cinq exactement. Une famille : les Dolce. Cette lignée de magiciens, pour échapper à la traque dont elle se sait victime, tente depuis des années de se fondre dans le paysage urbain et vit pour l'heure dans une bicoque décrépite de Brooklyn. Le grand-père est à la retraite, le père et la mère exercent des professions passe-partout et les adolescents vont à l'école. C‘est la fin d'un monde : ne restent, du savoir et de la sagesse séculaires dont la famille était dépositaire, qu'une identité et un roman familiaux problématiques - les enfants préféraient en effet avoir une vie comme les autres -, et des bribes lacunaires, vu que l'aïeul, véritable bible des âges passés, n'a plus toute sa tête.
Ainsi les Dolce vivoteraient-ils encore, à l'abri et inconscients des enjeux planétaires qu'engage leur existence, si la cadette, Léamédia, n'avait fait un caprice le jour de ses onze ans et utilisé ses pouvoirs magiques à mauvais escient. Au terme d'un rituel initiatique accompli par son aïeul, la voici capable de convoquer le flux magique des quatre autres membres de la famille et d'agir à distance sur la matière.
Son premier tour, malheureusement, provoque dans New York un gigantesque happening, immédiatement relayé sur les télévisions et les réseaux sociaux. La famille doit dès lors décamper sans tarder, reprendre la route, l'errance, sans autre but que de se faire oublier et de survivre en se terrant.

Frédéric Petitjean a écrit ses premières pièces de théâtre à l'âge de vingt ans. Après avoir participé à plusieurs festivals d'Avignon, il part s'installer aux États-Unis, où, pendant dix ans, il écrit des longs métrages et des dessins animés au sein des grands studios du pays. De retour en France depuis 2006, il travaille désormais essentiellement pour le cinéma.



  • La revue de presse Delphine Peras - L'Express, novembre 2011

Les Dolce, de Frédéric Petitjean, exploite le thème de la famille de magiciens. Une réussite...
Scénariste pour le cinéma, Frédéric Petitjean prouve qu'il existe bien un après-Harry Potter : avec une écriture expressive et un ton moderne, il crée une atmosphère originale et ménage un suspense aux petits oignons. On attend avec impatience les deux prochains épisodes de cette trilogie.


  • Les courts extraits de livres : 20/12/2011

LA ROUTE DES MAGICIENS

Au centre du hall monumental du Metropolitan Muséum, entièrement dallé de carreaux vénitiens qui illuminaient d'une lueur rosée les somptueux stucs des plafonds, trônait Master Markus, une cloche de plus de six tonnes fondue en 1341 à Venise. Quand Melkandion posa le pied sur le sol rouge, l'énorme vaisseau de bronze émit un bourdonnement presque imperceptible, qui augmenta rapidement. Les deux Dolce n'avaient pas franchi la moitié de la gigantesque salle que l'instrument, comme actionné par une main invisible, se mit à sonner, tout en demeurant parfaitement immobile. Les touristes et étudiants en art crurent à un dispositif audiovisuel ou un effet d'animation, mais les employés de l'institution, surpris, s'agitèrent. La cloche battait sans discontinuer, sur une pulsation cadencée qui comblait l'air et ébranlait chaque visiteur jusqu'aux tréfonds de sa moelle. Melkaridion comprit aussitôt que le fait était inhabituel. Il s'immobilisa et leva les yeux vers Master Markus, connue pour s'adresser à elle.
«Quelque chose ne va pas, grand-père ?» hurla Antonius pour couvrir ce bruit démentiel qui empêchait toute conversation normale.
Mais le vieux magicien restait figé, observant le prodige sans détourner ne serait-ce qu'une seconde son attention.
«Elle devrait être muette», finit-il par dire. Il avait à peine ouvert la bouche, mais Antonius devina ses paroles.
L'intensité sonore augmentait graduellement. La foule des visiteurs dans le hall s'était figée, comme pétrifiée par les ondes vibrantes qui atteignaient un niveau proche de l'intolérable. Des employés, affolés, criaient dans leur talkie-walkie, en vain.
«Elle devrait être muette...» Le vieux Dolce répétait cette phrase de plus en plus vite, comme pour faire monter la colère en lui. Antonius, qui lui tenait le bras, sentit les muscles noueux se crisper d'un seul coup, et Melkaridion hurla : «Elle devrait être muette !» Sa voix se déploya comme un claquement, couvrant même les sons en furie, si bien que des centaines de paires d'yeux, comme délivrées d'un charme, se tournèrent vers Melkaridion.


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