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.. L'Algérie en couleurs, 1954-1962 : photographies d'appelés pendant la guerre

Couverture du livre L'Algérie en couleurs, 1954-1962 : photographies d'appelés pendant la guerre

Auteur : Tramor Quemeneur | Slimane Zeghidour

Date de saisie : 15/11/2011

Genre : Histoire

Editeur : Les Arènes, Paris, France

Prix : 29.80 €

ISBN : 9782352041665

GENCOD : 9782352041665

Sorti le : 20/10/2011

  • Le courrier des auteurs : 18/11/2011

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis enseignant et docteur en histoire. J'ai soutenu ma thèse à l'université de Paris 8 en 2007. Ma thèse, qui étudie les oppositions à la guerre d'Algérie, a été dirigée par Benjamin Stora. J'ai d'ailleurs réalisé avec lui le livre-objet «Algérie 1954-1962. Lettres, carnets et récits des Français et des Algériens dans la guerre» paru en 2010 aux éditions des Arènes (prix des lectrices de Elle).

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le présent livre que Slimane Zeghidour et moi-même avons réalisé concerne les photographies en couleurs prises par les appelés du contingent pendant la guerre d'Algérie. Le livre veut montrer l'Algérie telle que les appelés la voyaient dans leurs contacts avec la population. On y voit ainsi des moments de rencontre, la vie quotidienne des Algériens dans les villages et les champs mais aussi, évidemment, la guerre, les opérations militaires et le contrôle des populations civiles.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
C'est moins une phrase que je mettrais en avant qu'une photo ! L'une de toutes celles qui m'ont marqué est un soldat tranquillement assis, les yeux fermés, en haut d'une crête d'un djebel. Derrière lui, on voit toute l'immensité du paysage montagneux, magnifique, si ce n'est une colonne de fumée qui contraste avec le reste. La guerre est là, impromptue, brutale. «La région vient d'être bombardée au napalm», est-il écrit. C'est qu'en effet «la guerre fait partie du paysage».

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Je vais choisir un très grand classique : le Boléro de Ravel, parce que c'est une musique chaude, aux sonorités à la fois orientales et européennes. Et c'est une musique qui est douce et harmonieuse, mais également martiale. Ce livre, c'est un peu cela aussi : la rencontre des Français et des Algériens, des moments de partage dans un cadre guerrier.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La force de la couleur est de plonger le lecteur dans le présent. Les photos auraient très bien pu être prises aujourd'hui, ou peu s'en faut. On a toujours tendance à voir la guerre d'Algérie comme un conflit ancien, passé, en noir et blanc. Ici, on découvre le pays et les paysages tels qu'ils existent encore. On voit des personnes telles que les appelés les découvraient, mais ce mode de vie n'existe plus ! C'est un peu comme si on vivait l'actualité d'il y a cinquante ans.


  • Les présentations des éditeurs : 18/11/2011

ENTRE 1954 ET 1962, EN ALGÉRIE, PRÈS D'UN MILLION ET DEMI D'APPELÉS DU CONTINGENT SE SUCCÈDENT.

ILS ONT JUSTE VINGT ANS.

BEAUCOUP D'ENTRE EUX SONT MUNIS DE PETITS APPAREILS KODACHROME. ILS PRENNENT DES MILLIERS DE PHOTOGRAPHIES EN COULEURS.

LES VOILÀ POUR LA PREMIÈRE FOIS.

350 PHOTOS D'EXCEPTION RECONSTITUENT LES COULEURS PASSÉES DE L'ALGÉRIE.

Ces images ne racontent pas la guerre ; elles révèlent une autre Algérie. Elles parlent des marches sans fin dans la chaleur de la Kabylie, des soldats devenus instituteurs, infirmiers ou policiers... Elles donnent à voir la vie des champs, les villages de pierres et de chaume, les bidonvilles, les plages d'Albert Camus, les écoles du Bled, les montagnes reculées et les déserts dignes de la Croisière jaune. Un album unique, comme une déclaration d'amour à l'Algérie.

Ce livre est le fruit d'une récolte réalisée auprès d'anciens appelés du contingent, sollicités par la FNACA et France Info. Munis de petits appareils kodachrome, ils ont photographié ce pays qu'ils découvraient : la vie des populations, les femmes et les enfants, la beauté des paysages exceptionnels. Mais aussi leur quotidien de soldat, les marches sans fin à travers la montagne kabyle, les opérations militaires, le contrôle exercé sur les populations civiles...

«Je sais les prestiges et le pouvoir sournois de ce pays, la façon insinuante dont il retient ceux qui s'y attardent, dont il les immobilise, les prive d'abord de questions et les endort pour finir dans la vie de tous les jours. La révélation de cette lumière, si éclatante, qu'elle en devient noire et blanche, a d'abord quelque chose de suffocant. On s'y abandonne, on s'y fixe et on s'aperçoit que cette trop longue splendeur ne donne rien à l'âme et qu'elle n'est qu'une jouissance démesurée.»

Albert Camus, L'Été, 1947


  • Les courts extraits de livres : 18/11/2011

Une nuit de bateau suffit pour passer du port de Marseille à celui d'Alger. Le regard qui s'est fermé la veille en voyant s'éloigner Notre-Dame-de-la-Garde s'ouvre à l'aube sur la silhouette de Notre-Dame-d'Afrique, la Vierge noire qui veille sur la Ville Blanche. Spectacle grandiose que ce déluge de pierre, aveuglant de chaux vive, cet amphithéâtre aux allures de glacier de sucre givré flottant entre ciel et mer.
Paysage de carte postale, cela va de soi, mais cependant si familier, presque intime, avec ses rampes érigées entre les quais et la ville, les édifices Second Empire du front de mer et, par-dessus tout, visible de partout, le drapeau bleu blanc rouge claquant au vent du large. Il y flotte un air, un ton même, de Côte d'Azur. N'y voit-on pas déjà sortir du sol disputé des cités HLM avec de la pierre importée... des carrières de Fontvieille en Provence ? Les noms des quartiers en disent tant sur l'esprit de leurs concepteurs, dont l'architecte Fernand Pouillon : Diar el-Saâda-Maison de la félicité, Diar el-Mahçoul-Maison de la promesse exaucée, Climat de France... «Ce spectacle, la Méditerranée vue de la rive opposée, a eu un impact considérable sur ma vision de l'histoire», écrivit Fernand Braudel qui y enseigna entre 1923 et 1934.
Ce n'est donc pas pour rien qu'Alger a pu devenir la deuxième ville de France. Préfecture, université, région militaire, amirauté, et, pardieu !, archevêché, elle est le portail royal, pardon républicain, de l'Afrique, le joyau de la «plus grande France», ainsi que l'on désigne l'empire. Aucun doute, de prime abord, «l'Algérie c'est la France», dixit François Mitterrand, alors ministre de l'Intérieur. Une maxime dont chaque soldat, une fois sur place, sera à son corps défendant appelé à vérifier le bien-fondé.
Découvrir l'autre rive de la France, c'est s'initier au langage du cru. Ici, on n'est pas Français tout court; on use de raccourcis inconnus en métropole : on est donc Européen ou Musulman, avec une majuscule pour l'un et l'autre, en opposant ainsi une notion géographique à une notion religieuse... quitte à écorner la sacro-sainte laïcité de la République. Ce jeu sur les mots escamote une réalité tenace que nul n'ignore, celle qui sépare le «citoyen français» à part entière du «sujet français» à part, celui-ci réduit à une religion, celui-là à une «race». Ainsi, en Algérie française, l'épithète «musulman» s'est-il transformé en statut juridique officiel, que l'individu désigné soit effectivement musulman, voire bigot, ou bien athée, ou même... baptisé catholique.
Sur le terrain, la «ville musulmane», la Casbah, est ceinturée d'un réseau de fils barbelés, jalonnée de barrages militaires, soumise le soir tombé à un couvre-feu, tandis qu'au même moment la «ville européenne» se vide à vue d'oeil de ses «Musulmans». Nul Apartheid pourtant. Alger n'est pas Le Cap. Nul racisme d'État, juste une inégalité fondamentale d'instruction, de revenus, de droits politiques. Et la guerre qui s'insinue à travers les rues, dans les esprits, creusant chaque jour un peu plus le fossé entre les «dix millions de Français sans distinction de race ou de religion», tous enfants de l'Algérie, selon le credo officiel désormais érigé au rang de quasi devise d'État.
D'où un décalage criant entre discours et réalité au quotidien qui met en porte-à-faux l'appelé lequel se voit affecté à veiller l'arme au poing aux confins des secteurs «musulman» et «européen». A filtrer les passages, détecter des suspects, les interpeller... Peu de responsables se l'avouent : l'autre rive est à la dérive et le pays change, le paysage urbain se métamorphose. Il se produit un repli des «colons» sur les villes du littoral. Qui entraîne à sa suite un exode rural massif de fellahs. Alger n'est pas épargnée. En 1954, elle abrite 192 890 Européens et pas moins de 162150 Musulmans, accourus de leur village, le bled, pour vivoter dans 140 bidonvilles totalisant 35 000 habitants. A l'échelle du pays, quatre pieds-noirs sur cinq vivent en ville ; un citadin «arabe» sur quatre en bidonville.
Quitter Alger ou la grande ville, c'est se risquer dans le Bled, l'arrière-pays algérien. L'Européen se fait de plus en plus rare, le colon s'efface devant le soldat, et la ferme cède la place au barrage militaire. Depuis le début des «événements», l'État s'efforce de rattraper la situation, multipliant écoles, dispensaires, chantiers d'ouvrages publics pour absorber tant soit peu les centaines de milliers de paysans mis sur la paille par la mécanisation spectaculaire de l'agriculture. En vingt ans, de 1934 à 1954, le nombre de tracteurs est multiplié par quatre, celui des moissonneuses-batteuses par sept, chacune d'elle remplaçant jusqu'à cent ouvriers agricoles.
Le drame de l'autre rive, de l'Algérie, n'est donc pas la haine raciale ou le règne de la schlague, mais l'inégalité de fait qui saute d'emblée aux yeux des appelés les plus distraits. Bien sûr, les pieds-noirs ne sont pas des magnats repus faisant «suer le burnous» à l'envi, non ce sont des petits fonctionnaires ou des artisans. Il n'empêche : pour chaque Européen il y a neuf Musulmans, dont un sur deux à moins de vingt ans et trois sur quatre vivent dans de petits hameaux perdus, hors de portée des bienfaits de la civilisation. «L'Algérie est grande comme trente-cinq départements français, peuplée comme dix-huit et à peine riche comme trois», s'exclame un observateur.
L'exode rural, la «gourbisation» des villes n'absorbent point le trop-plein de fellahs errants en quête de «casse-croûte». Des dizaines de milliers de Musulmans - un homme sur sept exactement ! - émigrent en métropole où leur installation ne va pas de soi. De fait, dès 1947, une étude démographique promet - déjà ! - «une réelle invasion et une berbérisation de quartiers entiers de Marseille et de Paris». Pour beaucoup d'appelés, si l'Algérie c'est la France, il s'agit alors d'une France bien étrange, étrangère.


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