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Ce récit est un voyage au coeur de l'intériorité d'une peintre méconnue du grand public, décédée en 1942, dont l'itinéraire ne manque pas de rappeler le destin tragique de Camille Claudel. Illustré par des portraits de Séraphine, de ses tableaux ainsi que de quelques images tirées du film de Martin Provost réalisé en 2008, ce livre à l'écriture épurée lève le voile sur un personnage riche, à la frontière du mysticisme et de la folie. Il est aussi - et surtout - une méditation sur la création artistique, sa ferveur, l'incompréhension ou la moquerie qu'elle suscite chez les autres. Ce texte qui puise à toute la documentation disponible son contenu, est rendu extrêmement attachant par les réflexions de Séraphine elle-même, dont l'intimité semble se dévoiler sous nos yeux. Lumineux et bouleversant.
Les présentations des éditeurs : 15/10/2011
Voici l'exceptionnelle histoire de Séraphine Louis (1864-1942), décrétée par elle-même peintre «sans rivale», et devenue avec la gloire Séraphine de Senlis.
Cette femme, née à Arsy-sur-Oise dans une famille pauvre, placée très jeune dans plusieurs maisons bourgeoises de la région, travaille chez les soeurs durant vingt ans, avant de céder à 42 ans aux voix de la Vierge l'enjoignant de peindre. Ses tableaux ayant pour inspiration la flore, les vitraux de la cathédrale de Senlis, ainsi que ses rêves et ses extases, ses bizarreries et sa tendance à l'affabulation font vite d'elle une originale.
Soutenue par Wilhelm Uhde, grand collectionneur parisien - le premier à repérer Picasso, Braque et le Douanier Rousseau -, Séraphine va bénéficier d'une grande exposition en 1928 à Paris dédiée aux peintres naïfs et va se bercer de rêves de notoriété. Le jour où Uhde, appauvri par la crise économique, lui retire son soutien, ses repères s'effondrent et, emportée par des élans mystiques, Séraphine va connaître un sort semblable à celui de Camille Claudel. Elle mourra internée et oubliée de tous.
Une magnifique biographie
Marianne
Françoise Cloarec est psychanalyste et peintre, diplômée des Beaux-Arts de Paris. Elle est l'auteur d'une thèse en psychologie intitulé «Séraphine de Senlis, un cas de peinture spontanée». Elle a collaboré avec le réalisateur Martin Provost à l'écriture du scénario de Séraphine et a également publié Storr, Architecte de l'ailleurs aux Éditions Phébus.